4 pre-requis pour combattre la corruption

Dans ce billet de blog, je partage avec vous les 4 choses qui ont attiré mon attention en parlant corruption pendant le Forum de la société civile organisé à Abidjan par la BAD.

Par Gaïus Kowene

Crédit photo: Gaïus Kowene

Crédit photo: Gaïus Kowene

Le 28 Mai dernier, j’ai pris part au Forum de la société civile Africaine à Abidjan. C’était en marge des assemblées annuelles de la Banque Africaine de Développement.

Dans ce billet, je vais donc partager avec vous 4 choses importantes qu’il faut absolument savoir sur la corruption pour bien la combattre. Bien sûr, j’y ai ajouté un peu de ma réflexion personnelle aussi (juste un peu).

Comme toujours, ceci n’est pas la parole d’évangile. Sentez-vous libre de dire ce que vous en pensez de façon constructive ici en commentaires.

1. La perception de la corruption est aussi importante que la corruption elle-même

Certaines personnes pensent que la corruption fait partie intégrante de la culture Africaine et que ce n’est pas si grave. « Nous avons toujours vécu ainsi et ça nous va » disent certains. « C’est la règle. Ça marche comme ça ici » diront d’autres.

Donc, avant même que la corruption ne soit là, notre perception d’elle détermine ce que sera notre attitude quand elle sera là. Si vous voulez lutter contre la corruption, c’est mieux de commencer par changer la perception que les gens ont de la corruption. Qu’ils arrêtent de la considérer comme un mode de vie ou comme une sorte d’identité culturelle ou de particularité de leur région.

2. Au-delà des chiffres, la corruption affecte des êtres humains

Je revois encore la blogueuse Ghanéenne qui a soulevé ce point. Certains dans l’audience parlaient beaucoup du scandale de la corruption au sein de la FIFA qui a fait intervenir des gros montants. Mais, sa question était :

« Pensez au malade qui ne peut être soigné a temps parce qu’il n’a pas d’argent pour corrompre. (Silence dans la salle). Pensez à cet élève qui ne peut passer ses examens seulement parce qu’il n’a pas corrompu. Pensez à cette mère de famille qui ne peut exercer son petit commerce car coincée par des gens qui exigent la corruption. »

Cet exercice mental a fait pris conscience au public que parler corruption n’est pas seulement parler des chiffres abstraits. C’est parler d’êtres humains dont le quotidien est sans cesse bouleversé par cette pratique.

3. Des OSC exigent la transparence dont elles ne font pas preuve

Même si ce point a fait rigoler beaucoup de gens dans la salle, c’est une des vérités qu’on ne se dit pas souvent. Il y a des organisations de la société civile qui critiquent le manque de transparence de leurs gouvernements ou de certains acteurs économiques. Mais, si on voit de près, ces organisations font exactement ce qu’elles reprochent aux gouvernements.

Participants au #CSOForumAbidjan (crédit photo: Cheikh Fall )

Participants au #CSOForumAbidjan (crédit photo: Cheikh Fall )

Donc, avant d’essayer d’endiguer le manque de transparence dans la gestion de la chose publique ou dans les transactions entre gouvernement et partenaires, commençons par le faire dans nos organisations respectives. Jouer au malin n’aidera pas à régler le problème.

4. Avoir une information, oui, et après ?

Nous sommes tous d’accord sur l’importance pour la population d’être informée de tout ce qui se passe, et plus particulièrement en matière de corruption. Mais, ça ne suffit pas. Il faut aussi développer la capacité de cette population à agir. Avoir une information qu’on n’utilise pas c’est comme pire que n’avoir aucune information. Et c’est ici que revient la question qu’un des panelistes avait posé : « Dénoncer la corruption et autres vices peut vous couter votre boulot. Etes-vous prêt à le perdre ? »

Nous sommes tous dans le même bateau. Soit nous mourrons tous, ou nous nous en sortons tous. Ne pensez pas que vous pouvez vous sauver seul en taisant des telles pratiques. Tôt ou tard, ça vous coutera cher. Quand on a des informations avérées et des preuves de la corruption, n’hésitons pas à en parler ouvertement et… si prudence s’exige, filer les documents a un site web de whistle blowing.

Et vous ??? Pensez-vous qu’il y a autre chose d’important qu’il faut savoir sur la corruption ? Sentez-vous libre de partager en commentaire ici. Tweetez aussi avec le hashtag #CSOForumAbidjan

Fête : Kit de survie d’un invité à une soirée dansante

Cet article vous propose quoi faire (ou éviter) avant, pendant et après une fête. Sentez-vous libre de partager avec nous vos idées en commentaire.

