Nous avons marché sur Bangkok, non, plutôt Abidjan! (Partie 2)

Ce billet la suite d’un premier publié sur ce blog. Vous pouvez le lire ici.

Ville d'Abidjan bue depuis l'Université Félix Houphouet Boigny (Crédit photo: Gaius Kowene)

Ville d’Abidjan bue depuis l’Université Félix Houphouet Boigny (Crédit photo: Gaius Kowene)

Par Gaïus Kowene

Abidjan c’est Bangkok

Cette journée là, nous nous sommes pilonnés la tête avec des termes de sécurité numérique un peu complexe et des exercices qui cassent les nerfs (mais, formidables, au finish). Avec Salma, nous avions décidé de sortir, aller manger dehors, question d’aérer son cerveau et découvrir Abidjan.

Heureusement pour nous, nous avions la bonne adresse : Riviera 2. Il suffisait d’une dizaine des minutes de marche pour sortir de l’enclos de l’Université Félix Houphouet Boigny, un taxi jaune ou rouge (la différence entre les deux est que les jaunes ne quittent une commune et coûtent moins par rapport au rouge) et nous y voilà !

Sur place, l’ambiance rappelait les descriptions des villes dans des romans Africains. En faisant un tour dans le coin, nous découvrons Bangkok. Ah…. Oui, le Bangkok qui ne se trouve pas en Thaïlande. Sur quoi se sont-ils basés pour l’appeler ainsi, je ne sais pas. Coup d’œil à l’intérieur, des filles Ivoiriennes (je présume) à la peau dépigmentée et aux mèches brésiliennes y attendaient, visiblement, des potentiels clients en quête de quelques minutes de plaisir. Comme la musique était trop basse et ne nous a pas plus, nous sommes sortis pour commander notre nourriture : Aloco (frites des bananes plantains), poissons et viande de mouton appelée localement Shukuya.

« Ne mettez pas de piment dans notre nourriture » – Salama instruisait la vendeuse qui s’est empressée de répondre :

« Oui, je vais seulement mettre un peu. »

« Non ! Pas question ! N’y mets pas même ce peu là. »

La vendeuse ne comprenait pas pourquoi nous insistions sur « pas de piment. »

C’est là qu’intervient l’histoire au tout début de cette série d’articles.

Un bon Dimanche, nous sommes sortis manger à endroit appelé Maroc, à Youpougon. C’est l’un des quartiers chauds d’Abidjan. Comme nous avions déjà l’expérience du piment ivoirien, nous avions demandé que notre cuisinier n’en mette pas dans notre poulet. Il a promit de mettre « juste un peu. »

Haaaaa !!!!! Si je vous dis que c’est ce « juste un peu » la qui m’a fait couler des larmes, de la morve et m’a fait pleurer comme un idiot. Eugène et Salma qui étaient avec moi ce jour là se souviennent bien de ce qui s’était passé. Depuis, nous avions juré d’exiger une nourriture sans piment. Pas même le « juste un peu » en tout cas, plus jamais !

Voila ce qui justifie pourquoi Salma insistait chez cette vendeuse de ne pas mettre de piment, pas même un peu.

Nous irons donc patienter notre commande a l’étage pour avoir une vue sur la route principale. Nous traversons un hangar en bas ou des tables sont entassées, on dirait des abeilles dans une ruche. Et….. Comme par surprise….. un asiatique y mange la nourriture locale !

Voilà ! Il ne manquait plus que ça pour confirmer que nous sommes bel et bien à Bangkok. Et j’ai choisi ça comme thème parce que pour beaucoup, tout le monde à l’apparence asiatique est forcement « Chinois. » Selon un livre que j’ai lu récemment, certains (qui ne sont pas chinois) se sentent frustrés d’être identifié ainsi. Donc, il existe aussi des Cambodgiens, des Malaisiens, des Birmans, des Thaïlandais, etc… Tous ne sont pas chinois !!!!

Nous avons donc marché sur Bangkok à Abidjan, parce que sur la lune c’était déjà fait (pas par nous, bien sur).

La marche ne s’arrête pas ici. Je suis parti nager à la plage de Grand Bassam dont j’ai tant entendu parlé et admiré des photos des mondoblogueurs venus ici l’année précédente. L’expérience était superbe et le jus frais des coco aussi succulent. Et… en voyant des déchets à coté de la plage, j’ai eu l’idée folle de créer (a l’avenir) une entreprise qui se chargerait de récolter ces déchets pour fabriquer des objets d’art a vendre aux touristes qui viennent a la plage. Je ne suis pas sur de pouvoir le faire, mais, j’encourage quiconque connais quelqu’un qui a les moyens et le courage de s’engager !

