Procédure de divorce entre journaliste et coupage

Dans certains pays du Sud, il est courant de voir des journalistes accepter de l’argent ou cadeaux de leurs sources. En RDC, ça s’appelle « coupage ». C’est l’une des causes de la misère éternelle des chevaliers de plume. Voici comment en finir.

Par Gaïus Kowene

La presse couvrant l'investiture de Bertrand Bisimwa a la tête du M23 a Bunagana, RD Congo

La presse couvrant l’investiture de Bertrand Bisimwa a la tête du M23 a Bunagana, RD Congo (Crédit photo: Gaius Kowene)

En RDC (et un peu partout en Afrique aussi), il est courant de voir des journalistes travailler en clics. Quand je parle des clics je fais allusions aux groupuscules des amis.

C’est comme ça qu’ils s’invitent aussi à couvrir des événements et manifestations.

Le calcul est donc simple : vous ne faites pas partie de mon clic, je ne vous invite pas ! (parce que j’ai des amis influents au pouvoir ou dans le comité organisateur).

Ces clics sont souvent formés sur la base des intérêts. Qui dit intérêts voit aussi l’argent !

Eh oui ! Le coupage ! Cet argent appelé « transport, crédit téléphonique, dernier mot ou communiqué final » que ces journalistes exigent de leurs sources pour diffuser une information.

Des blogueurs comme Feza Umande en ont parlé sur leurs blogs. D’ailleurs, le Documentaire Kinshasa FM en parle aussi.

Et nous qui refusons de la prendre somme vu comme des traîtres. Voilà pourquoi c’est très difficile de se faire inviter à couvrir une manifestation (surtout officielle) par les adeptes de cette pratique, souvent proche des organisateurs.

Certains vont même jusqu’à nier leurs confrères, disant qu’ils ne sont pas journalistes pour prendre le montant qui leur revenait !

Ah, chers amis ! Comment voulez-vous qu’on vous respecte dans des conditions pareilles ?

Quand on devient un « journaliste domestique », c’est normal que même vos maisons de presse ne pensent jamais à votre salaire !

Non pas qu’ils manquent l’argent, mais parce qu’ils savent que vous allez en gagner « suffisamment » sur terrain !

Et alors ? Faut-il encore condamner l’Etat Congolais qui donne des autorisations de fonctionnement à des personnes qui n’ont qu’un émetteur et rien de plus ?

Faut-il condamner ces propriétaires des radios et télévisions qui ont déjà effacé dans leur dictionnaire le mot « salaire » ?

Je ne cesserais de le répéter: c’est de leur faute que beaucoup des journalistes ne sont pas payés correctement !

A mon humble avis, parce que ça ne m’engage que moi, chassez le coupage et il ira loin de vous !

Qu’est-ce que j’attends par la ?

Vous êtes devant un problème. Au lieu d’affronter le problème, vous décidez de vous accommoder. Et finalement ? Vous vivotez à votre manière, mais, le problème ne disparait pas non plus !

Ici, je veux demander à tous les journalistes Congolais d’arrêter de se plaindre sur leurs conditions de travail !

Le principe est simple : Ne demandez pas le salaire à une personne qui ne vous a pas embauché ! A l’occurrence votre source d’information !

Exigez un salaire plutôt à votre maison de presse! Et si elle n’a pas de moyen, vous ne pouvez pas faire un miracle!

Expliquez clairement à votre boss que les conditions de travail ne sont pas réunies et démissionnez !

Mais, attention, restez toujours respectueux ! Apres tout, c’est votre boss ! Evitez aussi d’aller raconter des problèmes internes ou des commérages sur la maison !

« Tu nous demande de démissionner, mais comment nos enfants vont vivre ? » me diront certains.

C’est bien d’y penser, mais, c’est beaucoup mieux de voir loin !

Si vous maitrisez votre travail, vous pouvez travailler en indépendant et gagner votre vie honnêtement.

Vous garderez le respect que les gens ont pour vous et prouverez qu’être journaliste Congolais n’est pas forcément synonyme d’être mendiant.

Mais, tant que vous continuerez à chercher à vous accommoder au problème en acceptant le coupage, vous continuerez à pérenniser cette image du journaliste misérable et encourager les responsables des médias à ne jamais penser au salaire.

Autre chose : ce problème de coupage est aussi un problème de morale. J’ai vu des journalistes bien payés (par rapport aux autres) mais, qui se battaient aussi pour avoir le 5 $ de leur source ! Quelle honte!!!

Donc, ici, les responsables des médias devraient être strictes avec leurs journalistes : quiconque prend le coupage perd son boulot !

Hahhahahaha !!! Cette menace n’a de sens que si ce boulot lui permet de vivre. C’est-à-dire avant de menacer, pensez à leur remettre dans leur droit! Pour être direct: Payez leur salaire!

Et si vous n’en avez pas les moyens, fermez tout simplement votre maison de presse. Investissez votre argent ailleurs !

Il y a tellement des domaines d’interventions qui rapporteront beaucoup plus d’argent sans autant d’embrouille. Après tout, tout le monde n’est pas obligé d’être journaliste ou responsable d’un média pour vivre, hein!

Chassez le coupage et il fuira loin de vous !

 

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Yobloco 2014: Pourquoi voter Tunaweza (Nous pouvons)

Logo Yobloco 2014

Logo Yobloco 2014

Fiston Mahamba, journaliste et blogueur de la ville de Beni, dans l’Est de la RD Congo sollicite vos votes pour espérer figurer parmi les 30 premiers dans le Concours international des blogs Yobloco Award.