Par Gaïus Kowene

Soirée dansante du Salsa à San Francisco (Crédit photo: www.yelp.com )

Soirée dansante du Salsa à San Francisco (Crédit photo: www.yelp.com )

Le web regorge d’articles sur la manière de préparer et réussir une fête. La plupart de ces articles s’adressent aux organisateurs des soirées. Pour ma part, j’ai bien voulu partager quelques propositions avec ceux qui espèrent un jour être invités à une soirée où coulera beaucoup d’alcool.

AVANT LA FÊTE

1. Pas de rendez-vous le lendemain

Si vous savez que vous irez à une soirée le samedi, alors, ne prenez aucun rendez-vous pour le dimanche. Vous n’êtes pas obligé d’expliquer pourquoi ! Juste un simple « Mon programme de dimanche est déjà full et je n’aurai pas de temps libre » suffit. Mais pourquoi ?

Parce que vous ne savez pas quand la fête va finir (peut-être au petit matin) ni quand vous allez vous réveiller.  Et parfois, vous vous réveillez à temps, mais avec des maux de tête terribles ! Alors, au lieu de prendre un rendez-vous que vous avez déjà manqué d’avance, évitez-le et programmez un autre jour.

2. Apportez votre boisson

Certains Africains (je parle de ceux que j’ai côtoyés) confondent générosité avec le fait d’être raisonnable. Il y en a qui partent dans des fêtes mains vides, se préparant à aller gonfler leur ventre et s’enivrer dans la poche du voisin. C’est vrai, on est en Afrique, mais ça ne justifie pas un comportement inhumain ! Le voisin a bien voulu passer du temps avec vous, mais, comprenez qu’il a aussi des factures à payer et d’autres obligations financières à régler !

Bon, après tout, c’est aussi bien pour vous de contribuer à la réussite de la fête, non ? (Une ou deux bouteilles suffisent !)

En plus, quand vous apportez votre propre boisson (la quantité que vous boirez et/ou partagerez avec les autres) vous avez plus de chance de vous contrôler. Si c’est dans un bar, payez votre facture juste quand vous commandez. Comme ça le tenancier du bar ne le mélangera pas avec celui de votre gentil hôte.

3. Mangez lourd

Ça, c’est un sérieux problème avec ceux qui partent dans des fêtes ! Tout en sachant que parfois le travail ne permet pas de sortir pour manger, je n’oublie pas qu’il y en a qui quittent (expressément) chez eux le ventre creux « par ce qu’ils partent à une fête » ! Ce n’est pas une bonne idée, mes chers ! Dans les fêtes d’aujourd’hui, il y a plus de boisson que de la nourriture. Alors, considérez le fait d’aller manger au restaurant ou même à la maison comme faisant partie entière de votre fête !

Comme ça vous boirez sans crainte ! Mais, attention, si vous buvez l’alcool, ne mangez pas du riz le soir de la fête ! Ça accélère et amplifie l’effet de l’alcool dans votre corps !

4. N’y allez pas trop tôt

Ici, il est question d’être raisonnable ! Une fête n’est pas une réunion de business ! Pas besoin de venir deux heures avant ! Parce que quand vous êtes là avant le temps, vous commencez déjà à boire ! Et quand les autres seront là, vous serez déjà chaos et risquez de perdre contrôle pendant que les autres sont encore sobres !

Alors, prenez votre temps ! Pas besoin de se précipiter! A moins d’aider dans des préparatifs et donner un coup de main aux organisateurs!

PENDANT LA FÊTE

5. Cherchez d’abord les toilettes

Beaucoup ne pensent qu’aux toilettes quand ils ont du mal à se retenir pour seulement 5 minutes ! Donc, avant même de commencer à boire, faites le tour de la parcelle et repérez où se trouve « le lieu d’aisance » ! Cette information vous aidera quand vous serez dans une urgence sans frein !

6. Ne mélangez pas les boissons

Quand on arrive dans une fête, on n’a tendance à essayer une boisson qu’on a jamais goûtée (seulement par ce que ce n’est pas vous qui payez la facture). C’est mieux de boire un seul type de boisson (de préférable la bouteille que tu as apportée) pour éviter des complications inutiles le lendemain. Tu ne sais même pas quel mélange produit quoi ! Voilà pourquoi mélanger le vin, la bière et la boisson traditionnelle peut vous faire regretter ce moment supposé être de réjouissance ! Si le bar n’a plus votre goût, alors, contentez-vous de l’eau ! Mais, sinon vous m’en direz des nouvelles !

7. Parle moins de toi

Quand on a bu un peu, on a souvent tendance à montrer qu’on est « aussi quelqu’un » ! Et le plus souvent, on parle beaucoup de soi, d’où l’on a déjà été, avec qui, et bla-bla-bla ! Mais, écoute, ce que vous êtes ne me donnera pas forcement envie de vous parler ! Surtout que vous êtes ivre ! (C’est comme ça que beaucoup qualifient ceux dont l’haleine sent l’alcool, même s’ils ne sont pas forcement ivres).

Alors, laissez la personne en face de vous parler d’elle, son origine, ses réalisations, ses difficultés, ses rêves, etc.