Que des bons souvenirs d’Abidjan !!!!!

>>>>>>>>>>> (re) Lire la première partie de ce billet

Nous avons marché sur Bangkok, non, plutôt Abidjan! (Partie 1)

Dans ce billet, je retrace les moments forts de ma visite à Abidjan pendant la dernière semaine de Juillet 2015.

Par Gaïus Kowene 

Gaius Kowene à Abidjan

Gaius Kowene à Abidjan

Au départ, je croyais être le seul à m’être fait sharié par le piment Ivoirien dans cette sorte de restaurant-buvette, plein à craquer, en majorité, par des couples venus se régaler ce weekend.

« C’est comme si des larmes vont couler de mes yeux » ai-je murmuré à Eugene et Salma, assis à mes cotés.

Comme j’essuyais la morve que ce piment venait de me soutirer par la force, on était tous 3 presqu’entrain de verser des larmes. C’est là que notre sauveur est venu : une longue baguette de pain à moitié sèche. Mais, comment je suis arrivé ici ?

Tout est parti d’un voyage précédent dans la même ville où j’étais invité à couvrir le Forum de la société civile pendant les Assemblées Annuelles de la Banque Africaine de Développement, BAD en sigle. Quand je parle de couvrir ici, c’est plus dans le sens de couverture médiatique. Sauf que dans mon cas, c’était sur mon blog et mes profils sur les médias sociaux.

La veille de mon départ, mon ami et frère Cyriac Gbogou m’a amené faire un tour au village, un espace de travail collaboratif dont j’ai suivi la récolte des fonds en ligne pendant longtemps.

Je n’en ai pas l’habitude, mais, ça m’arrive parfois de jeter un coup d’œil sur l’écran d’ordinateur de quelqu’un. C’est ce qui m’a parmi de voir un appel à candidature pour une formation en sécurité numérique. Il m’a filé le lien, j’ai postulé et boom, j’étais sélectionné.

Le retour à Abidjan

Je suis donc rentré à Abidjan comme un petit « expert » (lol… je sais que je ne le suis pas) parce que je connaissais déjà le traditionnel Akwaba. Vous savez ce que ça signifie ? Non ? Alors, je vous ai eu ! Akwaba signifie bienvenu.

Première chose à faire, réactiver le contact avec mon compatriote Eugene, fondateur et gestionnaire du populaire groupe Facebook congolais Parlons-en. Eugene est le mec à contacter si tu veux comprendre certaines choses qui ne se comprennent pas. Un exemple ?

« Pourquoi ici beaucoup des garçons urinent sans se gêner comme ça sur la route ? » « Comment se fait-il que ce type n’a pas respecté les codes de la route mais il se donne le courage de nous crier dessus ? »

Bon, ne me traitez pas assez rapidement d’un Afroinsolent ou Afropessimiste (je crois que mon ami Aphtal sait ce que ça signifie).  Il y aussi beaucoup de bonnes choses que j’ai expérimenté à Abidjan. Le jus de gingembre, par exemple, le gros poisson à l’aloco (frites des bananes plantains) et tout ça.

La rencontre avec des collègues mondoblogueurs

L’une des meilleures choses que j’ai eues la chance d’avoir a Abidjan, c’est la présence de Salma, la tigresse camerounaise que j’ai rencontré pour la première fois deux ans plus tôt pendant la mondoformation à Dakar, au Sénégal. Ce qui a perfectionné la combinaison, c’est bien sur des têtes bien faites d’autres amis mondoblogueurs comme le toujours présent Moussa Bamba, l’insaisissable Kahofi Suy, et mon philosophe préféré Ladji Siratigui. Je vous épargnerais des discussions très enrichissantes que nous avions eues sur la blogosphère francophone en Afrique.

D’accord, juste un petit extrait : nous avions par exemple apprécié le fait que beaucoup de mondoblogueurs de la nouvelle génération sont assez cru quand il faut l’être (chapeau bas, les gars, même si vous me faites un peu peur) ; nous avions aussi aimé le fait que beaucoup de blogueurs commencent à prendre leurs blogs au sérieux en achetant par exemple des noms de domaine et en payant un hébergement hors le réseau Mondoblog (un signe positif d’évolution que ceux qui sont limités risquent d’interpréter comme une sorte de rébellion).

