RDC : ces victimes de la guerre assoiffée de justice

Accusé d’avoir commis 3 chefs des crimes contre l’humanité et 7 des crimes de guerre en Ituri, Germain Katanga saura Vendredi s’il est coupable ou non. Au pays, des victimes réclament justice.

Germain Katanga à la CPI en 2007 (Crédit photo: flickr CPI)

Germain Katanga à la CPI en 2007 (Crédit photo: flickr CPI)

Par Gaius Kowene

La cours pénale internationale, CPI, prononcera ce Vendredi son jugement contre Germain Katanga, ancien commandant de la milice FRPI (Forces de Résistance Patriotiques en Ituri), dans l’Est de la RDC. La justice internationale le soupçonne d’avoir commandité le massacre d’environs 200 personnes à Bogoro, l’utilisation des enfants soldats, la réduction en esclavage sexuel, etc… pendant les conflits inter-ethniques de 2003 en district de l’Ituri.

Des survivants de ces tueries disent attendre avec impatience ce jugement.

Princesse Bendela, la vingtaine, a perdu sa grand-mère dans cette guerre. Au vu de sa morphologie, des miliciens l’ont abattu, croyant qu’elle appartenait à l’une des tribus sur leur liste noire. Cette image est restée gravée dans sa tête. « Je n’avais que 9 ans à l’époque, se souvient-elle. Je regardais à partir de la fenêtre quand le milicien a coupé la nuque de grand-mère avec une machette. C’était horrible ! Je n’oublierais jamais ça ! »

Mais Serge Mirembe, qui a aussi vécu cette guerre, a une crainte. « Certains politiciens au pouvoir étaient derrière ces milices et sont à l’aise dans la capitale Kinshasa, explique-t-il. J’ai peur que le gouvernement ne les protège dans l’impunité pour toujours. »

Au fil des années, le gouvernement Congolais a gratifié des seigneurs de guerre au nom de la paix et de la cohésion nationale. Il leur accordait ainsi l’amnistie totale, l’intégration dans l’armée, la reconnaissance des grades et même des postes dans le gouvernement. Une pratique qui a favorisé la prolifération des groupes armés dans l’Est de la RDC.

En janvier dernier, la RDC a signé des déclarations de Nairobi (Kenya) pour officialiser la fin de la rébellion Mouvement du 23 Mars (M23).

Dans ces déclarations, le gouvernement est resté catégorique sur son refus d’accorder une amnistie générale à tous les membres de ces groupes armés. « Les chefs rebelles auteurs des crimes graves devront en répondre devant la justice Congolaise ou internationale » a insisté François Mwamba, chargé de suivi de l’Accord Cadre d’Adis Abeba.

Les artistes Congolais n’en sont pas du reste. Mack El Sambo, l’une des grandes figures du reggae au Nord Kivu, prépare un album sur ce sujet. « Plus jamais par les armes» c’est le titre de la chanson qui appelle le gouvernement à ne pas refaire les erreurs du passé.

« Quand des gens font des bonnes choses, le gouvernement ne les récompense pas, regrette-t-il. Alors pourquoi récompenser quelqu’un qui a tué ses frères, violés ses mères et détourné les minutions de l’armée ? »

Au total, 5 Congolais ont été accusés crimes de guerre et crimes contre l’humanité par la Cours Pénale Internationale.

Le tout premier condamné de la CPI, Thomas Lubanga, purge sa peine pendant que Mathieu Ngudjolo a été acquitté. Le procès de l’ancien vice-président Jean Pierre Bemba et celui du « Terminator » Bosco Ntaganda se poursuivent à la Haye, siège de la CPI.

Malia Obama : Elle fait craquer des mecs

Malia Obama par Meg Stewart via Flickr, CC

Malia Obama par Meg Stewart via Flickr, CC

Beaucoup des jeunes Africains rêvent un jour de la marier. Elle, c’est la fille aînée du président Américain Barack Hussein Obama, Malia Ann Obama. Les lettres alphabétiques initiales de son forment celui d’un révolutionnaire Chinois : MAO (Tsé Toung). Elle est née le 04 Juillet 1998. Des faux comptes et sites web ont été crée sur internet en son nom. C’est la vitrine adéquate pour mesurer le degré du courage de ces jeunes qui osent rêver de l’épouser un jour.

