Votre nouveauté cadeau pour 2013

Un jeune esperant un changement positif dans la ville de Goma au rond pint Signers.

Un jeune esperant un changement positif dans la ville de Goma au rond pint Signers.

L’année 2012 a été une année noire pour la plupart des Congolais, surtout ceux vivant dans l’Est. La chute de Goma entre les mains du mouvement rebelle M23 a bougé le monde et revient dans la rétrospective de beaucoup des medias internationaux. Paradoxalement, 2012 a été pour moi une année historique. Je vous dirais pour quoi avant de parler de la nouveauté de 2013.

Tout d’abord par ce qu’en 2012 j’ai fait des rencontres qui ont tout changé dans ma vie. J’ai réalisé mon rêve le plus fou de devenir un Reporter International et j’ai noué des relations fortes avec des personnes pas ordinaires. Parmi ces personnes, figurent Simon Decreuze, Ziad Maalouf et Cédric Kalonji qui m’accompagnent dans la blogosphère francophone. J’ai aussi fait la connaissance de Gemma Parellada, correspondante de la CNN en Afrique Sub-saharienne. C’était pendant le Salaam Kivu International Film Festival, SKIFF. Elle était venue à Goma pour animer un atelier sur le journalisme radio. J’ai beaucoup appris d’elle. Une autre rencontre historique est celle avec Jens Kiesheyer, à cette époque Senior Editor à la rédaction Afrique de la Radio Netherlands Worldwide, RNW. Celui-ci a permis que je sois leur correspondant à Goma et donc, jouer dans la cours des Reporters Internationaux. Grace à ces rencontres j’ai pu développer d’autres relations comme avec Yohannès Aokoli, un confrère Ghanéen, Anne-Mireille Zouenke, une consœur Camerounaise, Sophie Van leeuwen et Cíntia Taylor de la RNW, Jacques Matand de Slate Afrique, etc…

Je ne peux pas manquer de citer Yole!Africa qui continue à m’assurer un encadrement costaud et une connexion internet permanente pour mon épanouissement. (Ce n’est pas facile la connexion internet en Afrique).

Bon, allons droit au but !

Ça fait un certain temps que j’écris pour mon blog et certains autres sites internet. Je réalise aussi des reportages radios pour des medias tant locaux qu’internationaux. Mais… La nouveauté pour 2013 s’appelle « Du lac au volcan. » Dites-moi de quoi il s’agit ! Avez-vous deviné ?

Un magazine radio hebdomadaire de 20’ que je réaliserais pour mon blog. Sa dénomination ne vient pas seulement du fait que la ville de Goma se trouve DU LAC Kivu AU VOLCAN Nyiragongo. Mais plutôt, du fait que nous voulons emmener les gens de la passivité (comparée au lac qui ne coule pas) vers l’activisme (comparée au volcan qui brule tout le temps). Elle sera diffusée à Goma sur la Radio Télévision Graben, RTGB (91.0 fm) et à Bunia sur la Radio Merveille Bunia (88.8 fm). L’objectif est de donner le pouvoir à l’opinion des gens ordinaires.

Dans ce magazine, je parlerais de la démocratie, des droits de l’homme, des nouvelles technologies, de entrepreneuriat en milieu des jeunes et la vie sociale. Il peut arriver que des volontaires d’autres pays souhaitent contribuer bénévolement au contenu. Leurs propositions seront étudiées puis des orientations suivront pour celles retenues. Des radios qui voudront diffuser le magazine sont libres de le faire après autorisation officielle. Donc, la porte est grandement ouverte pour tous ceux qui croient au changement et veulent y contribuer sans réserve. Je serais particulièrement ravi de recevoir des reportages radios de fond venant de partout.

Peut-être que certains voudraient déjà avoir une idée de comment ça se déroulera. Je préfère vous laisser le découvrir au moment opportun. Mais beaucoup des jingles s’inspirent de ceux de l’Atelier des médias. En vrai, Je n’ai rien plagié, mais je me suis tout simplement inspiré des grands. Eh, je risque de vous filer tous les secrets. Arrêtons-nous par là et rendez-vous en 2013 ! Je rappelle que ceux qui souhaitent participer d’une manière ou d’une autre le fassent savoir en commentaire ici. En attendant, on reste ensemble !

Par Gaïus Kowene

Nord Kivu:Trop d’abus du M23!