Je vous assure, vous serez fasciné par le parcours des gens que vous croyez connaître ! C’est aussi bon pour construire votre carrière !

8. Mange plus, bois peu (de bière)

Parfois, dans la fête, les gens passent beaucoup de temps à chercher la boisson et oublient la nourriture ! Je sais bien que vous avez déjà mangé chez vous avant de venir ! Mais, s’il y a un peu de grillade, un peu de pâtisserie, faites-en votre target numéro 1 ! Après tout, vous pouvez boire et manger en même temps ! Il faut, donc, manger plus et boire un peu !

9. Ne promets rien

Quand on a bu, on a tendance à devenir celui qui réalise le vœu de toute la terre ! Attention ! Il y en a qui profiteront de cette occasion pour vous demander un service ou une faveur ! Ne promettez rien ! Proposez d’en rediscuter à une autre occasion ! Même si la personne insiste, soyez franc en montrant que vous n’êtes ni dans l’endroit, ni dans les conditions propices pour en parler ! Soyez vraiment catégorique (mais, gentil) et ne prenez pas de rendez-vous pour le lendemain ! (Pas même au téléphone ou sur Skype.)

10. Encourage sans critiquer

Et si par hasard quelqu’un vous pose une question sur une personne que vous connaissez, évitez d’émettre des critiques négatives ! Reconnaissez que tout le monde a ses défauts, mais surtout que vous appréciez tel ou tel autre point de l’autre ! Soyez aussi franc, en montrant que la personne peut s’améliorer encore plus en faisant ceci ou cela ! Mais, s’il vous plaît, ne dites rien de négatif sur qui que ce soit ! Si votre interlocuteur parle en mal de la personne, respectez son point de vue, tout en restant positif.

11. Prends immédiatement les contacts

Dans une fête, c’est conseillé de partir avec des copies de sa carte de visite (ça ne coûte pas une fortune d’en produire) ! Comme ça sonne trop archaïque de se promener avec un agenda et un stylo pour prendre les contacts des gens, alors, servez-vous de votre téléphone ! Soit enregistrez le nom, le numéro de téléphone, l’adresse mail et ce que fait la personne comme message brouillon, ou utilisez l’option Agenda de votre portable.

12. Rentre comme venu

Si tu es venu seul à la fête, fais tout pour rentrer seul ! Ne cherche pas à faire comme les autres en voulant coûte que coûte ramener une jolie demoiselle ou un beau gosse a la maison ! Tu risques de gâcher ta réputation et tes relations !

APRES LA FÊTE

13. Téléphone sous silencieux

Je sais que c’est très difficile, mais dites-le à votre subconscient ! Avant de fermer les yeux, mettez votre téléphone sous silencieux ! Je ne dis pas de l’éteindre, non ! Parce qu’une fois réveillé, vous avez besoin de savoir qui a essayé de vous appeler ! Je le dis parce qu’il y en a qui se sont couchés 12 heures avant toi et t’appelleront à ta première heure de sommeil ! Alors, pardon, reposez-vous!

14. Dormez comme l’exige le corps

Alors, ici, c’est quand on se réveille et qu’on sente que le corps ne veut pas sortir du lit ! Dans ce cas, donnez à César ce qui lui est dû ! Votre corps n’est pas une machine et n’a pas un magasin de pièces de rechange ! Moins encore un garage !

Ne vous reprochez pas de trop dormir après une soirée dansante ! Le corps le mérite pour se remettre en forme !

15. Prenez un bain froid

Une fois réveillé, vous vous sentirez trop fatigué, je dirais, déclassé même ! Prenez un bain froid et exposez-vous au courant d’air ! Ouvrez toutes les fenêtres de la maison et celles de votre chambre. Prenez une chaise ou une natte et mettez-vous dehors, de préférence dans un endroit ouvert à la nature (jardin, au bord du lac, etc.) ! Ne faites rien ! Juste, prenez votre temps, respirez l’air frais et sentez-vous bien !

16. Buvez beaucoup d’eau

Boire beaucoup d’eau n’est pas synonyme de finir 20 litres en heure ! Buvez beaucoup d’eau signifie boire très lentement, des petites gorgées, mais, à un débit régulier ! Prendre de l’eau vous revitalise et vous donne un peu de force.

Comprendre la gueule de bois

17. Manger des bananes

Les bananes réhydratent et donnent de l’énergie au corps après une gueule de bois. En plus, ça permet à l’estomac de faire une transition avant de manger de la nourriture lourde ! Je recommande vivement ceci !

Et quand vous aurez mangé léger, ne prenez pas d’alcool ce même jour ! Buvez plutôt du Tonic ou du jus à base des fruits ! Ça aide aussi !

Et vous ? Avez-vous d’autres astuces à proposer ?

N’hésitez pas à nous le faire savoir en commentaire ici-bas !

