#Yezzi: Signez pour la dignité de la femme Tunisienne

Depuis un moment, je m’intéresse au Maghreb. Bon, le Maghreb, oui, mais plus particulièrement a la Tunisie ?

Pourquoi la Tunisie ? Ben, parce que c’est là que se trouve le bureau régional du desk Francophone de l’Agence de Presse Turque, première agence à publier mes articles.

Mais, il n’y a pas que ça ! J’ai aussi beaucoup d’amis en Tunisie. Et un jour, une de mes amies en Tunisie a publié ce message.

Témoignage Harcelèmenet sexuel en Tunisie #Yezzi

Témoignage Harcelèmenet sexuel en Tunisie #Yezzi

 

Vu les commentaires, les Tunisiennes ont marre de ces scènes de Harcèlement sexuel. Malheureusement, la société trouve ça normal et donc… ne réagit pas ! Le gouvernement fait de même.

C’est des commentaires que l’idée de créer une pétition est venue ! Mais, attention ! On ne veut pas rééditer le printemps arabe ! (Je dirais l’invasion de la France et de la CIA au Maghreb).

On commence en ligne, ou la police ne peut pas tirer sur les signataires. C’est comme ça qu’a commencé ma première collaboration avec Baki Youssoufou, fondateur de wesign.it , une plateforme en ligne pour les pétitions.

Apres une discussion sur Skype, la décision de se lancer avec les autres web activistes Tunisiens est prise !

Le travail du texte en groupe des personnes vivant sur différents continents au même moment m’a rappelé l’édition du script de l’émission Atelier des Medias Spécial #MondoblogDakar.

Bon, assez parlé, comme ça!

On passe à l’essentiel !

La pétition s’appelle #Yezzi, mot arabe qui signifie « Assez ». L’objectif est d’inciter le gouvernement Tunisien à sanctionner de façon exemplaire les auteurs du Harcèlement sexuel.

Je vous invite donc à signer avec moi cette pétition et la faire signer par vos proches.

Dénoncez ces genres de débordement sur les réseaux sociaux avec le hashtag #Yezzi !

Allez, à vos claviers !

Merci !

Racisme : « Si vous êtes singes, pas moi! »

Par Gaius Kowene

Le web est pourri d’images de « Noirs » ou de personnes qui prétendent « compatir avec les Noirs » victimes du racisme. La règle consiste à se faire photographier en train de manger une banane, se référant à l’acte d’un footballeur (c’est qui même?) quand un spectateur lui a jeté une banane en plein match de football. Un acte que beaucoup ont considéré comme raciste.

La philosophie derrière est de dire « Oui, je suis un singe. Ça change quoi ? »

Mon frère Serge Katembera n’a pas traîné pour s’insurger contre. Il a rapidement publié un article court expliquant pourquoi il ne soutient pas ce mouvement spontané derrière lequel se cache une grosse mafia publicitaire !

Là, n’est pas mon problème !

Moi, je veux mettre un peu plus d’accent sur le « suivisme » et l’image naïve de l’homme noir que cette campagne promeut !

Pour être clair, vous croyez combattre le racisme en faisant sa publicité ! Paradoxal, non ?

Personnellement, je n’encourage pas les gens à nier leurs origines au nom de l’unité. J’aime bien l’unité dans la diversité. J’ai réfléchi à une question que le lyriciste français (d’origine haïtienne) Kery James a posé dans sa chanson Post Scriptum :

« On m’a dit que l’union fait la force. Mais qui fera l’union dans ce pays où les moutons se comptent par millions ? »

Je souligne les moutons, ce qui, à mon avis, symbolise tous ces gens qui ne sont là que pour suivre des choses sans y réfléchir. Franchement, pour qu’une lutte aboutisse, elle doit être pensée.

Mais, là, aucun objectif, aucune stratégie, aucun indicateur pour mesurer l’impact : bref, tel a fait ça, j’imite bêtement. Ça s’appelle le mimétisme social.

Ça me révolte souvent de voir les gens justifier leurs conneries par des causes pour lesquelles d’autres ont versé leur sang !