C’est la première fois que son blog soit sélectionné dans une compétition internationale.

Je lui ai proposé de vous donner 10 raisons pour soutenir son blog.

Allez, on compte sur vous !

1. Unique dans la région

L’agriculture est la principale activité de la région de Beni où je vis et mon blog est le seul portail citoyen en ligne qui publie des articles relatifs à cette activité dans cette partie du pays.

2. Élargissement de l’impact aux non connectés

Etant donné qu’internet n’est pas à la portée de tous, notre blog a bénéficié des émissions radiophoniques sur trois radios communautaires locales. Ceci nous permet d’approcher les agriculteurs qui, pour la plupart n’utilisent pas internet, et partager avec eux les meilleurs contenus.

3. Plus proche de la réalité des agriculteurs

Le terrain est notre laboratoire : grâce aux clubs d’écoute de ces radios communautaires avec lesquelles nous collaborons, nous recueillons à partir de la base, les problèmes d’ordre économiques, production et du marché auxquels les agriculteurs sont confrontés.

4. Le pont entre experts et paysans

Nous invitons les experts locaux et internationaux (que nous retrouvons grâce aux réseaux sociaux). Ces derniers apportent des solutions aux problèmes énumérés par les agricultures. Ces solutions constituent l’essentiel du contenu de nos émissions et parfois de nos billets.

5. L’innovation en action

Devant la faible intégration des outils des nouvelles technologies dans l’agriculture dans notre région, nous sommes en pleine expérimentation de l’utilisation du téléphone mobile dans la régulation des prix sur le marché de ravitaillements en produits vivriers.C’est un projet de l’ONG « Amis de la nature » auquel nous avons apporté notre connaissance en nouvelle technologie.

Dix agents habitants dix centres de ravitaillement ont été formés sur l’utilisation d’internet sur téléphone mobile. Ces agents se communiquent chaque semaine les prix de tous les produits affichés aux entrées principales de leurs marchés respectifs.

Cela permet un équilibre des prix et permet aux agriculteurs de vendre leurs produits à un prix presque uniforme dans tous les marchés établi de commun avec les acheteurs. Seuls les trajets sont à la base de différence de prix.

6. Partage de connaissance et projets de grande envergure

Ce blog est une sorte de centre de formation : Après avoir appris quelques notions du blogging (auto-formation, tutoriels en ligne, des plateformes comme Atelier des Médias de la RFI, Blogosphère Gomatracienne, DW-Akademie), nous nous sommes lancés dans la formation de nos paires en nouveau média.

Le blog TUNAWEZA a déjà organisé deux formations d’initiation pour blogueurs débutants en ville de Beni et projette de créer un réseau des blogueurs agricoles des Grands-Lacs, avec le soutien de l’association Reporters Solidaires de la France.

7. L’actualité de la province a sa place

Une fenêtre ouverte aux actualités de la région : TUNAWEZA c’est aussi une vitrine de l’actualité de la région du Nord-Kivu. Vue sous un œil du changement, les news sont ici traités sous forme d’articles de fond, des reportages photos, des interviews avec ceux qui font bouger cette région…

8. Une porte pour des contacts importants

Ce blog est pour moi une porte pour les opportunités et m’a ouvert au journalisme international. Des recruteurs ont toujours visité ce blog et en cas d’urgence pour un travail dans ma région, si il n’y a pas moyen d’y dépêcher un reporter, je suis contacté pour réaliser ce travail, donc c’est blog est en quelques sorte une source de revenus pour moi.

9. Outil d’activisme pour les droits humains

Des oubliés sont aujourd’hui sortis au publics : Tout ne se dit pas au micro d’une station radio dans ma région, grâce à ce blog, je développe ma casquette d’activiste pour la liberté d’expression.

Des alertes sur les menaces que subissent les confrères journalistes et défenseurs de droits humains sont publiées via nos pages Facebook, Twitter et autres pour que les organisations intervenants dans ce domaine soient mis au courant de ces violations de la liberté d’expression.

10. Mondoblog, c’est la famille

Votre voix compte : Mondoblog est une plateforme avec une grande visibilité et visant l’émergence de la blogosphère surtout dans des régions reculées comme Beni où je réside.

Ainsi la voix de chaque Mondoblogueur est un pas de mon blog vers ce prix du Yobloco Awards 2014.

Comment voter?

Allez sur la page  http://www.yobloco.info/soumission?filter=individual

1.Sélectionnez le blog TUNAWEZA sur la liste des blogs en compétition (ou sélectionnez  par classement pays, CONGO KINSHASA)  puis  un autre blog de votre choix car on ne peut voter que pour deux blogs en cochant la case « Vote » (en orange); il est impératif de sélectionner deux blogs.

2. Entrez votre adresse e-mail (dans la fenêtre pop-up qui s’affiche)

3. Cliquez sur << Vote! >>

4. Allez dans votre boîte email. Confirmez votre vote en cliquant
sur le lien de confirmation qui sera envoyé à votre adresse e-mail
juste après votre vote (cela peut parfois prendre quelques petites
minutes).
Si vous ne cliquez pas sur le lien de confirmation dans votre
mail, votre vote ne sera pas pris en compte.

Votre clic de confirmation a contribué à l’élévation de la voix pour l’émergence de l’agriculture.