Racisme : « Si vous êtes singes, pas moi! »

Par Gaius Kowene

Le web est pourri d’images de « Noirs » ou de personnes qui prétendent « compatir avec les Noirs » victimes du racisme. La règle consiste à se faire photographier en train de manger une banane, se référant à l’acte d’un footballeur (c’est qui même?) quand un spectateur lui a jeté une banane en plein match de football. Un acte que beaucoup ont considéré comme raciste.

La philosophie derrière est de dire « Oui, je suis un singe. Ça change quoi ? »

Mon frère Serge Katembera n’a pas traîné pour s’insurger contre. Il a rapidement publié un article court expliquant pourquoi il ne soutient pas ce mouvement spontané derrière lequel se cache une grosse mafia publicitaire !

Là, n’est pas mon problème !

Moi, je veux mettre un peu plus d’accent sur le « suivisme » et l’image naïve de l’homme noir que cette campagne promeut !

Pour être clair, vous croyez combattre le racisme en faisant sa publicité ! Paradoxal, non ?

Personnellement, je n’encourage pas les gens à nier leurs origines au nom de l’unité. J’aime bien l’unité dans la diversité. J’ai réfléchi à une question que le lyriciste français (d’origine haïtienne) Kery James a posé dans sa chanson Post Scriptum :

« On m’a dit que l’union fait la force. Mais qui fera l’union dans ce pays où les moutons se comptent par millions ? »

Je souligne les moutons, ce qui, à mon avis, symbolise tous ces gens qui ne sont là que pour suivre des choses sans y réfléchir. Franchement, pour qu’une lutte aboutisse, elle doit être pensée.

Mais, là, aucun objectif, aucune stratégie, aucun indicateur pour mesurer l’impact : bref, tel a fait ça, j’imite bêtement. Ça s’appelle le mimétisme social.

Ça me révolte souvent de voir les gens justifier leurs conneries par des causes pour lesquelles d’autres ont versé leur sang !

Pensez-vous, vraiment, que Harriet Tubman, passerait son temps à se prendre en photo avec des bananes au lieu de penser à une stratégie de lutte concrètement réaliste?

Petite parenthèse : le révolutionnaire sénégalais Didier Awadi a dit « Ce n’est pas parce que tout le monde se lève contre le « mur de la honte » que je devais faire autant. Nous avons des problèmes beaucoup plus importants. » Fermez la parenthèse.

Quelqu’un qui est dans une lutte sait ce qu’il fait et ce qu’il veut (pour répéter le chant des partisans en France). Je crois que nous devrions passer plus de temps à réfléchir sur notre responsabilité sociale collective que de nous mêler  de conneries sans queue ni tête. Plus vous vous photographiez en disant je suis singe, plus vous devenez naïf et ne combattez pas au vrai sens du mot ! Vous acceptez, au contraire, une certaine domination mentale des racistes.

C’est quand même bête que ce soit des racistes qui vous commandent dans votre lutte contre le racisme. Ne vous laissez pas coloniser, mes frères !

Je parlais aussi de l’image du Noir. Cette image d’un faiblard,qui ne sait même pas se battre pour ses droits et qui se montre « gentil » en suivant docilement les ordres de son maître.

C’est exactement cette image que vous véhiculez !

Pourtant, je connais l’histoire du peuple noir ! C’est un peuple qui a toujours sût organiser ses résistances. Pas des fainéants experts en Selfie !

Je vous ai tantôt parlé de Harriet Tubman, vous connaissez peut-être Patrice Lumumba, Thomas Sankara et les autres !

Ce ne sont pas des naïfs, quand même !

Pourquoi lancer au monde entier un message qui sabote leur sacrifice?

Je ne veux pas être un prophète du malheur, mais je voudrais bien que vous me disiez un jour l’impact de vos photos avec bananes.

Je n’ai rien contre Davi et je ne lui reproche pas d’avoir mangé cette banane. Ça n’engage que lui !

Mais, je ne tolère pas qu’on puisse salir l’image d’un peuple courageux en se laissant avoir dans des pièges racistes.

Au lieu de parler « Unité », tout le monde parle maintenant racisme ! Au lieu d’entreprendre des actions concrètes à double impact, on fait le con avec une banane.

Si vous, vous êtes singes, c’est votre choix. Mais, moi, en tout cas, je ne le suis pas !

Je vais continuer à manger des bananes comme je les ai toujours mangées, sans tapage. Après tout, manger une banane n’a jamais été synonyme de devenir singe. A moins que vous ne vouliez que ça le devienne. Dans ce cas, inventez votre dictionnaire !

Mon appel aux jeunes leaders de demain est de puiser leurs inspirations des personnes qui ont lutté valablement et ont apporté quelque chose de nouveau. Pas en excellant en suivisme comme des moutons, oubliant ainsi d’entreprendre des actions concrètes !