Pensez-vous, vraiment, que Harriet Tubman, passerait son temps à se prendre en photo avec des bananes au lieu de penser à une stratégie de lutte concrètement réaliste?

Petite parenthèse : le révolutionnaire sénégalais Didier Awadi a dit « Ce n’est pas parce que tout le monde se lève contre le « mur de la honte » que je devais faire autant. Nous avons des problèmes beaucoup plus importants. » Fermez la parenthèse.

Quelqu’un qui est dans une lutte sait ce qu’il fait et ce qu’il veut (pour répéter le chant des partisans en France). Je crois que nous devrions passer plus de temps à réfléchir sur notre responsabilité sociale collective que de nous mêler  de conneries sans queue ni tête. Plus vous vous photographiez en disant je suis singe, plus vous devenez naïf et ne combattez pas au vrai sens du mot ! Vous acceptez, au contraire, une certaine domination mentale des racistes.

C’est quand même bête que ce soit des racistes qui vous commandent dans votre lutte contre le racisme. Ne vous laissez pas coloniser, mes frères !

Je parlais aussi de l’image du Noir. Cette image d’un faiblard,qui ne sait même pas se battre pour ses droits et qui se montre « gentil » en suivant docilement les ordres de son maître.

C’est exactement cette image que vous véhiculez !

Pourtant, je connais l’histoire du peuple noir ! C’est un peuple qui a toujours sût organiser ses résistances. Pas des fainéants experts en Selfie !

Je vous ai tantôt parlé de Harriet Tubman, vous connaissez peut-être Patrice Lumumba, Thomas Sankara et les autres !

Ce ne sont pas des naïfs, quand même !

Pourquoi lancer au monde entier un message qui sabote leur sacrifice?

Je ne veux pas être un prophète du malheur, mais je voudrais bien que vous me disiez un jour l’impact de vos photos avec bananes.

Je n’ai rien contre Davi et je ne lui reproche pas d’avoir mangé cette banane. Ça n’engage que lui !

Mais, je ne tolère pas qu’on puisse salir l’image d’un peuple courageux en se laissant avoir dans des pièges racistes.

Au lieu de parler « Unité », tout le monde parle maintenant racisme ! Au lieu d’entreprendre des actions concrètes à double impact, on fait le con avec une banane.

Si vous, vous êtes singes, c’est votre choix. Mais, moi, en tout cas, je ne le suis pas !

Je vais continuer à manger des bananes comme je les ai toujours mangées, sans tapage. Après tout, manger une banane n’a jamais été synonyme de devenir singe. A moins que vous ne vouliez que ça le devienne. Dans ce cas, inventez votre dictionnaire !

Mon appel aux jeunes leaders de demain est de puiser leurs inspirations des personnes qui ont lutté valablement et ont apporté quelque chose de nouveau. Pas en excellant en suivisme comme des moutons, oubliant ainsi d’entreprendre des actions concrètes !

C’est mon avis, mais, si vous voulez aussi exprimer le vôtre, sentez-vous libre de le faire en commentaire.

RDC : ces victimes de la guerre assoiffée de justice

Accusé d’avoir commis 3 chefs des crimes contre l’humanité et 7 des crimes de guerre en Ituri, Germain Katanga saura Vendredi s’il est coupable ou non. Au pays, des victimes réclament justice.

Germain Katanga à la CPI en 2007 (Crédit photo: flickr CPI)

Germain Katanga à la CPI en 2007 (Crédit photo: flickr CPI)

Par Gaius Kowene

La cours pénale internationale, CPI, prononcera ce Vendredi son jugement contre Germain Katanga, ancien commandant de la milice FRPI (Forces de Résistance Patriotiques en Ituri), dans l’Est de la RDC. La justice internationale le soupçonne d’avoir commandité le massacre d’environs 200 personnes à Bogoro, l’utilisation des enfants soldats, la réduction en esclavage sexuel, etc… pendant les conflits inter-ethniques de 2003 en district de l’Ituri.