Tout commence dans la tête. Ces jeunes basent leur chimère sur le fait que le président Américain est le rêve de Martin Luther King. « Si Obama y a cru et est président aujourd’hui, confie un jeune, je suis convaincu d’avoir sa fille. J’y crois et j’y arriverais. » C’est la première étape.

Ensuite, il faut nourrir sa vision. Ces jeunes le font en lançant le débat avec leurs amis et camarades.  Ils défendent vaillamment leur rêve. Souvent, les discussions finissent sans consensus. Chacun garde sa position initiale. Cette apparente victoire les remplis de l’assurance nécessaire pour entamer la troisième et dernière étape. Prise de contact.

C’est ici que beaucoup s’égarent. Les imprudents se laissent même avoir.

Quand on parle de l’internet, on croit que tout y est. Cette idée est erronée. Sur internet il n’y a que ce qui y a été mis. Un petit exercice de réflexion le confirme. Essayer d’y chercher ce qui s’est passé ce matin dans votre maison, photos à l’appui. Vous n’aurez probablement aucun résultat exact. Essayer peut être de chercher le nom de votre arrière grand-mère et ses photos. Si elle ou quelqu’un d’autre de la famille ne les a jamais up load, aucune information sur elle ne sera trouvée.

Sans réfléchir à ceci au préalable, des jeunes ambitieux lancent des recherches sur Malia Obama sur des réseaux sociaux ou moteurs de recherches. Ils sont surpris de voir un compte youtube (purplemaze08), 2 comptes twitter (@purple_malia13 et @purple_lia), un blog, un adresse e-mail (maliaannobama12@gmail.com ) et beaucoup d’autres comptes sur des réseaux sociaux comme facebook. Il y en a qui publient des informations avec un style privé. Informations parfois eu des offs de la maison blanche et parfois inventées. Ce qui séduit encore plus ces jeunes Africains.

 Ces jeunes s’empressent alors à vouloir être malin envers le plus malin qu’eux. Ils commencent par des messages simples comme « Bonjour, Malia. Je suis XYZ depuis l’Ouganda. Ton père est un héros pour moi. Je veux qu’on soit amis. Ajoute-moi s’il te plait. » Parfois il y a des réponses, parfois non.

Après passent par des paroles doucereuses. Certains proposent directement le mariage à ces faux comptes internet. J’insiste que c’est faux suite aux déclarations de la première dame Américaine, Mitchelle Obama. Elle a dit à une revue de la place que ses filles n’ont aucun compte sur internet pour éviter de les exposer. En plus, tout ce qu’elles y mettraient rejaillirait directement sur le président Barack Hussein Obama (des informations de la vie privée, des décisions familiales, la sécurité de l’Etat, etc.). Il y a même un jeune palestinien qui a écrit à l’un des faux comptes facebook : « Je sais que ça sera difficile. S’il te plait, essaie quand même de convaincre ton père de retirer ses drones. »

J’ai personnellement tenté d’entrer en contact avec Malia Ann Obama pour avoir son opinion à ce sujet. Malheureusement, mes contacts à la maison blanche n’ont pas su la persuader de me répondre.

Il m’est donc difficile de vous dire si elle rêve un jour de se marier à un Africain, à l’un ses collègues de classe qui la veulent aussi, ou à quelqu’un d’autre. Mais ce qui est vrai, le président Américain est très jaloux de ses filles (Malia et Natasha qu’on appelle aussi Shasha). C’est tout à fait naturel pour un père qui aime ses filles.

 Attention ! Le rêve est permit à tout le monde, mais ce n’est pas tout le monde qui vit ses rêves.

Par Gaïus Kowene

Texte non verifié sur les déclarations de Kampala

Les presidents Kagame, Kabila et Museveni en plein sommet de la CIRGL à Kampala.

Les presidents Kagame, Kabila et Museveni en plein sommet de la CIRGL à Kampala.