Votre clic a nourri plus d’une personne qui était en train de vouloir mourir de faim.

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– 10 conseils aux blogueurs

– Secrets des Mondoblogueurs‏

10 conseils aux blogueurs

Ces conseils vous permettront de captiver vos lecteurs et devenir un blogueur influent.


Etant l’un des lauréats du concours Mondoblog de Radio France Internationale, j’aimerais partager ces 10 conseils avec tous les nouveaux et les anciens dans le monde du blogging. Ces conseils ne sont qu’une base, mais, c’est à vous de creuser ce monde jusqu’au noyau. N’hésitez pas à partager avec nous vos conseils en commentaire.

1. Connaissez votre public

Souvent, beaucoup de gens veulent créer un blog. C’est bien. Mais, avant, c’est mieux de se poser la question de savoir « pour qui ? » (Étudiants, couples,  femmes enceinte, etc..). Connaitre son public c’est aussi et surtout connaitre leurs besoins. Posez-vous toujours ces questions : qu’est-ce que mes lecteurs savent déjà sur ce sujet ? Qu’est-ce que je sais sur ce sujet ? Qu’ont-ils besoin de savoir sur ce sujet ? Qu’est-ce que mon article apportera de plus ?

2. Captivez vos lecteurs

Vous avez déjà du contenu à mettre dans votre blog. Vous connaissez les besoins de votre public, vous avez ce qu’il faut pour vos lecteurs.

Oui, mais, n’oubliez pas que vous n’êtes pas le seul ! En plus, vos lecteurs n’ont pas forcément le temps pour lire votre article ! Tout le monde est occupé ! Alors, si quelqu’un ouvre votre blog, captivez-le ! Ne le laissez pas partir ! Donnez-lui envie de rester sur votre blog !

Il n’y a pas de formule. Le mieux c’est d’avoir un style décontracté et un contenu de qualité.

Posez-vous la question de savoir : « Pourquoi tel prendra-t-il son temps pour lire mon article ? »

3. Ayez un style simple

Ceci est un point très important ! Beaucoup croient qu’utiliser l’écriture journaliste est bien. Pourtant, les gens en sont fatigués ! Ils peuvent avoir ce style sur les sites d’informations. Et encore sur ton blog ? Mieux vaut partir. Vous avez intérêt à prendre des styles du genre kongossa, David Kpelly, Alimou Sow et pourquoi pas Serge Katembera. Lisez beaucoup ces blogs et inspirez-vous de leurs styles.

4. Ecrivez dès que l’envie se présente

Souvent, on a des idées folles pour des articles. On a envie de partager quelque chose avec ses lecteurs. Le problème, c’est qu’on se dit « Bon, je commence par faire ceci d’abord et j’écrirais après. » Ca, c’est le début de la paraisse ! Un dicton dit « ne remets a demain ce que tu peux faire aujourd’hui. »

Dès que vous ressentez cet envie, prenez votre ordinateur et écrivez. Si vous n’en avez pas, eh bien, prenez un bout de papier et votre stylo, au boulot !

5. Evitez du contenu qui peut pourrir

Tout le monde n’est pas obligé de venir sur votre blog quand Vous le voulez. Et s’il vient deux fois et trouve des informations qu’il a déjà, il ne reviendra plus. Pour qu’ils reviennent, chaque fois qu’il arrive, il doit trouver quelque chose d’intéressant. Pas forcément l’actualité. Faites même des analyses, racontez plutôt des histoires, partagez des réflexions et expériences personnelles, etc…

6. Toilettez votre article

C’est toujours bien de lire et faire relire plusieurs fois votre article avant de le publier. Envoyez-le à des amis, même s’ils ne savent rien du blogging. Ils peuvent être vos lecteurs. Partagez donc votre article en document Word et tenez compte des critiques. N’hésitez pas à apporter des modifications si nécessaires.

7. Titre court aux mots clés

« Le titre doit tout résumer. » voilà une vérité qui n’est pas toujours réalité ! Votre titre doit avoir le moins des mots possibles.

Autre chose important, votre titre doit avoir des mots clés. Un mot clé c’est le mot qu’un internaute va taper dans Google pour avoir une réponse sur votre blog. Veuillez bien au choix de ces mots. Posez-vous la question de savoir : « Qu’est-ce que moi je taperais dans Google pour trouver le contenu de mon article ? » Utilisez aussi des synonymes.

8. Enrichissez votre article

Enrichir son article signifie y ajouter des photos, des sons, des vidéos, des liens, etc… pour enrichir votre article.

Ça aide dans le référencement, mais aussi, pour captiver les lecteurs.

9. Partagez les liens de votre article

Partagez le lien de votre article sur votre Facebook, Twitter ou LinkedIn. Partagez dans le plus des groupes que possibles. Si vous et/ou vos amis avez des des maillings lists, partagez votre avec.

Attention : copier-coller le lien d’un article et publier ne suffit pas. Veuillez toujours mettre une brève description ou une question a la quelle votre article répond.

10. Soyez curieux, osez-tout !

Sur Internet, vous avez tout ce qu’il y a de bon et tout ce qu’il y a de mauvais ! Ne vous retenez pas ! Laissez-vous amener par votre curiosité ! Osez tout ! Ne vous fixez pas de limite ! Allez-y !