C’est mon avis, mais, si vous voulez aussi exprimer le vôtre, sentez-vous libre de le faire en commentaire.

10 astuces pour briller dans Mondoformation

Chaque année, les meilleurs blogueurs motivés sont sélectionnés parmi les participants au concours Mondoblog. Ces blogueurs suivent une formation à résidence d’une dizaine des jours pour perfectionner leur contribution au contenu Francophone de qualité sur internet. Ce billet s’adresse à ceux qui suivront cette formation cette année ou rêvent de la suivre un jour.

Par Gaïus Kowene

 

“Moi? Lauréat du concours Mondoblog ? Ce n’est pas possible ! »

C’est la réaction que j’ai eu en lisant le mail demandant ma disponibilité pour participer à une formation pour la 2ème édition du concours Mondoblog, organisé par l’Atelier des Medias de Radio France Internationale, RFI.

A l’instant même, un adage que me répètent souvent mes mentors de Yole!Africa m’est arrivé en tête :

« Devenir grand n’est pas un problème. Mais, rester grand, c’est ça le problème ! »

Par grand, je sous-entends quelqu’un qui est respecté par ses pairs pour l’impact de ses actions dans la communauté. Donc, faut pas jubiler parce qu’on part en formation, mais, faut plutôt se demander quel impact on aura après la formation.

Je compte partager avec vous ici quelques astuces qui vous aideront (peut-être ?) à gagner et conserver pendant longtemps le respect des autres Mondoblogueurs.

AVANT DE PARTIR

1. Connaitre les autres

La première impression est toujours la meilleure, dit-on. L’une des personnes qui a su en profiter, c’est le Guineen évoluant en Ukraine Mamady Keita.

Quand il est arrivé, il connaissait presque tout le monde : nom complet, quelques sujets traités dans des blogs, le pays d’origine, etc…

Pour y arriver, pas trop compliqué. Prenez le temps de bien lire les meilleurs blogs sur la Home de Mondoblog, son fil Twitter ou d’autres groupes sur Facebook.

Quand vous lisez un billet, veillez à regarder aussi le profil de celui qui l’a rédigé. Sa photo, son pays, ses préférences, etc…

Vous savez, ça fait un effet du genre : « Wow ! Comment se fait-il que ce blogueur me connait ? Il s’intéresse aux autres ! Il n’est pas fermé sur lui ! » Et on devient donc des amis.

2. Carnet du voyageur

N’hésitez pas à raconter sur votre blog comment vous préparez le voyage, quelles sont les faits intéressants ou stressants tout au long de votre parcours, vos attentes, vos craintes, etc….

Quand vous mettez à jour vos lecteurs, ils seront impatients de lire les épisodes qui suivront.

Faites comme le Camerounais William Bahiya. Il a presque fait du Camaralay à son arrivé à Dakar, ce qui lui a valu le passage dans l’émission l’Afrique enchantée  de Radio France.

 

SUR PLACE

3. Soyez cool

Rien ne plait aux gens que d’être avec quelqu’un qui vous met à l’aise. Bon, sur ce point, chacun a son don. Il y a par exemple les grands David Kpelly et Florian Ngimbis qui ont un sens particulier de l’humour, le malgache Rija  qui se débrouille bien dans des discussions plutôt posées, la Française évoluant en Egypte Pascaline Breuil qui sait bien taquiner quand il le faut, et la liste continue.

4. Soyez Créatif

Quand je dis créatif, je pense être un peu fort en termes de proposition. C’est-à-dire qu’il faut toujours avoir une proposition, tout en respectant bien sur l’opinion des autres.

Je pense par exemple au Mauricien Stéphane Huet qui nous a proposé d’aller faire du Shoping au marché de Grand Yoff. A l’occasion, on a pris la première photo des Mondoblogueurs de notre saison sur place à être publié sur internet !

Il y a la Française évoluant à Berlin Manon Heugel qui n’oubliait jamais de me proposer d’aller prendre un Café Touba et la Camerounaise Salma Amadore qui m’a aidé à choisir un magnifique chapeau souvenir que tout le monde convoite.

5. Travaillez en groupe

Rien n’est aussi mal qu’un Mondoblogueur qui aime s’isoler. S’isoler ne signifie pas seulement s’enfermer dans sa chambre. Vous êtes la avec les autres, mais, toi tu restes bloqué a ton Smartphone ! C’est impoli !

Fais comme la Caribéenne Mylène Colmar qui était toujours prête à participer à la rédaction d’un billet commun. Tout comme l’Ivoirien Cyriac Gbogou qui a pensé offrir un cadeau à l’équipe des formateurs en associant d’autres Mondoblogueurs.

Ah, j’allais oublier Axelle Kaulanjon et Wilney Taris qui n’hésitaient pas à joindre leurs voix aux animations de Kahofi Suy dans le chalumeau pour l’ile de la Gorée.