Des survivants de ces tueries disent attendre avec impatience ce jugement.

Princesse Bendela, la vingtaine, a perdu sa grand-mère dans cette guerre. Au vu de sa morphologie, des miliciens l’ont abattu, croyant qu’elle appartenait à l’une des tribus sur leur liste noire. Cette image est restée gravée dans sa tête. « Je n’avais que 9 ans à l’époque, se souvient-elle. Je regardais à partir de la fenêtre quand le milicien a coupé la nuque de grand-mère avec une machette. C’était horrible ! Je n’oublierais jamais ça ! »

Mais Serge Mirembe, qui a aussi vécu cette guerre, a une crainte. « Certains politiciens au pouvoir étaient derrière ces milices et sont à l’aise dans la capitale Kinshasa, explique-t-il. J’ai peur que le gouvernement ne les protège dans l’impunité pour toujours. »

Au fil des années, le gouvernement Congolais a gratifié des seigneurs de guerre au nom de la paix et de la cohésion nationale. Il leur accordait ainsi l’amnistie totale, l’intégration dans l’armée, la reconnaissance des grades et même des postes dans le gouvernement. Une pratique qui a favorisé la prolifération des groupes armés dans l’Est de la RDC.

En janvier dernier, la RDC a signé des déclarations de Nairobi (Kenya) pour officialiser la fin de la rébellion Mouvement du 23 Mars (M23).

Dans ces déclarations, le gouvernement est resté catégorique sur son refus d’accorder une amnistie générale à tous les membres de ces groupes armés. « Les chefs rebelles auteurs des crimes graves devront en répondre devant la justice Congolaise ou internationale » a insisté François Mwamba, chargé de suivi de l’Accord Cadre d’Adis Abeba.

Les artistes Congolais n’en sont pas du reste. Mack El Sambo, l’une des grandes figures du reggae au Nord Kivu, prépare un album sur ce sujet. « Plus jamais par les armes» c’est le titre de la chanson qui appelle le gouvernement à ne pas refaire les erreurs du passé.

« Quand des gens font des bonnes choses, le gouvernement ne les récompense pas, regrette-t-il. Alors pourquoi récompenser quelqu’un qui a tué ses frères, violés ses mères et détourné les minutions de l’armée ? »

Au total, 5 Congolais ont été accusés crimes de guerre et crimes contre l’humanité par la Cours Pénale Internationale.

Le tout premier condamné de la CPI, Thomas Lubanga, purge sa peine pendant que Mathieu Ngudjolo a été acquitté. Le procès de l’ancien vice-président Jean Pierre Bemba et celui du « Terminator » Bosco Ntaganda se poursuivent à la Haye, siège de la CPI.

RDC: 3 clés pour combattre l’ impunité

Comment lutter efficacement contre l’impunité en RDC?

Par Gaïus Kowene

Ida Sawyer, dans le bureau de Human Rights Watch à Goma, RDC (Crédit photo: Gaius Kowene)

Ida Sawyer, dans le bureau de Human Rights Watch à Goma, RDC (Crédit photo: Gaius Kowene)

Ida Sawyer, chercheuse Senior de Human Rights Watch au Congo, parle des défis que la RDC doit relever pour lutter contre l’impunité. Il s’agit du budget insuffisant accordé à la justice, la Couverture dont bénéficient certains proches du pouvoir et l’installation des chambres mixtes spécialisées.

Ida Sawyer devant la caméra de Gaïus Kowene

Selon vous, quoi d’autre devrait être fait pour mettre fin à l’impunité en RDC?

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RDC: l’armée, en toute impunité

RDC: le combat d’une Congolaise contre l’impunité

Suggestion des ONGs Congolaises sur les chambres specialisées

Je slam pour Ghislaine Dupont et Claude Verlon

RFI en deuil

RFI en deuil

Je ne voudrais pas laisser mes larmes couler dans moi!

Ma douleur est énorme et je suis en émoi !

Je les connais de nom et seulement de voix

Je n’ai jamais eu la chance de les voir

Des lâches pions manipulés les ont abattus !