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Je slam pour Ghislaine Dupont et Claude Verlon

RFI en deuil

RFI en deuil

Je ne voudrais pas laisser mes larmes couler dans moi!

Ma douleur est énorme et je suis en émoi !

Je les connais de nom et seulement de voix

Je n’ai jamais eu la chance de les voir

Des lâches pions manipulés les ont abattus !

Sabotant toutes ces années qu’ils ont combattu !

Pour moi, Ghislaine Dupont, tu restes vivante !

Je pleure Claude Verlon, j’ai une colère ardente !

Je dois avouer qu’au départ je ne l’ai pas accepté !

Je croyais à un canular, mais excepté

Que ce n’était pas poisson d’avril, donc, le monde a perdu !

Au nom de la religion ? Non ! Cette voie est tordue !

Je n’ai que mon papier et un stylo pour vous venger

Je dirais sur mon blog combien je suis rongé !

J’imagine la peine que ressentent les familles !

J’imagine le vide que ressentent les amis !

Je regrette de n’avoir pas pu vous dire au revoir

Mais vous restez en vie dans ma petite mémoire !

Bravo ! Kery James désillusionne les jeux de la Francophonie 2013

Kery James a interpreté sa chanson Banlieusard aux jeux de la Francophonie à Nice: Victoire de la banlieu, indignation des politiques.

Le rappeur Kery James (Source: Nice matin.com)

Le rappeur Kery James (Source: Nice matin.com)

Samedi soir à Nice, France, s’ouvrait les jeux de la Francophonie en présence des grandes personnalités dont le président Français François Hollande. Les organisateurs ont invité des artistes influents pour colorer la soirée. Mais, le rappeur Français d’origine Haïtienne, Kery James, les désillusionne !

Tout le monde, plus particulièrement les organisateurs, s’attendent à ce que Kery James utilise son talent de Lyriciste Conscient pour les caresser les oreilles. Toujours engagé, Kery James trouve plutôt une tribune efficace pour dire à la France ses vérités.

Sur scène, Kery James interprète la chanson « Banlieusard » ou la phrase « On n’est pas condamné à l’échec » revient souvent. Le président Hollande tout comme sa ministre Yamina Benguigui se retrouvent face à ce que craignaient leurs détracteurs de l’UMP. Kery James applique à la lettre les premières paroles de la chanson qui sont: « Ceux (les Banlieusard) qui ne font pas toujours ce qu’on attend d’eux et ne disent pas toujours ce que l’on veut entendre d’eux ».

Le lyric de la chanson Banlieusard encourage les jeunes à une révolution positive. Des paroles qui gênent comme : « Le système ne m’a rien donné, j’ai du le braver. [……] Mais, l’espoir ne m’a jamais quitté. En attendant des jours meilleurs, j’ai résisté. Je continue encore. Je suis le capitaine dans le bateau de mes efforts. »

Eric Ciotti de l’UMP s’est indigné sur Twitter

Mais, son indignation ne fait pas l’unanimité en France! Une certaine opinion l’accuse de n’avoir pas lu le lyric avant de commenter. Ce texte ne se limite pas qu’ à montrer les failles du Système (qui sont du reste vraies). Il incite les jeunes à se révolter en construisant, pas en détruisant !

Il n’y a pas que Kery James qui a mis à nu les bavures de la France et alliés. Les organisateurs eux même l’ont fait en exposant publiquement leur manque de sérosité. Au départ, la Maison Schengen a rétracté ses griffes en offrant des visas à la première composante de la délégation Congolaise aux jeux de la Francophonie.

Mais, comme le dit un dicton Africain, « Le chien ne peut jamais éternellement cacher sa queue ». Sur 105 demandes de visas, 64 ont été accepté (merci quand même, c’est plus que 50%), mais, 41 refusés. Ces refus de visas sont souvent basés sur des préjugés raciaux non fondé du genre : « Si nous leur donnons le visas, ils vont disparaitre et ne reviendront plus ». Quelle obscénité !

Depuis quand cette maison a-t-elle des devins pour lire la pensée des Africains ?

Pour leur rappeler d’être « Objectif » dans leur travaille, j’ai initié une pétition contre la subjectivité de la Maison Schengen et sa discrimination dans les traitements des demandes de visas. Signez et faites signer #StopSchengen Visa facile pour tous.

Par Gaius Kowene

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Carlos Amevor, ambassadeur du Ghana chez #MondoblogDakar

Carlos Amevor, Mondobloogueur du Ghana

Carlos Amevor, Mondoblogueur du Ghana ( Crédit photo: Mylène Colmar)

Carlos Amevor est un journaliste-blogueur Ghanéen. Il est parmi les 52 Mondoblogueurs ayant suivi la formation #MondoblogDakar. Cette formation en journalisme numérique était organisée en faveur des meilleurs blogueurs francophone issus de la plateforme Mondoblog. Cette interview avec Ziad Maalouf a été diffusée dans l’émission Atelier des Médias Spécial #MondoblogDakar sur les ondes de la Radio France internationale, RFI.

ZiadMaalouf (Z.M):Salut, Carlos Amevor!

Carlos Amevor (C.A):SalutZiad! Salut RFI !

Z.M: Toi tu blogues depuis le Ghana. Tu es le seul représentant de l’Afrique anglophone ici dans la formation #MondoblogDakar. Je dis le seul, parce que même s’il y a des Camerounais ici, leur pays est à la fois francophone et anglophone.