>>>>>>> La suite vous arrive bientôt!

Paix, un business qui rapporte beaucoup

Que pensent vraiment les habitants de Goma du concert de Akon ce 21 Septembre 2014 à l’occasion de la journée internationale de la paix?

Par Gaius Kowene

Affiche du concert de Akon à Goma ce 21 Septembre 2014, journée mondiale de la paix (Crédit photo: www.peaceoneday.org

Affiche du concert de Akon à Goma ce 21 Septembre 2014, journée mondiale de la paix (Crédit photo: www.peaceoneday.org

La RDC est célèbre pour ses deux décennies de guerre et la mafia internationale de pillage de ses ressources naturelles.

Depuis un moment, de plus en plus d’initiatives naissent « au nom de la paix ». Ces initiatives sont l’œuvre soit des Congolais, soit des étrangers. Pourtant, sur le terrain, peu ou presque pas de résultat concret. La paix est devenue une sorte de business pour justifier beaucoup d’argent qu’on reçoit d’un bailleur x, sans construire la communauté locale. Il suffit de faire juste quelque chose, même du n’importe quoi ! Mais, tant qu’on a collé le nom « paix » ou « Amani » en Kiswahili [Le kiswahili est une langue d’origine Arabe parlé en Afrique de l’Est], le bailleur ne posera plus de question. Et c’est le même discours partout dans ces endroits !

D’ailleurs, je crois que le business de la paix rapporte beaucoup, surtout pour son cousin, le business de la guerre.

C’est-à-dire on crée une guerre qu’on entretient soigneusement pendant des années, en profitant du chaos pour piller les ressources de la région et affaiblir les organisations locales sensées épauler l’Etat. Au finish, on parle d’un Etat fragile, irresponsable et on justifie sa présence dans le pays. De la même façon, on connait qui créé la guerre ici, comment et avec qui. Mais, on décide sciemment de ne pas lui parler(régler les causes du problème) et on vient amuser les gens avec un concert gratuit et des visites touristiques (passer du temps a s’atteler sur des connaissances).

Je ne m’attaque à personne ! Je n’ai rien contre l’organisation Peace One Day. D’ailleurs, j’ai beaucoup d’amis qui travaillent pour eux.

Mais, parlons un peu du concert qu’elle organise ce Dimanche 21 Septembre à Goma ! La star américaine Akon va livrer un méga concert gratos en présence de Jude Law et d’autres artistes locaux. Mais, la question que je me pose : est-ce que Akon et ces artistes Congolais participent à ce concert parce qu’ils sont convaincu que ça rapportera la paix ou bien c’est juste parce qu’il y a un bon cachet  avec avantages connexes qui leur est garanti ?

Je ne répondrais pas à leur place, mais, je laisse la voix aux habitants de Goma qui se sont exprimés sur les médias sociaux. Certains Congolais ont même dit ce qu’ils pensent devrait être fait pour consolider la paix dans leur pays.

 

Fête : Kit de survie d’un invité à une soirée dansante

Cet article vous propose quoi faire (ou éviter) avant, pendant et après une fête. Sentez-vous libre de partager avec nous vos idées en commentaire.

Par Gaïus Kowene

Soirée dansante du Salsa à San Francisco (Crédit photo: www.yelp.com )

Soirée dansante du Salsa à San Francisco (Crédit photo: www.yelp.com )

Le web regorge d’articles sur la manière de préparer et réussir une fête. La plupart de ces articles s’adressent aux organisateurs des soirées. Pour ma part, j’ai bien voulu partager quelques propositions avec ceux qui espèrent un jour être invités à une soirée où coulera beaucoup d’alcool.

AVANT LA FÊTE

1. Pas de rendez-vous le lendemain

Si vous savez que vous irez à une soirée le samedi, alors, ne prenez aucun rendez-vous pour le dimanche. Vous n’êtes pas obligé d’expliquer pourquoi ! Juste un simple « Mon programme de dimanche est déjà full et je n’aurai pas de temps libre » suffit. Mais pourquoi ?

Parce que vous ne savez pas quand la fête va finir (peut-être au petit matin) ni quand vous allez vous réveiller.  Et parfois, vous vous réveillez à temps, mais avec des maux de tête terribles ! Alors, au lieu de prendre un rendez-vous que vous avez déjà manqué d’avance, évitez-le et programmez un autre jour.