Sabotant toutes ces années qu’ils ont combattu !

Pour moi, Ghislaine Dupont, tu restes vivante !

Je pleure Claude Verlon, j’ai une colère ardente !

Je dois avouer qu’au départ je ne l’ai pas accepté !

Je croyais à un canular, mais excepté

Que ce n’était pas poisson d’avril, donc, le monde a perdu !

Au nom de la religion ? Non ! Cette voie est tordue !

Je n’ai que mon papier et un stylo pour vous venger

Je dirais sur mon blog combien je suis rongé !

J’imagine la peine que ressentent les familles !

J’imagine le vide que ressentent les amis !

Je regrette de n’avoir pas pu vous dire au revoir

Mais vous restez en vie dans ma petite mémoire !

5 points clés du discours de Joseph Kabila au Congrès Congolais

Joseph Kabila, président de la RDC (Crédit photo: radiookapi.net)

Joseph Kabila, président de la RDC (Crédit photo: radiookapi.net)

Le président de la RDC, Joseph Kabila a répondu aux recommandations des concertations nationales dans un discours qui a duré plus d’une heure devant le congrès.

Dans la salle, on notait la présence de deux invites spéciaux : le président Denis Sasu du Congo Brazza et Nkosazana Zuma, chef de la commission de l’Union Africaine.

J’ai choisi pour vous 5 points qui donnent ce que je crois être l’essentiel de ce discours. Je les place ici dans l’ordre chronologique (pas de pertinence).

1. Lutte contre les violences sexuelles

Le président de la République démocratique du Congo a promis de s’investir personnellement dans la lutte contre les violences sexuelles et l’utilisation des enfants soldats. Il nommera ainsi très prochainement un représentant spécial pour s’assurer que les auteurs de ces crimes contre l’humanité et crime de guerre soient poursuivis.

2. Mesure de grâce et ouverture politique

Dans son discours, le président Joseph Kabila a dit avoir signé le matin même une mesure de grâce pour tous les prisonniers politiques. Son objectif: recréer un climat de confiance entre les acteurs politiques.

Ceci va de pair avec son ouverture politique qui sera concrétisée par la création d’un gouvernement d’union nationale. Des membres de l’opposition, de la majorité présidentielle et de la société civile pourront ainsi se mettre ensemble et « prendre du miel du pays ».

3. Imposer le respect du genre et de la parité

Le président de la république a proposé que pendant les élections, les parties politiques présentent une liste des candidats avec 30% des femmes. Sauf qu’être candidate n’est pas la garantie d’être élue. C’est comme ça qu’il demande d’étudier la possibilité de voir comment rendre un siège par circonscription électoral obligatoire pour une femme.

4. Pas d’affairisme ni d’enrichissement illicite

« Quand il faut servir le drapeau et les affaires, le premier finit par en partir », pense Joseph Kabila. Pour lutter contre l’affairisme des militaires ou policiers, la corruption et l’enrichissement illicite des membres du gouvernement, le président Congolais nommera prochainement un conseiller spécial pour s’en charger.

5. Décentralisation progressive

Plusieurs fois, la question de la décentralisation créé des grognes au sein des populations. Joseph Kabila a promis de procéder de façon progressive à l’autonomisation des provinces.

Il compte éradiquer les groupes armés Congolais et étrangers et aussi accorder une attention particulière aux personnes vivant avec un handicap, comme les personnes âgées.

Lire l’intégralité du discours de Joseph Kabila

 

Dix athlètes congolais disparaissent en France : à qui la faute?

« Je viens d’apprendre que des athlètes congolais se rendront en France pour les Jeux de la Francophonie. Sans m’interroger sur leur performance, je me demande déjà combien vont rentrer au pays».

Voila une question que posait il y a peu mon Senior Cédric Kalonji sur son mur Facebook.

Athletes Congolais

Ce n’est plus un secret, au totale 10 athlètes congolais partis aux Jeux de la Francophonie ont disparu. Il s’agit de toute une équipe féminine de Basket (7), deux cyclistes et un footballeur.