6. Creez des relations interpersonnelles

C’est vrai qu’on est tous blogueurs, mais, on n’est pas tous proche l’un de l’autre au même degré. Essayez de créer des amitiés qui dureront comme l’a fait Danielle Ibohn. Que ce soit avec des membres de l’équipe, leurs partenaires ou même d’autres Mondoblogueurs. Vous ne savez pas comment ce réseau des contacts vous aidera dans l’avenir.

7. Soyez Actif

Je vous demande déjà de créer un compte Twitter, si vous n’en avez pas. Faites le Live Tweet de la formation et bien sur des accotés.

Utilisez le HashTag convenu et ne manquez pas de demander aux autres Mondoblogueurs que vous voulez citer leur nom d’utilisateur pour les citer directement !

Comme ça, ils peuvent ReTweeter et tous ceux qui veulent suivre l’atelier sur internet seront obligé de passer aussi par vous.

APRES LA FORMATION

8. Consolidez vos liens

Assurez-vous d’avoir envoyé des demandes d’amitiés Facebook avec le maximum des blogueurs. Et pourquoi ne pas imiter le Centre Africain Baba Mahamat qui a initié un document qui collectait les noms, pays, emails et téléphone de tous les Mondoblogueurs ?

Ça vous permet de partager des opportunités, vous rendre des services et pourquoi pas travailler sur des projets communs ?

Personnellement, ça m’a aidé à initier le projet Ouvre un livre avec la complicité d’autres blogueurs. Cette vision s’est agrandie aujourd’hui à Radio Tshukudu que je compte lancer le mois prochain sur internet et en FM les années qui suivent.

N’oubliez pas aussi de commenter régulièrement les billets comme mon frère Congo-Brésilien Serge Katembera.

9. Gardez contact

Ecrivez-vous régulièrement ! Vous êtes déjà une famille ! Je n’oublierais jamais ces appels Skype du Malien Boubacar Sangare qui me parlait de l’organisation de la blogosphère au Mali et aussi de la vie !

Franchement, ça fait du bien !

10. Et vous, que propose-vous ?

Je n’ai pas l’intention d’être un gourou de Mondoblogdakar. Je serais heureux de lire ce que vous pensez pourrait aider des blogueurs lauréats de la 3ème édition de Mondoblog ?

>>>> Liste des blogueurs sélectionnés pour la formation #MondoblogAbijan 2014  <<<<<

Vos commentaires sont les bienvenus !

Patrick Bassham et sa vision de la littérature Congolaise

Le jeune poète et écrivain Congolais Patrick Bassham

Le jeune poète et écrivain Congolais Patrick Bassham

Jeune Poète et écrivain de la ville de Goma, à l’Est de la RD Congo, Patrick Basham écrit des bouquets d’amour. C’est une façon pour lui de s’attirer un public avant d’abord des problèmes sociaux. Il regrette le fait que beaucoup des producteurs s’intéressent plus à la musique qu’à la littérature, pourtant importante.
Sa vision est d’unir les jeunes poètes et écrivains Congolais pour une révolution littéraire. Il en parle dans cette interview accordée à Gaïus Kowene.

Le programme #MondoblogDakar 2013

Le blogueur Mauricien Stéphane Huët et le Congolais Gaius Kowene a Dakar en attendant la formation

Le blogueur Mauricien Stéphane Huët et le Congolais Gaius Kowene a Dakar en attendant la formation

Ils sont en tout 51 blogueurs : 39 de la deuxième saison et 12 de la première. Ils sont encadrés par l’équipe L’ Atelier des médias, l’émission de Radio France Internationale (RFI). Ils se retrouvent à Dakar, au Sénégal, du 6 au 14 avril, pour une formation qui durera une semaine. Cet événement est constitué d’ une série d’ateliers, des séances d’échange et des descentes sur le terrain. Certains sont déjà sur place et d’autres continuent à arriver. L’ambiance s’annonce chaude pour ces blogueurs de nationalités, âges et parcours différents.

Ce Dimanche 07 Avril 2013, les mondoblogueurs lauréats de la deuxième saison et leurs ainés de la première feront une excursion à l’ile de Gorée, à 4 km à l’Est de Dakar. En fin d’après midi, ils rentreront à l’Agence Universitaire Francophone, dans la capitale sénégalaise, pour une rencontre informelle et de présentations. Ce sera au Campus numérique.

Le lendemain, ils seront divisés en deux groupes (A et B). Le groupe A sera en cours au campus numérique pendant que le groupe B sera en reportage. L’après midi, on inverse les rôles. Ici s’ajoute la rencontre avec Benoit Thieulin et Cyriac Gbogou en fin d’après midi.

Le mardi, le même schémas se reproduit avec le cours sur les réseaux sociaux. La soirée sera consacrée au lancement de Ndakaaru et l’enregistrement de L’ Afrique enchantée qui sera diffusée le dimanche 14 avril de 17h à 18h (heure française) sur France Inter.