2. Apportez votre boisson

Certains Africains (je parle de ceux que j’ai côtoyés) confondent générosité avec le fait d’être raisonnable. Il y en a qui partent dans des fêtes mains vides, se préparant à aller gonfler leur ventre et s’enivrer dans la poche du voisin. C’est vrai, on est en Afrique, mais ça ne justifie pas un comportement inhumain ! Le voisin a bien voulu passer du temps avec vous, mais, comprenez qu’il a aussi des factures à payer et d’autres obligations financières à régler !

Bon, après tout, c’est aussi bien pour vous de contribuer à la réussite de la fête, non ? (Une ou deux bouteilles suffisent !)

En plus, quand vous apportez votre propre boisson (la quantité que vous boirez et/ou partagerez avec les autres) vous avez plus de chance de vous contrôler. Si c’est dans un bar, payez votre facture juste quand vous commandez. Comme ça le tenancier du bar ne le mélangera pas avec celui de votre gentil hôte.

3. Mangez lourd

Ça, c’est un sérieux problème avec ceux qui partent dans des fêtes ! Tout en sachant que parfois le travail ne permet pas de sortir pour manger, je n’oublie pas qu’il y en a qui quittent (expressément) chez eux le ventre creux « par ce qu’ils partent à une fête » ! Ce n’est pas une bonne idée, mes chers ! Dans les fêtes d’aujourd’hui, il y a plus de boisson que de la nourriture. Alors, considérez le fait d’aller manger au restaurant ou même à la maison comme faisant partie entière de votre fête !

Comme ça vous boirez sans crainte ! Mais, attention, si vous buvez l’alcool, ne mangez pas du riz le soir de la fête ! Ça accélère et amplifie l’effet de l’alcool dans votre corps !

4. N’y allez pas trop tôt

Ici, il est question d’être raisonnable ! Une fête n’est pas une réunion de business ! Pas besoin de venir deux heures avant ! Parce que quand vous êtes là avant le temps, vous commencez déjà à boire ! Et quand les autres seront là, vous serez déjà chaos et risquez de perdre contrôle pendant que les autres sont encore sobres !

Alors, prenez votre temps ! Pas besoin de se précipiter! A moins d’aider dans des préparatifs et donner un coup de main aux organisateurs!

PENDANT LA FÊTE

5. Cherchez d’abord les toilettes

Beaucoup ne pensent qu’aux toilettes quand ils ont du mal à se retenir pour seulement 5 minutes ! Donc, avant même de commencer à boire, faites le tour de la parcelle et repérez où se trouve « le lieu d’aisance » ! Cette information vous aidera quand vous serez dans une urgence sans frein !

6. Ne mélangez pas les boissons

Quand on arrive dans une fête, on n’a tendance à essayer une boisson qu’on a jamais goûtée (seulement par ce que ce n’est pas vous qui payez la facture). C’est mieux de boire un seul type de boisson (de préférable la bouteille que tu as apportée) pour éviter des complications inutiles le lendemain. Tu ne sais même pas quel mélange produit quoi ! Voilà pourquoi mélanger le vin, la bière et la boisson traditionnelle peut vous faire regretter ce moment supposé être de réjouissance ! Si le bar n’a plus votre goût, alors, contentez-vous de l’eau ! Mais, sinon vous m’en direz des nouvelles !

7. Parle moins de toi

Quand on a bu un peu, on a souvent tendance à montrer qu’on est « aussi quelqu’un » ! Et le plus souvent, on parle beaucoup de soi, d’où l’on a déjà été, avec qui, et bla-bla-bla ! Mais, écoute, ce que vous êtes ne me donnera pas forcement envie de vous parler ! Surtout que vous êtes ivre ! (C’est comme ça que beaucoup qualifient ceux dont l’haleine sent l’alcool, même s’ils ne sont pas forcement ivres).

Alors, laissez la personne en face de vous parler d’elle, son origine, ses réalisations, ses difficultés, ses rêves, etc.

Je vous assure, vous serez fasciné par le parcours des gens que vous croyez connaître ! C’est aussi bon pour construire votre carrière !