« Nous allons les chercher parce que nous avons leur passeport », se consolait le chef de la délégation.

Pourquoi ils se volatilisent dans la nature ?

Cette énième disparition des Congolais en Europe, est-elle une preuve de plus pour que la Maison Schengen refuse aléatoirement des visas a tout Congolais qui veut se rendre en Europe ?

Je voudrais bien commencer par le début du commencement. D’où viennent les idées de s’échapper et rester sans papier en Europe ?

Mon Senior Cédric Kalonji a parlé des pressions familiales et celles de l’entourage dans son kit de survie pour sans-papiers. Ceux qui auront un peu de temps peuvent y passer.

Mais, moi je voudrais bien m’attaquer a la racine du problème et me pose la question : pourquoi la famille ou les amis mettent-ils la pression à ceux qui partent en Europe pour y rester à n’importe quel prix ?

La responsabilité de la Maison Schengen

Certains le trouveront peut être illogique, mais moi, j’aimerais bien blâmer la Maison Schengen. Cette maison ayant une représentation à Kinshasa traite les demandes de visas avant de les envoyer à l’ambassade. Question de limiter la migration clandestine et dénicher des potentiels Ngulu (Ndlr : des sans-papiers confirmés ou candidats).

Toutefois, cette maison traite (ou presque) les demandes des visas des Congolais avec beaucoup de subjectivité et préjugés raciaux. A Kinshasa, avoir un visa Schengen, c’est comme avoir un billet d’avion d’Air Ciel pour t’emmener chez Dieu. Voilà où je m’attaque a la Maison Schengen.

Elle a construit un mythe autour de l’Europe et du visa. Sans parler des complications qu’il faut pour avoir ce visa, la Maison Schengen prédispose les Congolais à s’échapper une fois en Europe.

La loi d’attraction stipule : « Plus tu penses a quelque chose, plus tu l’attires vers toi ». Voila, quoi ! Des pauvres basketteuses innocentes n’ont aucune idée de ce que c’est être un sans-papier. Elles n’ont aucun plan pour s’y prendre et réussir sans se faire avoir.

Mais, quand on les informe que leurs amis n’auront pas le visa parce qu’ils pourront disparaitre en Europe, eh bien, ca éveille leur curiosité !

« Ah bon ! Donc, une fois arrivé on peut se volatiliser dans la nature et devenir mikiliste (Ndlr : habitant de l’Europe ou de l’Amérique) ! ».

Elle commence à prêter oreille aux commentaires des connaisseurs du quartier. Ces derniers vont la convaincre que rentrer au pays, c’est « rentrer en faire après des vacances au paradis », comme l’a expliqué Cédric.

Eh oui, Ils ont raison. S’ils savent qu’on peut y aller et rentrer aussi facilement qu’on part à Brazzaville, ça n’aurait aucun sens pour eux d’y rester. Mais, quand ils savent qu’obtenir ce visa n’est pas chose facile, c’est logique de ne pas risquer en rentrant au pays sans garantie d’obtenir le visa prochainement.

Priver tous les Congolais des visas pour l’Europe ?

Je ne suis d’accord avec ceux qui pensent qu’il faut priver tous les Congolais de leur droit inaliénable de libre circuler suite au comportement de ces athlètes. Ceci reviendrait à vouloir punir tous les Allemands pour les massacres d’Hitler. C’est comme vouloir punir tous les Ougandais pour les crimes d’Idi Amin. C’est comme vouloir détester tous les Européens suite aux bavures de la seule Maison Schengen !

Voir la demande de visa d’un Congolais et directement en conclure qu’il ne reviendra est une violation flagrante et grave des droits de l’homme. C’est au contraire renforcer le mythe sur l’Europe et éveiller la curiosité de beaucoup à tenter l’expérience.

Ce que la Maison Schengen devrait faire

Mon conseil à la Maison Schengen : « Laissez le Congolais venir voir ce qu’est la vie en Europe. Laissez-le venir voir combien des chômeurs il y a en Europe. Laissez-le venir voir de lui-même quel genre de travail ses frères sans- papiers font pour gagner un peu d’argent. Laissez-le venir vivre de lui-même cette prison dans laquelle les sans-papiers s’enferment pendant des années pour éviter d’être repérés par police.