Tu es Ghanéen et Togolais de nationalité. Pourquoi d’abord avoir choisi de bloguer en français, mais pas en anglais. Pourtant tu maitrises les deux langues !

C.A : Tu l’as dit, le Ghana est un pays anglophone. Il nous faut ouvrir les yeux du monde francophone pour savoir réellement ce qui s’y passe. Vous n’êtes pas sans savoir que le monde entier parle du Ghana comme modèle démocratique……

Z.M : C’est le pays qui est le plus cité sur le continent en exemple pour son développement à tous les niveaux.

C.A : …. Et qui sert aujourd’hui de locomotive pour l’Afrique. Mon blog est comme une fenêtre ouvrant les yeux francophones sur le Ghana.

Z.M : Tu veux être un passeur de ce qui se passe au Ghana vers le public francophone qui est rarement bon anglophone. Qu’est-ce que tu aimes raconter sur ce pays dans ton blog ?

C.A : Sur mon blog http://ghana.mondoblog.org , je parle d’abord de la politique ; parce que cette réussite passe d’abord par le politique. Dans un pays où la situation politique est chaotique, rien ne marche. Montrer ce qui se passe chez moi sur le plan politique peut inspirer les autres blogueurs ou politiciens francophones en Afrique.

Z.M : Toi, tu fais partie des nombreux blogueurs qui combinent ce métier avec le journalisme. Quelle relation vois-tu entre ces deux activités ?

C.A : Pour moi, c’est une relation de complémentarité. Dans le monde anglophone, nous mettons l’accent plus sur les faits tels quels. Mais, quand je lis d’autres Mondoblogueurs francophones, je réalise qu’on peut aussi ajouter ses propres commentaires. A mon niveau, je combine ces deux manières pour sortir quelque chose de spécial sur la plateforme Mondoblog.

Z.M : Tu parles du Ghana sur Mondoblog pour faire connaître le pays. Comment tu vis cette aventure depuis ton pays, le Ghana ?

C.A : Je vous avoue que c’est une très grande joie pour moi de voir des gens venus de partout. Etre cultivé, c’est puiser de partout ce qui est intéressant pour en faire un tout.

P.S : Le prochain billet reprendra le passage du Mondoblogueur camerounais Florian Ngimbis dans l’émission Atelier des Méias Spécial Mondoblog Dakar. Florian parlera de son aventure avec un taxi à Dakar, au Sénégal.

RDC: si Goma panique, qui profite?

La presse couvrant l'investiture de Bertrand Bisimwa a la tête du M23 a Bunagana, RD Congo

La presse couvrant l’investiture de Bertrand Bisimwa a la tête du M23 a Bunagana, RD Congo (Credit photo: Gaius Kowene)

« Vous devez immédiatement rentrer chez vous à la maison et rester prudent. La situation n’est pas bonne dans la ville. »

« Nous pouvons entendre des détonations. Il y a la guerre ici ! »

Ce sont la quelques une des phrases que vous pouvez entendre dans la ville de Goma, dans l’Est de la RD Congo. Elles se transmettent rapidement de bouche à oreille, via messageries sms et surtout sur les réseaux sociaux. Qui est a l’origine de cette psychose ? Avec quel intérêt ? Comment éviter de se faire manipuler pour des intérêts égoïstes ?

Depuis plus d’une décennie la province du Nord Kivu est en guerre. Des affrontements opposent différents groupes armés nationaux et étrangers.

Mais cette guerre n’est pas que militaire. Elle est médiatique et surtout psychologique. Des groupes armés en profitent pour dominer le mental des habitants et les faire oublier de résister.

Comment crée-t-on cette panique ?

Ces groupes armés utilisent plusieurs méthodes pour atteindre cet objectif. Je ne vais en citer que trois (3).

La première, celle qui réussit souvent est d’alerter les medias les plus suivis de Goma. Leur sympathisants envoient des messages aux medias et se disent prêt a témoigner de la situation qui prévaut dans leur région. Mais, en réalité, ils ventent ces groupes armés, donnent aux gens l’idée qu’ils sont  hyper forts, lourdement armés, bref, invincible !

Malheureusement, il y a de ces journalistes qui se précipitent pour diffuser des scoops, sans prendre le temps de traiter comme il se doit l’information. C’est un témoignage de la base, oui, mais qui est derrière ? Avec quel intérêt ? En journalisme, aucune information ne doit être prise pour argent comptant ! Même si elle vient des « bouches autorisés ». Quand le journaliste ne fait plus son travail de traitement sérieux de l’information, les belligérants savent le manipuler pour qu’il leur serve de haut parleur. Ainsi, il les aide (consciemment ou pas) à atteindre leur objectif : Dominer d’abord l’esprit des habitants et leur corps ne fera que se soumettre.

La deuxième méthode utilisée pour créer cette psychose, c’est de se fabriquer des mythes et les diffuser par la voie des réseaux sociaux et le bouche à oreille. Tel officier à échapper a une tentative d’assassinat, Tel General est mortellement blessé (après on le voit en bonne santé), Tel groupe projette d’attaquer tel jour, autant des membres de telle milice se sont déjà infiltrés a un tel endroit, etc…

Parfois c’est vrai. Mais, souvent c’est une façon de créer le débat en ayant déjà corrompu la façon de raisonner de la population. Du coup, elle panique et donc, se prépare à se soumettre à une nouvelle « autorité ».