Depuis un certain temps circule sur un internet un texte non encore vérifie sur les négociations à Kampala entre le M23 et le gouvernement de Kinshasa. Aucune source officielle, aucun membre de la délégation venu de Kampala n’a confirmé ceci. Le nom et l’adresse de celui qui l’a mis en ligne sont en bas. Le contenu n’engage que cet individu.

Voici le texte:

Dans l’intérêt supérieur du pays et cela dans l’ordre d’une communication qui relate l’actualité dans le feu de son effectivité, il est impérieux que les 60.000.000 Congolais sachent que les négociations avec les M-23 ont débouché aux décisions ci-après :

a.. Les 2 Kivu seront totalement contrôlés par le Rwanda avec un semblant de la force Congolaise ;

b.. La douane va disparaître entre les Kivu et Le Rwanda ;

c.. Les minerais et autres ressources de la terre sortiront du Rwanda ;

d.. L’armée Congolaise des deux Kivus sera sélective repartie d’une part entre les Congolais riverains du Kivu et les militaires Rwandais qui composeront le gros du contingent ;

e.. Cette force brassée la énième fois ne sera jamais mutée ailleurs en RDC et va rester une permanence du Kivu pour servir les intérêts limitrophes du Rwanda et de l’Ouganda ;

f.. Le M-23 sera une armée dans l’armée, elle ne sera pas commandée par Kinshasa mais sera payée par Kinshasa ;

g.. Les combattants illégaux du M23 ne seront pas poursuivis pour les massacres qu’ils ont commis et bénéficieront d’une reconnaissance des grades élevés qu’ils revendiquent ;

h.. Les M-23 a la préférence de collaborer avec les militaires rwandais et non congolais, c’est « James Kabarebe » qui demeure l’Officier général de liaison entre le gouvernement congolais, le M-23 et les FARDC,

i.. Toute plainte contre Bosco Ntangada, Laurent Nkundabatware, Sultani Makenga, Jean-Marie Runiga et autres doit être retirée immédiatement .

Ce sont les Officiers congolais d’État-Major des FARDC qui ont fait la fuite de ce document. Il appert que Joseph Kabila a demandé aux Généraux de la RDC de faire des ultimatums sans lendemains comme ceux que nous entendons du Général François Olenga. Toutefois, ce dernier ne ment pas, il va agir contre le gré de son chef, mais il risque d’être abattu par derrière, car la force logistique des FARDC reste entre les mains du Général rwandais du FPR, déserteur des FAZ, en 1998, Bivegete, celui-là même qui a jugé le « Pasteur Kouthino » en le condamnant à dix années de prison ferme.

Ce sont les soldats rwandais et ougandais qui vont composer le gros du soi-disant « Force Neutre ».

PS : Ce texte approuvé n’est pas montré aux Députés, on exhibe des faux documents, vous êtes avertis. J’étais branché au jour le jour dans ce dossier au fil des discussions de Kampala, les Délégués étaient des prisonniers, car les discussions se sont déroulés comme celles du Collège des Commissaires à Lovanium entre septembre 1960 à février 1961.

Djamba Yohé, Ottawa, Canada, via Kasalobi, Hurst Texas, USA

Les conditions que le M23 pose avant de quitter Goma

Dans son point de presse tenu aujourd’hui à l’hotel Ihusi, à Goma, le M23 a posé un certain nombre des conditions avant de quitter la ville de Goma. Voici ce que son président, le Bisop Jean Marie Runiga a demandé
1. La levée de la privation de liberté (résidence surveillée) imposée à Etienne Tshisekedi, président de l’Udps
2. Libération des prisonniers politiques
3. Arrestation immédiate du général Numbi pour son implication dans l’affaire Chebeya
4. Création d’une commission d’enquête indépendante sur la tentative d’assassinat du docteur Denis Mukwege.
5. Poursuite et enquêtes indépendantes sur le massacre des adeptes de la secte Bundu Dia Kongo
6. Dissolution de la CENI et poursuite des membres de son bureau pour fraude
7. Création d’une commission d’enquête indépendante pour dénicher le réseau qui collaborait avec le Général des FARDC suspendus, Tango four, dans le trafic d’armes.
8. Déclarer un cessez-le feu et fixer un calendrier précis des négociations incluant l’opposition Congolaise, la société civile et la Diaspora
9. Retirer les miliciens du FNL, FDLR, ADF NALU de la RDC
10. Rétablir la vérité des urnes en proclamant vainqueur Etienne Tshisekedi

Braquage à Goma!