8. Mange plus, bois peu (de bière)

Parfois, dans la fête, les gens passent beaucoup de temps à chercher la boisson et oublient la nourriture ! Je sais bien que vous avez déjà mangé chez vous avant de venir ! Mais, s’il y a un peu de grillade, un peu de pâtisserie, faites-en votre target numéro 1 ! Après tout, vous pouvez boire et manger en même temps ! Il faut, donc, manger plus et boire un peu !

9. Ne promets rien

Quand on a bu, on a tendance à devenir celui qui réalise le vœu de toute la terre ! Attention ! Il y en a qui profiteront de cette occasion pour vous demander un service ou une faveur ! Ne promettez rien ! Proposez d’en rediscuter à une autre occasion ! Même si la personne insiste, soyez franc en montrant que vous n’êtes ni dans l’endroit, ni dans les conditions propices pour en parler ! Soyez vraiment catégorique (mais, gentil) et ne prenez pas de rendez-vous pour le lendemain ! (Pas même au téléphone ou sur Skype.)

10. Encourage sans critiquer

Et si par hasard quelqu’un vous pose une question sur une personne que vous connaissez, évitez d’émettre des critiques négatives ! Reconnaissez que tout le monde a ses défauts, mais surtout que vous appréciez tel ou tel autre point de l’autre ! Soyez aussi franc, en montrant que la personne peut s’améliorer encore plus en faisant ceci ou cela ! Mais, s’il vous plaît, ne dites rien de négatif sur qui que ce soit ! Si votre interlocuteur parle en mal de la personne, respectez son point de vue, tout en restant positif.

11. Prends immédiatement les contacts

Dans une fête, c’est conseillé de partir avec des copies de sa carte de visite (ça ne coûte pas une fortune d’en produire) ! Comme ça sonne trop archaïque de se promener avec un agenda et un stylo pour prendre les contacts des gens, alors, servez-vous de votre téléphone ! Soit enregistrez le nom, le numéro de téléphone, l’adresse mail et ce que fait la personne comme message brouillon, ou utilisez l’option Agenda de votre portable.

12. Rentre comme venu

Si tu es venu seul à la fête, fais tout pour rentrer seul ! Ne cherche pas à faire comme les autres en voulant coûte que coûte ramener une jolie demoiselle ou un beau gosse a la maison ! Tu risques de gâcher ta réputation et tes relations !

APRES LA FÊTE

13. Téléphone sous silencieux

Je sais que c’est très difficile, mais dites-le à votre subconscient ! Avant de fermer les yeux, mettez votre téléphone sous silencieux ! Je ne dis pas de l’éteindre, non ! Parce qu’une fois réveillé, vous avez besoin de savoir qui a essayé de vous appeler ! Je le dis parce qu’il y en a qui se sont couchés 12 heures avant toi et t’appelleront à ta première heure de sommeil ! Alors, pardon, reposez-vous!

14. Dormez comme l’exige le corps

Alors, ici, c’est quand on se réveille et qu’on sente que le corps ne veut pas sortir du lit ! Dans ce cas, donnez à César ce qui lui est dû ! Votre corps n’est pas une machine et n’a pas un magasin de pièces de rechange ! Moins encore un garage !

Ne vous reprochez pas de trop dormir après une soirée dansante ! Le corps le mérite pour se remettre en forme !

15. Prenez un bain froid

Une fois réveillé, vous vous sentirez trop fatigué, je dirais, déclassé même ! Prenez un bain froid et exposez-vous au courant d’air ! Ouvrez toutes les fenêtres de la maison et celles de votre chambre. Prenez une chaise ou une natte et mettez-vous dehors, de préférence dans un endroit ouvert à la nature (jardin, au bord du lac, etc.) ! Ne faites rien ! Juste, prenez votre temps, respirez l’air frais et sentez-vous bien !

16. Buvez beaucoup d’eau

Boire beaucoup d’eau n’est pas synonyme de finir 20 litres en heure ! Buvez beaucoup d’eau signifie boire très lentement, des petites gorgées, mais, à un débit régulier ! Prendre de l’eau vous revitalise et vous donne un peu de force.

Comprendre la gueule de bois

17. Manger des bananes

Les bananes réhydratent et donnent de l’énergie au corps après une gueule de bois. En plus, ça permet à l’estomac de faire une transition avant de manger de la nourriture lourde ! Je recommande vivement ceci !

Et quand vous aurez mangé léger, ne prenez pas d’alcool ce même jour ! Buvez plutôt du Tonic ou du jus à base des fruits ! Ça aide aussi !