La troisième méthode est de créer une incompréhension qu’on fera semblant de maitriser après. Cette technique marche toujours. Les journalistes qui font du News y sursautent : appels téléphonique, déplacements pour interview, etc….

Pendant ce temps, la population croit qu’il y a une Vrai incompréhension vu qu’il y a mort d’hommes. Oui, il y a mort d’hommes ; mais lesquels ? Des gens dont on a plus besoin, des gens d’une ethnie dont on veut se débarrasser, des gens « inutile » pour eux. Qu’ils meurent ou pas, ca n’affectera en rien le groupe armé. Au contraire, ca déplace des populations, ce qui oblige les humanitaires a intervenir et donc, a parler du groupe Rebel aux plus hauts niveaux.

Des mains noires bien connus sont derrière cette psychose qui règne dans la ville de Goma. Ils le font pour leur intérêt bien connu.

Se permettre d’amplifier cette panique, c’est accepter de servir d’idiot utile a ces personnes bien connus.

Par Gaïus Kowene

Liebster Blog Award 2013: Ma première nomination!

Je viens d’etre nominé par ma collegue Nora Noviekou au Liebster Blog Award 2013.

LiebsterBlogAward

Le Liebster Blog Award est une occasion pour des blogueurs de nominer ceux dont ils reconnaissent la bravoure. La particularité c’est qu’il n’y a pas de jury. Vous êtes votre propre Jury. Liebster signifie « le plus aimé ». Liebster Blog Award signifie donc  «Prix du Blog Aimé ». Sur internet, je n’ai pas pu trouver son historique ni un lien officiel.

Pour participer, la première règle est d’écrire 11 faits sur soi ou sur son blog. Ensuite, vous répondez aux questions vous transmises par celui qui vous a nominé. A votre tour, nominez 11 personnes et composez 11 questions de votre choix pour ces heureux lauréats. Informez ces personnes que vous venez de les nominer en postant un commentaire et le lien de votre article sur leurs blogs.

Attention, ne nominez pas celui qui vous a nominé.

Maintenant que vous savez quelque chose sur ce Liebster Blog Award, on y va !

Tout d’abord, 11 faits sur moi. C’est en quelque sorte ma biographie.

  1. Je m’appelle Gaïus Vagheni Kowene, jeune journaliste et blogueur indépendant vivant à Goma, en RD Congo.
  2. Je viens d’une famille pauvre, sans référence. Voilà pourquoi je me suis toujours battu pour réussir dans tout ce que je fais pour être cette référence. Que mes proches soient fiers de l’être et que tous ceux qui me côtoient s’en réjouissent.
  3. Je suis accro à l’internet et à la radio. C’est pourquoi j’ai rejoint la Web émission participative L’Atelier des Médias.
  4. Je suis Témoins de Jéhovah et fait tout pour le rester. Toujours positif, je vois mes problèmes comme des sources de solution à mes vrais problèmes.
  5. J’ai du talent dans différents domaines dont le cinéma (réalisation), la musique (guitare, piano et slam).
  6. J’aime apprendre tout ce que je peux et toquer sans peur à toutes les portes. Ou ça tient, j’entre.
  7. J’ai toujours considéré les relations comme étant hyper important. Souvent, je travaille bénévolement pour des causes nobles.
  8. Je me considère comme étant le rêve Africain et me mets dans l’obligation de l’honorer.
  9. J’aime le multiculturalisme et l’échange d’expérience.
  10. Je m’oppose farouchement à toute personne qui veut me faire reculer.
  11. Je reste ouvert à toute proposition, suggestion, remarques.

Ensuite, mes reponses aux questions de celle qui m’a nominée.

1-      Quel est le nom de votre blog et quel est votre message phare que vous passez?

Mon blog s’appelle Amka Afrika en Kiswahili, une langue parlée en Afrique de l’Est. Amka signifie Réveille-toi en Français ou Wake up en Anglais. Mon slogan est pour l’émergence et la prospérité de l’Afrique. Etant un artiviste (Artiste + Activiste), je lance des messages qui peuvent pousser les Africains à une révolution positive. C’est-à-dire voire leurs problèmes en face, mais surtout ne pas ignorer ses potentialités latentes. Je blogue sur les droits de l’homme, les questions de genre, démocratie, bonne gouvernance, des faits sociaux et des réflexions personnelles.

2-      Quelle est votre couleur préférée et pourquoi?

J’ai 3 couleurs préférés : Le bleu, le blanc et le noire. Dans tout mon habillement, vous trouverez au moins une de ces couleurs. Pourquoi? Parce qu’elles me rendent différents. Avec ces couleurs, je me sens moi.

3-      Quelle est votre chiffre préféré?

Mon chiffre préféré est 9. Parce que c’est au mois de Septembre que j’ai atteint mon rêve le plus fou : devenir un journaliste international. C’est pendant ce mois que j’ai pour la première fois écrit et fait des reportages pour la rédaction Afrique de la Radio Netherlands Worldwide.

4-      Quel est votre vœu le plus cher?

Mon vœux le plus cher est d’être capable d’aider le plus des gens possibles à atteindre leur rêves. Il suffit d’y croire dur comme fer, de travailler sérieusement pour y arriver et de rester patient.

5-      Quel est votre côté négatif et sur lequel vous pensez que vous devez travailler?