Enfin, laissez-le rentrer au pays voir comment ceux qui sont rentrés ont investi, gagnent beaucoup d’argent et vivent l’Europe chez eux.

Vous aurez réglé le vrai problème sans pénaliser inutilement tous ceux qui ratent des bourses d’études, des conférences, des spectacles d’art, des échanges interculturels, etc. »

Je rappelle que ma pétition pour demander à la Maison Schengen de ne pas priver aléatoirement des innocents des visas est toujours en cours. Si vous connaissez l’histoire de quelqu’un qui a raté une grande opportunité suite à cette discrimination raciale de la Maison Schengen, Merci de signer et faire signer la pétition #StopSchengen visa facile pour tous.

Nous ne demandons pas la fermeture de la Maison Schengen ou la suppression des visas vers l’Europe. Ce que nous réclamons, c’est la dignité, le respect que nous méritons !

Par Gaius Kowene

Bravo ! Kery James désillusionne les jeux de la Francophonie 2013

Kery James a interpreté sa chanson Banlieusard aux jeux de la Francophonie à Nice: Victoire de la banlieu, indignation des politiques.

Le rappeur Kery James (Source: Nice matin.com)

Le rappeur Kery James (Source: Nice matin.com)

Samedi soir à Nice, France, s’ouvrait les jeux de la Francophonie en présence des grandes personnalités dont le président Français François Hollande. Les organisateurs ont invité des artistes influents pour colorer la soirée. Mais, le rappeur Français d’origine Haïtienne, Kery James, les désillusionne !

Tout le monde, plus particulièrement les organisateurs, s’attendent à ce que Kery James utilise son talent de Lyriciste Conscient pour les caresser les oreilles. Toujours engagé, Kery James trouve plutôt une tribune efficace pour dire à la France ses vérités.

Sur scène, Kery James interprète la chanson « Banlieusard » ou la phrase « On n’est pas condamné à l’échec » revient souvent. Le président Hollande tout comme sa ministre Yamina Benguigui se retrouvent face à ce que craignaient leurs détracteurs de l’UMP. Kery James applique à la lettre les premières paroles de la chanson qui sont: « Ceux (les Banlieusard) qui ne font pas toujours ce qu’on attend d’eux et ne disent pas toujours ce que l’on veut entendre d’eux ».

Le lyric de la chanson Banlieusard encourage les jeunes à une révolution positive. Des paroles qui gênent comme : « Le système ne m’a rien donné, j’ai du le braver. [……] Mais, l’espoir ne m’a jamais quitté. En attendant des jours meilleurs, j’ai résisté. Je continue encore. Je suis le capitaine dans le bateau de mes efforts. »

Eric Ciotti de l’UMP s’est indigné sur Twitter

Mais, son indignation ne fait pas l’unanimité en France! Une certaine opinion l’accuse de n’avoir pas lu le lyric avant de commenter. Ce texte ne se limite pas qu’ à montrer les failles du Système (qui sont du reste vraies). Il incite les jeunes à se révolter en construisant, pas en détruisant !

Il n’y a pas que Kery James qui a mis à nu les bavures de la France et alliés. Les organisateurs eux même l’ont fait en exposant publiquement leur manque de sérosité. Au départ, la Maison Schengen a rétracté ses griffes en offrant des visas à la première composante de la délégation Congolaise aux jeux de la Francophonie.

Mais, comme le dit un dicton Africain, « Le chien ne peut jamais éternellement cacher sa queue ». Sur 105 demandes de visas, 64 ont été accepté (merci quand même, c’est plus que 50%), mais, 41 refusés. Ces refus de visas sont souvent basés sur des préjugés raciaux non fondé du genre : « Si nous leur donnons le visas, ils vont disparaitre et ne reviendront plus ». Quelle obscénité !

Depuis quand cette maison a-t-elle des devins pour lire la pensée des Africains ?