Les militaires du M23

Les militaires du M23

Un civil a été abattu la nuit du Vendredi à ce Samedi à Bunyangula, à 2 km de Rutshuru centre, un peu plus au nord de Goma. Le forfait a été commis à 20h, heures locales. Omar Kavota, président et porte parole de la société civile accuse les militaires du M23 d’être à la base de ce meurtre. Il les accuse aussi d’avoir pillé plus de 15 habitations du quartier Kiruhura, non loin de l’hôpital Géneral de Rutshuru centre. Ceci, entre 20h et 22h, heures locales (GMT+2). La liste n’est pas exhaustive. D’autres éléments du mouvement rebelle M23 ont effectué le même pillage systématique aux quartiers Mabungo et Buzito.

La société civile Nord Kivu condamne ces actes inciviques commis à l’encontre des civils innocents non armés. Il appelle le gouvernement Congolais et la communauté internationale à agir le plutôt possible pour mettre fin à ces abus.

Tous les portes-paroles du M23 ont été injoignables pour confirmer ou infirmer ces accusations.

 

Par Gaïus Kowene

Texte non verifié sur les déclarations de Kampala

Les presidents Kagame, Kabila et Museveni en plein sommet de la CIRGL à Kampala.

Les presidents Kagame, Kabila et Museveni en plein sommet de la CIRGL à Kampala.

Depuis un certain temps circule sur un internet un texte non encore vérifie sur les négociations à Kampala entre le M23 et le gouvernement de Kinshasa. Aucune source officielle, aucun membre de la délégation venu de Kampala n’a confirmé ceci. Le nom et l’adresse de celui qui l’a mis en ligne sont en bas. Le contenu n’engage que cet individu.

Voici le texte:

Dans l’intérêt supérieur du pays et cela dans l’ordre d’une communication qui relate l’actualité dans le feu de son effectivité, il est impérieux que les 60.000.000 Congolais sachent que les négociations avec les M-23 ont débouché aux décisions ci-après :

a.. Les 2 Kivu seront totalement contrôlés par le Rwanda avec un semblant de la force Congolaise ;

b.. La douane va disparaître entre les Kivu et Le Rwanda ;

c.. Les minerais et autres ressources de la terre sortiront du Rwanda ;

d.. L’armée Congolaise des deux Kivus sera sélective repartie d’une part entre les Congolais riverains du Kivu et les militaires Rwandais qui composeront le gros du contingent ;

e.. Cette force brassée la énième fois ne sera jamais mutée ailleurs en RDC et va rester une permanence du Kivu pour servir les intérêts limitrophes du Rwanda et de l’Ouganda ;

f.. Le M-23 sera une armée dans l’armée, elle ne sera pas commandée par Kinshasa mais sera payée par Kinshasa ;

g.. Les combattants illégaux du M23 ne seront pas poursuivis pour les massacres qu’ils ont commis et bénéficieront d’une reconnaissance des grades élevés qu’ils revendiquent ;

h.. Les M-23 a la préférence de collaborer avec les militaires rwandais et non congolais, c’est « James Kabarebe » qui demeure l’Officier général de liaison entre le gouvernement congolais, le M-23 et les FARDC,

i.. Toute plainte contre Bosco Ntangada, Laurent Nkundabatware, Sultani Makenga, Jean-Marie Runiga et autres doit être retirée immédiatement .

Ce sont les Officiers congolais d’État-Major des FARDC qui ont fait la fuite de ce document. Il appert que Joseph Kabila a demandé aux Généraux de la RDC de faire des ultimatums sans lendemains comme ceux que nous entendons du Général François Olenga. Toutefois, ce dernier ne ment pas, il va agir contre le gré de son chef, mais il risque d’être abattu par derrière, car la force logistique des FARDC reste entre les mains du Général rwandais du FPR, déserteur des FAZ, en 1998, Bivegete, celui-là même qui a jugé le « Pasteur Kouthino » en le condamnant à dix années de prison ferme.

Ce sont les soldats rwandais et ougandais qui vont composer le gros du soi-disant « Force Neutre ».

PS : Ce texte approuvé n’est pas montré aux Députés, on exhibe des faux documents, vous êtes avertis. J’étais branché au jour le jour dans ce dossier au fil des discussions de Kampala, les Délégués étaient des prisonniers, car les discussions se sont déroulés comme celles du Collège des Commissaires à Lovanium entre septembre 1960 à février 1961.

Djamba Yohé, Ottawa, Canada, via Kasalobi, Hurst Texas, USA

Un tourne vice qui a fait exploser!

Le bureau estudiantin de l’ISTOU brulé par les étudiants de l’ISTA.