Mon côté négatif sur lequel je dois travailler est le fait de toujours me considérer comme un guerrier à tout moment. Cet état est à l’origine de mon manque de confiance envers tout le monde, même mes parents y compris. Je planifie tout avec un plan B, C et D. Je soupçonne tout le monde d’être un potentiel danger pour ma percée et je reste donc sur mes gardes à tout moment.

6-      Quel est votre côté positif que vous pensez que les gens apprécient ou que vous même vous appréciez?

C’est ma pensée positive. J’ai toujours été positif, souriant, même devant des situations calamiteuses. J’ai toujours été convaincu que je peux atteindre mes objectifs, quelque soient les obstacles que je considère comme source de solution. Je crois en moi et en mon avenir.

7-      Qui pourriez-vous considérez comme votre grand mentor dans votre développement personnel?

C’est le Français, Comorien d’origine, Soprano. Dans toutes ses chansons, il a toujours montré qu’il est venu de zéro, a traversé vents et tempêtes et est aujourd’hui grand. J’y ai cru et je suis en voie d’être aussi grand, alors que venu de nulle part. Voici son remix de la chanson Moi président de la république en featuring avec François Hollande

8-      S’il vous ait donné de changer une chose dans votre existence, laquelle changeriez-vous?

Je ne changerais rien. Je suis très content de tout ce que je suis et de tout ce que j’ai, même mon point négatif. Car il m’aide à surprendre tous ceux qui sont mal intentionnés.

9-      Quelle est votre citation préférée?

Ma citation préférée est de Martin Luther King “I have a Dream”. Ça me donne envie de répondre “I am the Dream.”

10-  Si vous devriez vous représenter par un symbole dans cette vie, par quoi vous vous représenteriez et pourquoi?

Je me serais représenté par une toile d’araignée pour montrer que je suis ouvert.

11-  Que pensez-vous de la jeunesse et le panafricanisme?

C’est parmi les causes que je défends. La jeunesse est une force qui s’ignore ou se néglige tout simplement. Les autres savent que si les Africains arrivent à s’unir, ils contrôleront tout et même leur métropole. Voilà pourquoi ils bloquent le Panafricanisme, faisant croire que c’est une illusion. Faux, ne tombez sous leur propagande. Nous pouvons y arriver ! Yes, we can !

liebsterawardPour mes nominations, il n’y a aucun Mondoblogueur. Je sais que cette famille dont je fais partie me comprendra. J’admire le courage de ces bloguers et souhaite vivement qu’ils élargissent leur audience. Contrairement à la quasi-totalité des Mondoblogueurs qui ont déjà une audience assurée. Je nomine :

Le blog Ituri News de Joel Bin Maraeki

Le blog Actu du Kivu de Charly Kasereka

Le blog de Chantal Faida

Le blog Kwetu Sport de Christian Kamalebo

Le blog Kivu arts de Methode Kitunda

Le blog Ambiance Congo de Jacques Matand

Le blog Kivu News de Fiston Mahamba

Le blog de Yves Zihindula

Le blog de Saskia Houttuin

Le blog Picha na Mazungumuzo de  Alain Wandimoyi

Le blog Au bercail de Eugide Lalée Mbunda

Vous êtes parmi les nominés? Merci de répondre à ces questions et de poster les réponses sur votre blog. A votre tour, nominez 11 personnes et posez 11 questions.

  1. Comment avez-vous commencé à bloguer?
  2. A votre avis, quel est le rôle des radios locales dans l’éducation des communautés sur les nouveaux médias dont le blogging que vous faites?
  3. En  quoi votre blog est-il utile aux internautes?
  4. Qu’est-ce que votre blog apporte de nouveau sur le web?
  5. Quelles sont les astuces que vous utilisez pour réussir à bloguer?
  6. Quelle contribution pensez-vous que les compagnies téléphoniques en Afrique peuvent apporter pour soutenir le monde du blogging?
  7. Quelles sont les sujets qui vous intéressent le plus sur internet?
  8. Qu’est-ce qui vous déplait le plus dans un article sur internet ?
  9. Quelles outils (sites web ou applications) utilisez-vous le plus pour rendre un service impeccable aux internautes?
  10. Comment pensez-vous gagner de l’argent grâce à votre blog?

11. Quelles sont vos rêves en bloguant?

Tout ce que vous avez à faire c’est de répondre à ces questions et poster les réponses sur votre blog. Ensuite, nominez 11 personnes de votre choix et posez les 11 questions.

Bonne chance !

Secrets des Mondoblogueurs‏

Des mondoblogueurs en visite sur l'il de Gorée, au Sengal, Dimanche 07 Avril 2013. (Cc Alimou Sow)

Des mondoblogueurs en visite sur l’île de Gorée, au Senégal, Dimanche 7 Avril 2013 (Crédit photo : Alimou Sow)

L’art de bloguer peut s’apprendre à l’école de la vie et voici comment.

Par Gaïus Kowene, à Dakar

Plus de 60 000 visiteurs uniques surfent sur Mondoblog par mois depuis presque trois ans. Des blogueurs francophones pas extra alimentent régulièrement cette plateforme. Quels sont leurs secrets de réussite? Cinq d’entre eux nous en parlent dans ce billet.

 

Origine des idées

Nous commençons par la conception même. Comment touvent-ils des idées pour rédiger?

Il y en a qui les trouve de manière hasardeuse. C’est le cas de la Camerounaise Salma Amadore et du Congolais vivant au Brésil, Serge Katembera.