Le programme cours – reportage sera suivi jusqu’au jeudi. Ce sont les gens à rencontrer en soirée qui changent.

Le vendredi, l’enregistrement de l’émission Atelier des médias qui sera diffusé le Samedi sur RFI.

Le samedi, une module du journaliste Julien Pain, fondateur des Observateurs de France 24, avant la grande fête de clôture.

Le live tweet de toute cette semaines est à suivre avec le site officiel de Mondoblog @mondoblog avec le hashtage #MondoblogDakar et les comptes des Mondoblogueurs comme @gkowene, @kukulamp, @fanuet, @witterlims, @sk_serge, @ibohn2, @nathyandkangami, @sneibaa, @KonoKaba, @AphtalC, @Mycho, @Axelle971

Par Gaïus Kowene

RDC: “On ne réussit pas sans parapluie”

Le bâtiment du campus du lac ou fonctionnent 5 universités de la ville de Goma.

Le bâtiment du campus du lac ou fonctionnent 5 universités de la ville de Goma.

Lauriane vient juste d’avoir son diplôme d’Etat, l’équivalent du baccalauréat. Elle s’inscrit dans une université de la place et suit normalement les cours. Mais, une surprise l’attend.

Dans l’auditoire, son enseignant d’économie donne un travail dirigé, appelé TD dans le jargon estudiantin. Un groupe d’étudiants remettent leurs travail et sortent de l’auditoire. Lauriane n’est pas du nombre. Elle se retrouve parmi ceux qui n’ont pu finir l’exercice et reste dans la salle.

« Laisse-moi ton nom et ton numéro de téléphone, lui dit son enseignant. Je vais rayer ton nom de la liste de ceux qui n’ont pas fini l’exercice.» Lauriane exécute l’ordre et retourne calmement à la maison.

A peine arrivé, son téléphone sonne. Cet enseignant veut la voire. Comme il faisait tard, elle ne pouvait pas sortir de sa parcelle. Elle pressent des soupçons et décide de changer de numéro de téléphone.

Le lendemain, l’enseignant envoie le chef de promotion appeler la demoiselle. Prétexte poussé, qu’elle vienne aider l’enseignant à ranger les papiers d’interrogations. Quand elle fini, l’enseignant ouvre le front : « A l’université, on ne réussit pas sans parapluie, lance-t-il. Je veux t’aider dans le suivi de tes notes chez d’autres enseignants. Pour ça, nous devons vivre ensemble. »

Bouleversée, la jeune fille promit d’y penser et fait tout pour éviter cet enseignant. Mais, celui-ci ne baisse pas son arme. Il change de stratégie. Il utilise désormais le numéro de téléphone du Chef de promotion pour parler à Lauriane. Elle arrête de répondre aux appels de ce numéro.

Jour-J, l’université affiche les résultats des examens. Lauriane échoue lamentablement et est non admise à la filière. Elle n’y croit pas. « Cet enseignant doit y être pour quelque chose, pense-t-elle. » Elle décide d’aller lui exposer le problème.

« La balle est dans tes mains, répond l’enseignant. Tu as refusé de coopérer. Ce n’est pas encore trop tard. Si tu causes bien, tu réussiras. Dans le cas contraire, tu échoueras ! » La jeune fille reste ferme dans sa décision et en assume les conséquences.

La pression du groupe se resserre autour d’elle. « Il y a des amis qui me disaient que ça (rapports sexuels avec l’enseignant) ne dure pas longtemps et que ça ne laisse pas de tache. »  Elle ne cède la « matière » (sexe).

Pour elle, impossible de vivre une relation érotique avec un enseignant considéré comme son propre père. En  plus, la réputation de cet enseignant est gâchis : « Il a 3 femmes à la maison, renseigne Lauriane. Il a des amourettes dans tous les auditoires. Tout cela ne lui suffit pas ? »

La famille de Lauriane pensait aller déstabiliser l’université pour venger cette injustice imposée à leur sœur. Elle l’en empêche pour « ne pas s’attirer des problèmes. » Ce qui la décourage ? Le laxisme du recteur de l’université qui juge que cela relève de la vie privée de l’enseignant. Il n’est pas le seul à agir ainsi.

Le souhait de Lauriane est clair : « Que les universités ne donnent pas beaucoup de charges aux enseignants. Ils en abusent et se considèrent supérieurs. Un enseignant ne doit pas avoir le droit de vie ou de mort sur la scolarité d’un étudiant. »

En attendant, Lauriane a changé de ville pour poursuivre ses études. Elle a su résister au phénomène « Notes sexuellement transmissibles » qui comporte tout un tas de danger.

Par Gaïus Kowene

Un tourne vice qui a fait exploser!

Le bureau estudiantin de l’ISTOU brulé par les étudiants de l’ISTA.