Des bandits armés(en tenue civile) viennent de braquer un véhicule du coté de Jolie Hôtel, à Goma, RDC. Après avoir tiré plusieurs coups, ils se sont volatilisés dans la nature avec un diplomate contenant du cash qui était en route pour la banque. Aucun mort, mais le chauffeur du véhicule braqué a des pieds cassés par balles. Des sources non officielles affirment qu’ils auraient été arrêtés en voulant traverser la frontière pour le Rwanda voisin. Ces genres de scénario deviennent de plus en plus fréquent dans la ville de Goma ou le maire, Naasson Kubuya a interdit la circulation des motos taxis et piétons après 20h (18h GMT) suite à la recrudescence de l’insécurité.

LES REVOLUTIONNAIRES DE LA RDC LIBRE!

Les jeunes de Goma qui protestait contre la guerre à l »Est et avaient été arrêtés le weekend dernier viennent d’être relâchés par la police.  C’était à l’occasion de la journée internationale de la paix. Cette libération grâce à la pression des Congolais de la Diaspora et certaines personnalités du pays. C’est la deuxième fois que certains de ces jeunes sont arretés pour leur denonciation de ce qu’ils considèrent comme bavures du gouvernement Congolais pour ce qui est de la situation securitaire à l’Est. Ils promettent de poursuivre leurs manifestations jusqu’à ce qu’il yait changement. Ils disent ne pas etre influencé par un quelconque politicien ou autre main noire. Pour le moment, ils n’ont ni nom, ni bureau. La plupart de leurs activités sont mises en ligne sur les médias sociaux.

LA CROISSANCE INCLUSIVE : L’ENVIRONNEMENT ENTREPRENARIAL POUR ELEVER LES AFFAIRES.

En République Démocratique du Congo, l’incapacité du gouvernement à résoudre les problèmes de la communauté a poussé les jeunes à prendre des initiatives personnels autonomes. Dans la partie Est, souvent déchirée par des conflits armés, des jeunes s’arment d’un courage sans pareil pour prendre des initiatives. Ils se lancent ainsi dans l’entreprenariat. Nombreux d’entre eux le font en autodidacte.  Quelles sont les difficultés qu’ils rencontrent à Goma, à l’Est de la RDC? De quelles opportunités doivent-ils se saisir ? Il y en a-t-il qui ont réussit dans l’entreprenariat ? De quels outils ou institutions ont-ils besoin pour prospérer ? La réponse à ces questions dans la suite.

 

En effet, les difficultés rencontrées par les jeunes de Goma sont de deux ordres : les obstacles liés au système ou l’environnement et les obstacles liés à leur organisation personnelle.

Le gouvernement tracasse les jeunes entrepreneurs par des surtaxassions, alors que leurs initiatives n’ont pas un grand revenu. Il les oblige à payer plus que ce qui est consigné dans la constitution du pays, parfois sans quittance. Tout jeune qui tente de dénoncer voit sont entreprise coincé par des tracasseries administratives.

Par ailleurs, en ce qui concerne les difficultés liées à leur organisation personnelle, beaucoup des points sont à soulever. Nous pouvons citer  la non maitrise de ‘entreprenariat, l’irresponsabilité de certains associés, l’incompréhension des objectifs par la société, les attaques armées et tant d’autres.

A présent, décortiquons ces difficultés une à une.

La non maitrise de l’entreprenariat est un sérieux problème au quel les jeunes entrepreneurs de Goma font face. Très souvent, le planning est flou. Les activités sont connues en vague sans beaucoup des détails précis sur les préalables à considérer dans leur mise en œuvre. Ces jeunes n’ont, pour la plus part, suivi aucune formation en entreprenariat. Ils se jettent dans ce monde en se basant sur du tâtonnement et l’expérience de ceux qui les y ont précédé.