Pour leur rappeler d’être « Objectif » dans leur travaille, j’ai initié une pétition contre la subjectivité de la Maison Schengen et sa discrimination dans les traitements des demandes de visas. Signez et faites signer #StopSchengen Visa facile pour tous.

Par Gaius Kowene

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RDC – Culture: Le meilleur du #SKIFF2013 à Goma

Le groupe de danse Arsenic Dance Crew sur scène au #SKIFF2013 (Crédit photo: Yolé!Africa)

Le groupe de danse Arsenic Dance Crew sur scène au #SKIFF2013 (Crédit photo: Yolé!Africa)

Du 05 au 14 Juillet 2013, le centre Yole!Africa a organisé  à Goma la 8eme édition du Salaam Kivu International Film Festival, SKIFF, sous le thème Uhaki – Justice. Des ateliers de formation aux projections quotidiennes des films, en passant par la compétition de danse, toutes les activités de ce festival rassemblaient du monde. (Programme officiel)

 

Regarder une video qui parle du SKIFF

 

Une diversité des  invités spéciaux

Présentation des invités spéciaux pendant la soirée d'ouverture du #SKIFF2013 (Crédit photo: Yolé!Africa)

Présentation des invités spéciaux pendant la soirée d’ouverture du #SKIFF2013 (Crédit photo: Yolé!Africa)

Ce festival a reçu des nombreux invités spéciaux venu des différents pays. Nous citons par exemple le Cinéaste Canadien Matthieu Roy dont le film Surviving Progress était en vedette dans la soirée d’ouverture, La journaliste Canadienne Fawzia Fall qui a animé des ateliers de radio journalisme, le Français Alain Canonne qui y a accompagné le rappeur Congolais Lyke Mike, l’activiste Kenyan Ndungi Githuku qui a présenté des films Kenya et a eu un concert avec live avec le Rwando-Jamaicain Natty Dread, le chorégraphe Ougandais Rogers Massaba qui a formé les jeunes en danse, etc… Difficile de finir la liste sans parler de l’artiste comédien Congolais Mira Mikanza dit Koko Swing qui a plusieurs fois égayé le public. Les cinéastes Américains Lynn True et Nelson Walker, organisateurs du festival Congo in Harlem, ont formé en film documentaire.

Des rencontres enrichissants

Des participants à la rencontre Approche de l'autre pendant le #SKIFF2013 (Crédit Photo: Ndungi Githuku)

Des participants à la rencontre Approche de l’autre pendant le #SKIFF2013 (Crédit Photo: Ndungi Githuku)

Des rencontres d’échanges étaient aussi de la partie. C’est le cas de « L’approche de l’autre » qui s’est focalisée sur la question de savoir si la justice était liée à la paix dans le contexte de la RDC. Des membres des différentes organisations de la société civile ont participe a ces échanges répondant par l’affirmative a la question. Pourquoi ?

L’impunité ne se fait plus chercher en RDC. « Il ne suffit pas de condamner l’actuelle impunité en RDC en oubliant d’où elle est venu », fait remarquer Petna Ndaliko, fondateur du centre Yolé!Africa et directeur artistique du festival. Fidel Bafilemba, activiste et chercheur chez Enough project explicite cette remarque. « Le roi barbu Belge Léopold 2 a coupé les mains des Congolais et les a massacré, explique-il. Mais, il est resté impuni. L’Union Européenne l’a plutôt récompensée en installant son siège à Bruxelles. » Parmi les participants, on note la présence de l’abbé Roger Mpongo venu de Bukavu, en province du Sud Kivu.

Une autre rencontre du genre, le « Nyavu congress ». Ce réseau d’artistes et activistes de la région des grands lacs a été l’occasion de passer en revu les activités des initiatives membres dont Amka Afrika.