Et vous ? Avez-vous d’autres astuces à proposer ?

N’hésitez pas à nous le faire savoir en commentaire ici-bas !

10 astuces pour briller dans Mondoformation

Chaque année, les meilleurs blogueurs motivés sont sélectionnés parmi les participants au concours Mondoblog. Ces blogueurs suivent une formation à résidence d’une dizaine des jours pour perfectionner leur contribution au contenu Francophone de qualité sur internet. Ce billet s’adresse à ceux qui suivront cette formation cette année ou rêvent de la suivre un jour.

Par Gaïus Kowene

 

“Moi? Lauréat du concours Mondoblog ? Ce n’est pas possible ! »

C’est la réaction que j’ai eu en lisant le mail demandant ma disponibilité pour participer à une formation pour la 2ème édition du concours Mondoblog, organisé par l’Atelier des Medias de Radio France Internationale, RFI.

A l’instant même, un adage que me répètent souvent mes mentors de Yole!Africa m’est arrivé en tête :

« Devenir grand n’est pas un problème. Mais, rester grand, c’est ça le problème ! »

Par grand, je sous-entends quelqu’un qui est respecté par ses pairs pour l’impact de ses actions dans la communauté. Donc, faut pas jubiler parce qu’on part en formation, mais, faut plutôt se demander quel impact on aura après la formation.

Je compte partager avec vous ici quelques astuces qui vous aideront (peut-être ?) à gagner et conserver pendant longtemps le respect des autres Mondoblogueurs.

AVANT DE PARTIR

1. Connaitre les autres

La première impression est toujours la meilleure, dit-on. L’une des personnes qui a su en profiter, c’est le Guineen évoluant en Ukraine Mamady Keita.

Quand il est arrivé, il connaissait presque tout le monde : nom complet, quelques sujets traités dans des blogs, le pays d’origine, etc…

Pour y arriver, pas trop compliqué. Prenez le temps de bien lire les meilleurs blogs sur la Home de Mondoblog, son fil Twitter ou d’autres groupes sur Facebook.

Quand vous lisez un billet, veillez à regarder aussi le profil de celui qui l’a rédigé. Sa photo, son pays, ses préférences, etc…

Vous savez, ça fait un effet du genre : « Wow ! Comment se fait-il que ce blogueur me connait ? Il s’intéresse aux autres ! Il n’est pas fermé sur lui ! » Et on devient donc des amis.

2. Carnet du voyageur

N’hésitez pas à raconter sur votre blog comment vous préparez le voyage, quelles sont les faits intéressants ou stressants tout au long de votre parcours, vos attentes, vos craintes, etc….

Quand vous mettez à jour vos lecteurs, ils seront impatients de lire les épisodes qui suivront.

Faites comme le Camerounais William Bahiya. Il a presque fait du Camaralay à son arrivé à Dakar, ce qui lui a valu le passage dans l’émission l’Afrique enchantée  de Radio France.

 

SUR PLACE

3. Soyez cool

Rien ne plait aux gens que d’être avec quelqu’un qui vous met à l’aise. Bon, sur ce point, chacun a son don. Il y a par exemple les grands David Kpelly et Florian Ngimbis qui ont un sens particulier de l’humour, le malgache Rija  qui se débrouille bien dans des discussions plutôt posées, la Française évoluant en Egypte Pascaline Breuil qui sait bien taquiner quand il le faut, et la liste continue.

4. Soyez Créatif

Quand je dis créatif, je pense être un peu fort en termes de proposition. C’est-à-dire qu’il faut toujours avoir une proposition, tout en respectant bien sur l’opinion des autres.

Je pense par exemple au Mauricien Stéphane Huet qui nous a proposé d’aller faire du Shoping au marché de Grand Yoff. A l’occasion, on a pris la première photo des Mondoblogueurs de notre saison sur place à être publié sur internet !

Il y a la Française évoluant à Berlin Manon Heugel qui n’oubliait jamais de me proposer d’aller prendre un Café Touba et la Camerounaise Salma Amadore qui m’a aidé à choisir un magnifique chapeau souvenir que tout le monde convoite.

5. Travaillez en groupe

Rien n’est aussi mal qu’un Mondoblogueur qui aime s’isoler. S’isoler ne signifie pas seulement s’enfermer dans sa chambre. Vous êtes la avec les autres, mais, toi tu restes bloqué a ton Smartphone ! C’est impoli !