« L’union fait la force », dit-on, et beaucoup des jeunes entrepreneurs de Goma le savent. Ils s’associent à d’autres jeunes dans l’atteinte de leur objectif. Mais le plus grand problème se situe au niveau de l’irresponsabilité de certains associés. Ces deniers prennent à la légère les initiatives et l’abandonnent, parfois, quand il n’y a pas d’intérêt financier direct. Pour ceux là qui arrivent à rester, le conflit de leadership pose souvent problèmes. Il y a des présomptueux qui veulent faire même les taches attribuées aux autres. Ces présomptueux, souvent incompétent, veulent toujours prendre les commandes de l’initiative.

Dans beaucoup des pays du sud, il n’est pas facile de convaincre la société de la prospérité de son initiative. Quand des jeunes  commencent à entreprendre, la communauté les décourage, prétextant que ceux qui ont commencé avant eux n’avaient pas réussit. Certains membres de la communauté qualifient même ces jeunes entrepreneurs de simples rêveurs.

Le plus grand des découragements c’est quand il y a des attaques armés ciblées contre ces initiatives. Des bandits armés dépouillent parfois ces entreprises des jeunes.

Toutefois, la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord Kivu, est un milieu stratégique. Pour les jeunes entrepreneurs, il ya pas mal d’opportunités à sauter dessus. Etant dans la capitale humanitaire de la RDC, ils ont la facilité de rencontrer d’autres humanitaires et échanger avec eux.  Avec ces échanges, les jeunes entrepreneurs peuvent beaucoup apprendre de leur expérience pratique et être accompagné dans leurs initiatives. L’accès facile à internet est aussi un atout à ne pas négliger. Bien que ça coute cher, ca vaut la peine pour raison de visibilité. Ils pourront ainsi faire connaitre leurs initiatives au monde entier. Toujours grâce à l’internet, ils peuvent avoir la possibilité d’échanger avec d’autres entrepreneurs sur le secret de leur réussite. Une autre opportunité, c’est la facilité d’étranger ses activités dans tous les pays de la région des grands lacs qui sont proche de la ville de Goma.

Parmi les jeunes entrepreneurs qui ont réussit, nous pouvons parler de Mutaani Project. Mutaani Project a une radio (Mutaani Fm), un site web (www.mutaani.com ) et une maison de production (Mutaani Label). Initié par un jeune depuis près d’un an, cette entreprise a émergé. Elle a formé plus de 100 jeunes de la place en journalisme citoyen, diffuse des informations locales de la communauté et accompagne gratuitement les jeunes artistes musiciens de la place. L’un des jeunes qu’ils encadrent, Seigneur Amundala, représentera le pays au concours des jeunes anti-corruption au Brésil.

Il y a des jeunes qui s’activent et réussissent aussi dans le petit commerce, le domaine multimédia et même le monde humanitaires. Prenons l’exemple du parlement des jeunes de la RDC. Cette structure était crée par un jeune de Goma qui voulait aussi défendre les droits des jeunes délaissés. Aujourd’hui, c’est une structure qui a  réussit et participe même a des grandes rencontres des jeunes au niveau mondial.

Un autre jeune a crée son centre de formation en Anglais dans le district de l’Ituri, en province orientale. Il a mis en place son centre dans un milieu post conflit, où beaucoup des jeunes pensaient à rejoindre des groupes armés. Grace à son centre de formation, plus de 300 jeunes ont appris l’Anglais et d’autres ont aussi crée leurs propres centres dans la même ville. Cette liste n’est pas exhaustive.

Ces exemples montrent le courage des jeunes de l’Est de la RDC qui affrontent tous les obstacles et sont aujourd’hui entrepreneurs.

La seule question qui nous reste est de savoir les outils ou institutions dont ces jeunes entrepreneurs ont besoin pour émerger.

Au vu des difficultés soulevées dans les précédents paragraphes, la satisfaction de leur besoin nécessite une participation de toutes les couches de la communauté.

Ces jeunes entrepreneurs ont besoin d’un environnement assaini ; ce qui sous entend un système administratif sans corruption, ni tracasserie. Ceci leur permettra de tirer profit des bénéfices de leurs initiatives. Ceci implique aussi une machine judiciaire sans tendance ni discrimination de classe sociale. Des exonérations pour les jeunes entrepreneurs contribueront à l’accroissement de leurs entreprises.