Des films captivants

Pendant la soirée Kenyane, 2 des 3 films projettes ont captive le public. Il s’agit de Nairobi Half life de Tosh Githonga et de « In search of my father » de Ndungi Githuku. Le premier film décrit l’histoire d’un jeune villageois qui rêvait de devenir acteur et atteindra ce rêve malgré les difficultés impossibles. Le deuxième accompagne Marie, la fille de J.M Kariuki, qui va rencontrer des personnes qui connaissait son père avant qu’il ne soit assassiné par le pouvoir de Moi Kibaki.

Pochette du film Mabele na biso lancé officiellement le Mercredi 10 Juillet 2013 pendant le SKIFF (Crédit photo: Gaïus Kowene)

Pochette du film Mabele na biso lancé officiellement le Mercredi 10 Juillet 2013 pendant le SKIFF (Crédit photo: Gaïus Kowene)

Le moment spécial de ce festival, le lancement officiel du documentaire Mabele na biso (Ndlr : Notre terre) de Petna Ndaliko. Ce film parle d’une radio financée par les cotisations de la population locale, pour donner matière à réflexion sur la notion de l’indépendance sans mentionner le colonisateur. S’en est suivi un débat houleux sur l’aide humanitaire et son impact en RDC. Les participants ont décrié le caractère perpétuel de l’assistance humanitaire qu’ils ont qualifiée d’un business lié à celui de la guerre.  « Nous ne sommes pas la pour résoudre les problèmes de ce pays, riposte Caroline Peguet, humanitaire paneliste au débat. Notre travail se limite à soulager les souffrances humaines et à répondre aux urgences en cas de guerre ou de catastrophe naturelle. »

Le local devient l’international

La soirée Congo film Focus a mis à l’honneur 6 films de la ville de Goma. Rich boys, l’exemple de Moimi Wezam sensibilise sur la considération des personnes handicapés, Ca m’apprendra de Franc Escargot met en garde les parents qui portent plainte précipitamment contre les amants de leurs filles sur base des imaginations. Les internautes d’Abdoul Bahizi expose la problématique d’accès à l’internet dans la ville de Goma pendant que Scenario de Muhindo Abraham montre le passage du rêve à la réalité. Le film Plus jamais de Richard Thumito sensibilise les maries a la fidélité conjugale et Sara de TD Jack peint le portrait d’une fille débrouilleuse aux ambitions gigantesques.

A la fin de la compétition de danse, les 3 meilleurs groupes de danse de l’année sont : Rihna Crew, Magic Dance et Street Dancers.

La cérémonie de clôture se tient ce Dimanche 14 Juillet 2013 au centre Yole!Africa. Des jeunes musiciens talent de la Jam session monteront sur scène suivi de Mira Mikanza pour sa comédie. Ensuite, les formateurs et étudiants feront une restitution de ce qu’ils ont fait pendant les 10 jours de festival.

Par Gaïus Kowene

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MIGRATION : Un blogueur Congolais pétitionne contre la Maison Schengen

Le blogueur Congolais Gaïus Kowene, qui anime le blog Amka Afrika appel tous les internautes à signer  et à faire signer la pétition #StopSchengen : Visa facile pour tous.

Bannière de la pétition #StopSchengen: Visa facile pour tous

Bannière de la pétition #StopSchengen: Visa facile pour tous

Instigateur de la pétition, Gaïus veut persuader la Maison Schengen à revoir sa façon de traiter les demandes de visa Européens déposées par les Africains.

‘’Refuser le visa aux Africains sur base des préjugés raciaux  est immoral,’’ dit-il avant de renchérir : ‘’ Cette pratique bloque le partage d’expérience entre l’Afrique et Europe. Elle encourage la migration clandestine en créant une crise de confiance en la Maison Schengen.’’

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Dans un communiqué de presse, Gaïus Kowene explique que l’objectif de sa pétition n’est ni d’exiger la fermeture de la Maison Schengen, ni la suppression des visas entre l’Afrique et l’Europe.

Convaincre la Maison Schengen à traiter avec sérieux les demandes de visa des Africains et rembourser l’argent pour les visas refusés est sa seule visée.

Tout le monde peut signer cette pétition en tapant dans Google #StopSchengen pétition visa facile Africain

Amka Afrika