Violents affrontements ce matin au campus du lac,à Goma entre étudiants de l’Institut Supérieur des Techniques Appliquées, ISTA, et ceux de l’Institut Supérieur de Tourisme, ISTOU. Comme pomme de discorde, un étudiant de l’ISTOU aurait perdu un tourne vice de son camarade de l’ISTA.

Des témoins rencontrés sur place affirment que la blessure à la nuque reçu par un Brigadier de l’ISTA aurait mis le feu dans l’huile. Celui serait parti réclamer l’achat du tourne vice perdu avant de recevoir un fouet à la nuque de la part d’un étudiant de l’ISTOU. En réplique, les étudiants de l’ISTA ont perturbé les cours de toutes les universités utilisant le campus du lac. Ils ont brulé le bureau du comité estudiantin de l’ISTOU et cassé certains vitres du campus du lac.

Le bâtiment du campus du lac ou fonctionnent 5 universités de la ville de Goma.

Toutes nos tentatives pour atteindre le président des étudiants de l’ISTOUT se sont avérés sans succès. Heureusement, pas de mort d’homme.

Il sied de rappeler que ces genres d’affrontements sont fréquents au campus du lac. Dans les années passées, le ministère de l’enseignement supérieur et universitaire avait menacé de suspendre l’année académique des universités fauteurs de troubles à ce campus.

Des étudiants assistant la scène de loin

Pour le moment, les autres universités fonctionnant dans le même bâtiment sont innocemment  paralysées.

Par Gaïus Kowene

 

RDC : Encore la bleusaille !

Tous les étudiants de la RDC reprennent le chemin de leurs auditoires ce Mardi 16 Octobre 2012. Hier, ceux fraichement venus de l’école secondaire (lycée) avec moins de 60% ont passé le concours d’admission. Un nouveau statut pour les « Boulets ».

Le processus d’intégration à la vie universitaire, aussi appelé bleusaille, est la bête noire de tous les nouveaux étudiants. Les anciens, appelés « poils », s’en chargent. Ils obligent tous les boulets à s’habiller en uniforme (ex : rouge-noir pour l’Institut Supérieur de Commerce/ Goma) pour éviter toute confusion. Aucun boulet n’a le droit de s’habiller chic, ni de porter des chaussures de valeur. Les filles sont parfois obligé à se raser la tête et ne pas se maquiller. Pendant le trajet pour l’institution, le boulet doit faire une salutation académique à tout poil. Cette salutation consiste à tenir son pubis avec les deux mains, puis sauter 3 fois devant le poil. Ensuite, le boulet exécute tout ordre le poil donne : « Assis-toi par terre ! Téléphone tes parents en utilisant ton soulier et dis leur ce qui t’es arrivé ! Prend un stick de bois comme une arme et tu deviens mon garde du corps ! Tu transporteras mon sac jusqu’à l’institution !… »

Ces ordres dépendent aussi des traits de caractère du boulet. Si les poils constatent qu’il est timide, ils lui trouvent une fille et célèbre leur mariage académique sans leur avis.

Tout ceci est accompagné par des chansons de circonstances que d’autres boulets sont obligés de chanter. Celui qui ose se faire remarquer en résistant se voit vite punir plus que d’autres.

Dans l’auditoire (salle), le boulet n’a pas droit à une bonne place. Ils sont parfois obligés à se mettre par terre et à écrire sur leurs genoux.

Une solution est là pour épargner les malades et les inaptes. Avec une attestation médicale approuvée par le comité estudiantin, une carte de dispense est délivrée au boulet pour échapper à ce calvaire. D’autres coopèrent avec des poils puissants et sont protégés comme des garde-du-corps.

A la fin du processus qui dure habituellement entre 40 et 45 jours, des activités d’intégrations sont organisés ; des matchs de football entre poils et boulets, puis des fêtes pour faire la paix.

Il y a de cela quelques années, une instruction du ministère de l’enseignement supérieur et universitaire de la RDC bannissait la bleusaille suite aux exagérations de certains étudiants qui blessaient leurs camarades, les rendaient malades et parfois conduisaient à la mort. Le ministère avait jugé que ces pratiquent rendent plus voyous au lieu d’intégrer à la vie universitaire.

Des partisans de cette pratique ne l’entendent pas de bonne oreille. Ernesto Muhindo, étudiant à l’Institut Supérieur des Techniques Appliquées, ISTA/Goma, se justifie : « La bleusaille aide à laver la lâcheté de la mémoire de ces nouveaux. Sans bleusaille, ces nouveaux n’auront pas l’esprit d’équipe dans la revendication de leurs droits. C’est une formation qu’ils subissent pour leur propre bien. »

Pour attirer des plus en plus d’étudiants peureux de la bleusaille, certaines universités de la ville de Goma n’hésitent pas à renvoyer les adeptes de cette pratique, qui le font en catimini.

Par Gaïus Kowene