Une fois que le système sera assaini, des séances de formation, de renforcement de capacité et d’échanges d’expérience seront opportunes. De cette façon, les jeunes auront une maitrise totale de l’entreprenariat et ne s’y lanceront plus en charlatan pour tâtonner. La qualité du service qu’ils rendront à la communauté se perfectionnera davantage et ça sera leur contribution au développement de leur milieu. Des campagnes de conscientisation et sensibilisation de la communauté boostera la confiance de cette dernière aux jeunes entrepreneurs. La société elle-même deviendra ambassadrice des jeunes entrepreneurs et promouvra leurs initiatives. Ces campagnes peuvent se faire la diffusion des spots et programmes sur cette problématique dans les médias. Des rencontres avec des organisations publiques, humanitaires et de la société civile renforceront l’impact des activités des jeunes entrepreneurs.

Il sera judicieux de bien sécuriser aussi leurs initiatives. Il est inutile d’entreprendre quelque chose aujourd’hui et demain matin on trouve tout volé. Ceci les oblige à faire une marche en arrière et à changer de vision.

Des institutions de consultance permanentes et accessibles à tous en entreprenariat rassureront les jeunes qui trainent encore leur pas. Ces institutions seront là comme des précepteurs pour accompagner et soutenir  les initiatives de ces jeunes entrepreneurs.

Au terme de ce tour d’horizon sur l’entreprenariat en milieu des jeunes de la ville de Goma, à l’Est de la RDC, que devons garder dans nos têtes ?

 

En guise de conclusion, plusieurs points essentiels sont à retenir. Dans ce travail, nous avons commencé par montrer le contexte qui pousse les jeunes à se lancer dans l’entreprenariat en République Démocratique du Congo. Il s’agit de l’irresponsabilité du gouvernement et son incapacité à résoudre les problèmes de sa population. En suite, nous avons abordé certaines des difficultés qu’ils rencontrent. Là, nous avons parlé des difficultés liés au système administratif et des difficultés liés à leur organisation personnelle. La société aussi peut poser problème en traitant ces jeunes d’inexpérimentés et en leur faisant pas confiance. A coté de ces difficultés sont aussi tant d’opportunités : La facilité de contacter des humanitaires sur place, l’accès facile à internet et la possibilité d’étendre ses activités dans d’autres pays de la région des grands lacs.

Nous avons aussi donné l’exemple de certains jeunes entre preneurs qui ont réussit. Nous avons fait allusion à l’initiateur de Mutaani Project, celui du parlement des jeunes de la RDC et à un autre jeune qui a crée son centre de formation en Anglais. Pour émerger, ces jeunes entrepreneurs ont besoin d’un système administratif assaini, sans corruption, ni tracasserie. Des séances de formation, de renforcement de capacité et d’échange d’expérience sont un besoin réel pour ces jeunes entrepreneurs. Des sensibilisations pour que la communauté leur fasse confiance et sécurise leurs initiatives mèneront à bon port leur croissance inclusive.

En fin, l’implantation des institutions permanentes de consultance devra intervenir pour accompagner et soutenir leurs initiatives.

Ceci permettra une croissance inclusive effective, ce qui bénéficiera à la communauté locale, en particulier, et au monde entier en général.

Par Gaïus Vagheni Kowene

LE PRINTEMP ARABE EN RDC

Des jeunes de la ville de Goma, à l’Est de la RDC sont déscendu dans les rues aujourdh’hui. Pour eux, la journée internationale de la paix était juste le contraire suite à la crise sécuritaire dans la province du Nord Kivu, crise causée par la rébellion du M23. Pendant leur marche pacifique, ces jeunes se sont vu dispercé par la police nationale congolaise qui a arreté 3 d’entre eux, qualifiant leur manifestation de trouble de l’ordre public.

Ces jeunes demandent la libération pure et simple de leurs collegues, considérant leur arrestation comme une atteinte à la liberté d’expression et la liberté de manifestation.

Goma, Gaïus Kowene, pour amkaafrika.mondoblog.org