Violents affrontements ce matin au campus du lac,à Goma entre étudiants de l’Institut Supérieur des Techniques Appliquées, ISTA, et ceux de l’Institut Supérieur de Tourisme, ISTOU. Comme pomme de discorde, un étudiant de l’ISTOU aurait perdu un tourne vice de son camarade de l’ISTA.

Des témoins rencontrés sur place affirment que la blessure à la nuque reçu par un Brigadier de l’ISTA aurait mis le feu dans l’huile. Celui serait parti réclamer l’achat du tourne vice perdu avant de recevoir un fouet à la nuque de la part d’un étudiant de l’ISTOU. En réplique, les étudiants de l’ISTA ont perturbé les cours de toutes les universités utilisant le campus du lac. Ils ont brulé le bureau du comité estudiantin de l’ISTOU et cassé certains vitres du campus du lac.

Le bâtiment du campus du lac ou fonctionnent 5 universités de la ville de Goma.

Toutes nos tentatives pour atteindre le président des étudiants de l’ISTOUT se sont avérés sans succès. Heureusement, pas de mort d’homme.

Il sied de rappeler que ces genres d’affrontements sont fréquents au campus du lac. Dans les années passées, le ministère de l’enseignement supérieur et universitaire avait menacé de suspendre l’année académique des universités fauteurs de troubles à ce campus.

Des étudiants assistant la scène de loin

Pour le moment, les autres universités fonctionnant dans le même bâtiment sont innocemment  paralysées.

Par Gaïus Kowene

 

Goma : un paradoxe bouleversant !

Goma (DRC) 2008-10 par sic!]ut.at via Flickr, CC.

Ce jeudi 6 décembre, une manifestation était prévue pour saluer le retour des autorités provinciales à Goma, dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC). Le maire de la ville l’a finalement annulé à la dernière minute, alors qu’ine pétition circule en ce moment même pour exiger la démission du gouvernement. Comment différencier les initiatives de la population des manipulations politisées ?

La semaine dernière, une manifestation du même genre était organisée pour « soutenir le M23 ».  Ce dernier nie toute implication dans l’organisation de cette marche et l’attribue à la société civile. Pourtant, pendant le règne du M23 à Goma, le président de la société civile du Nord Kivu n’était pas dans la ville. Les journalistes internationaux présents à Goma avaient été formellement invités par le M23 à couvrir cette marche dite « de soutien ». La veille, des messages étaient diffusés dans des quartiers par un mégaphone, obligeant la population à tout abandonner pour cette marche. La manipulation pure et simple de la population semble évidente.

Samedi dernier, le M23 s’est retiré de la ville après une pression de la CIRGL, une organisation régionale. L’administration légale, l’armée et la police nationale Congolaise sont maintenant de retour à Goma. Un communiqué est actuellement diffusé sur la Radio Télévision Nationale Congolaise, RTNC/Goma, annonçant une journée sans activités ce jeudi. Les entreprises publiques et tous les autres services doivent manifester pour accueillir les autorités provinciales. Interrogé sur sa participation à cette marche, un jeune de Goma lance :

« Ils ont tous fuis quand ça chauffait ici ! Pourquoi manifester pour les accueillir ? Mais je serais là seulement pour la bière des manifestants. »

A part ces communiqués, des sensibilisations au sein des communautés tribalo-ethniques pourraient contribuer à la réussite de cette marche. C’est ce que nous révèle Fiston, étudiant à l’Université de Goma :

« Un ami du Kyaghanda (cadre d’échange de la communauté Yira, Ndlr) m’a dit que les sages de notre communauté seront là. Pour montrer que notre communauté a aussi des jeunes, je me présenterais à cette marche. »

Le paradoxe bouleversant, c’est cette pétition qui circule dans Goma au même moment, initiée par certains partis politiques de l’opposition et d’autres de la majorité présidentielle. Sa visée principale : la démission du Gouverneur de la province du Nord Kivu et son gouvernement. Maître Jean Paul Lumbu Lumbu, l’un des initiateurs de la pétition justifie leur décision :

« Nous avons commencé par évaluer la situation générale de la province. Nous avons constaté que beaucoup des choses ne marchent pas bien. »

Les initiateurs de cette pétition accusent le Gouverneur Julien Kahongya  de leurrer l’assemblée provinciale pour brouiller le contrôle parlementaire. « Il est difficile de contrôler la gestion financière de la province », se plaint maitre Lumbu Lumbu. Au vu des signatures récoltées, les initiateurs de cette pétition disent avoir le soutient du peuple.

Avec autant des manipulations de la jeunesse, la vraie version des jeunes est difficile à élucider. Difficile aussi de différencier une initiaitve de la population d’une manipulation de politiques adulés…