D’autres, par contre, creusent partout. « Pour trouver des idées, je pars des idées reçu, explique Limoune. Ensuite je rencontre des personnes stéréotypées. Parfois, je raconte mon expérience personnelle. » L’actualité sur internet et un esprit critique inspirent la Caribéenne Mylène Colmar.

Maintenant que l’idée est là, il faut commencer à rédiger son billet. « Ici, c’est la frénésie, » confie Serge. Salma tire de sa tête des phrases « piquantes » pour susciter le débat. Attention ! Elle a, toutefois, peur d’être inondée par des questions des lecteurs.
Mais comment arrivent-ils à capter l’attention des lecteurs?

L’humour est une arme

« Je ne pense pas qu’il y ait des potions magiques, » dit Limoune. Mais René Jackson, lui, a trouvé une astuce : « L’humour est l’arme principale de mes billets. » Ça relaxe un tout petit peu le lecteur et lui donne envie de revenir prochainement.
Et pour fidéliser ses lecteurs, la qualité du contenu reste la règle mère. Mylène Colmar fait encore plus. Elle nous l’explique : « Chaque fois que je publie un nouveau billet, je le leur dis sur des médias sociaux comme Facebook et Twitter ».
Elle s’efforce de répondre à chaque commentaire pour que ses lecteurs sachent qu’elle les lis.

La Radio Télévision Sénégalaise parle de Mondoblog au début de la fomation à Dakar, Sénégal, à partir du 06 Avril 2013 (Cc Basil Nianeful, RTS1)

Secrets aux futurs mondoblogueurs

Pour finir, nous leur avons demandé des « secrets » à livrer aux futurs mondoblogueurs.
« Écrivez quand vous avez envie et soyez claire, » conseille Salma.
Limoune met l’accent sur un autre point important : « n’écrivez pas ce que la presse a déjà dit ou comme elle l’a dit. Donnez la parole au citoyen sans discrimination. C’est la force de votre blog. »
Jackson, lui, résume son « secret » en 3 mots : passion, curiosité et conviction. Serge conseille de lire les blogs des professionnels et essayer de les imiter.
Les Mondoblogueurs ont encore beaucoup de leurs secrets à partager avec vous. Il y en a qui le feront dans des billets à venir.

Restez branché !

BOBs 2013 : Alimou Sow « croit en sa victoire »

Le blogueur Alimou Sow

Le blogueur Alimou Sow

Le Mondoblogueur guinéen est en finale des Best of Blogs 2013 et compte sur votre vote dès maintenant !

Par Gaius Kowene et Mamady Keita, à Dakar

Jeune Guinéen âgé de 32 ans, Alimou Sow  est diplômé en Administration générale. Mais sa passion pour la communication et le journalisme l’emporte sur tout le reste. Il est blogueur indépendant et collaborateur des grands medias internationaux en Guinée Conakry (Canal +, Jeune Afrique, etc.). Cette année, Alimou Sow figure parmi les finalistes du Concours Best of Blogs, organisé par la radio allemande Deutsche Welle. Les premières statistiques font penser que son blog Ma Guinée Plurielle remportera le prix « Meilleur blog Français » en 2013.

Par ce blog, Alimou Sow raconte des aventures personnelles, les réalités de la société en Guinée et la culture guinéenne. Ceci permet au monde d’avoir une vue globale de la vie en Guinée dont les médias ne parlent que finalement très peu.

Surpris d’être finaliste

« Je ne sais pas qui a inscrit mon blog à ce concours, s’exclame-t-il. Je pense fort que ça doit être l’un de mes lecteurs ». Convaincu par le talent et le savoir-faire du jeune Guinéen, le jury international du concours a sélectionné son blog, le 3 avril dernier, parmi les finalistes de cette édition de BOBs 2013. Une surprise pour lui : « Un ami avait repéré que j’étais finaliste et a publié le lien sur Facebook. C’est comme ça que j’ai su que j’étais finaliste. J’étais à la fois surpris et content. »

Victoire à l’horizon

De plus en plus d’internautes le soutiennent et votent pour son blog Ma Guinée Plurielle dans la catégorie du Meilleur blog Français. 72 heures après le lancement du vote le 3 Avril dernier, il était à la 5ème place sur la liste des 10 finalistes. Le 9 avril en fin de matinée, il était en tête du classement avec 30 % des suffrages exprimés. Le deuxième après lui n’en a que 22. « Je crois en ma victoire, affirme-t-il avec assurance. Cela sera une fierté de sortir de ce petit trou et susciter de l’espoir dans la jeunesse. » En remportant ce concours, Alimou succéderait en plus à un autre Mondoblogueur, le camerounais Florian Ngimbis, sacré l’année dernière.

Le message d’Alimou Sow à tous les internautes, c’est de solliciter le maximum des votes possibles pour reconnaître son dur travail.

Comment voter

Pour voter le blog Ma Guinée Plurielle de Alimou Sow, rendez-vous sur la page d’accueil du concours BOBs. Cliquez sur l’icone de Facebook ou Twitter et connectez-vous.

Sélectionnez la catégorie Meilleur blog Français et choisissez dans la case en bas Ma Guinée Plurielle. Cliquez sur « voter maintenant » et partagez votre choix sur Facebook ou Twitter. Encouragez vos amis à faire de même et à diffuser cette information au maximum possible. Particularité de ce concours : il est possible de voter tous les jours, jusqu’au 7 mai 2013.