Fais comme la Caribéenne Mylène Colmar qui était toujours prête à participer à la rédaction d’un billet commun. Tout comme l’Ivoirien Cyriac Gbogou qui a pensé offrir un cadeau à l’équipe des formateurs en associant d’autres Mondoblogueurs.

Ah, j’allais oublier Axelle Kaulanjon et Wilney Taris qui n’hésitaient pas à joindre leurs voix aux animations de Kahofi Suy dans le chalumeau pour l’ile de la Gorée.

6. Creez des relations interpersonnelles

C’est vrai qu’on est tous blogueurs, mais, on n’est pas tous proche l’un de l’autre au même degré. Essayez de créer des amitiés qui dureront comme l’a fait Danielle Ibohn. Que ce soit avec des membres de l’équipe, leurs partenaires ou même d’autres Mondoblogueurs. Vous ne savez pas comment ce réseau des contacts vous aidera dans l’avenir.

7. Soyez Actif

Je vous demande déjà de créer un compte Twitter, si vous n’en avez pas. Faites le Live Tweet de la formation et bien sur des accotés.

Utilisez le HashTag convenu et ne manquez pas de demander aux autres Mondoblogueurs que vous voulez citer leur nom d’utilisateur pour les citer directement !

Comme ça, ils peuvent ReTweeter et tous ceux qui veulent suivre l’atelier sur internet seront obligé de passer aussi par vous.

APRES LA FORMATION

8. Consolidez vos liens

Assurez-vous d’avoir envoyé des demandes d’amitiés Facebook avec le maximum des blogueurs. Et pourquoi ne pas imiter le Centre Africain Baba Mahamat qui a initié un document qui collectait les noms, pays, emails et téléphone de tous les Mondoblogueurs ?

Ça vous permet de partager des opportunités, vous rendre des services et pourquoi pas travailler sur des projets communs ?

Personnellement, ça m’a aidé à initier le projet Ouvre un livre avec la complicité d’autres blogueurs. Cette vision s’est agrandie aujourd’hui à Radio Tshukudu que je compte lancer le mois prochain sur internet et en FM les années qui suivent.

N’oubliez pas aussi de commenter régulièrement les billets comme mon frère Congo-Brésilien Serge Katembera.

9. Gardez contact

Ecrivez-vous régulièrement ! Vous êtes déjà une famille ! Je n’oublierais jamais ces appels Skype du Malien Boubacar Sangare qui me parlait de l’organisation de la blogosphère au Mali et aussi de la vie !

Franchement, ça fait du bien !

10. Et vous, que propose-vous ?

Je n’ai pas l’intention d’être un gourou de Mondoblogdakar. Je serais heureux de lire ce que vous pensez pourrait aider des blogueurs lauréats de la 3ème édition de Mondoblog ?

>>>> Liste des blogueurs sélectionnés pour la formation #MondoblogAbijan 2014  <<<<<

Vos commentaires sont les bienvenus !

Yobloco 2014: Pourquoi voter Tunaweza (Nous pouvons)

Logo Yobloco 2014

Logo Yobloco 2014

Fiston Mahamba, journaliste et blogueur de la ville de Beni, dans l’Est de la RD Congo sollicite vos votes pour espérer figurer parmi les 30 premiers dans le Concours international des blogs Yobloco Award.

C’est la première fois que son blog soit sélectionné dans une compétition internationale.

Je lui ai proposé de vous donner 10 raisons pour soutenir son blog.

Allez, on compte sur vous !

1. Unique dans la région

L’agriculture est la principale activité de la région de Beni où je vis et mon blog est le seul portail citoyen en ligne qui publie des articles relatifs à cette activité dans cette partie du pays.

2. Élargissement de l’impact aux non connectés

Etant donné qu’internet n’est pas à la portée de tous, notre blog a bénéficié des émissions radiophoniques sur trois radios communautaires locales. Ceci nous permet d’approcher les agriculteurs qui, pour la plupart n’utilisent pas internet, et partager avec eux les meilleurs contenus.

3. Plus proche de la réalité des agriculteurs

Le terrain est notre laboratoire : grâce aux clubs d’écoute de ces radios communautaires avec lesquelles nous collaborons, nous recueillons à partir de la base, les problèmes d’ordre économiques, production et du marché auxquels les agriculteurs sont confrontés.

4. Le pont entre experts et paysans

Nous invitons les experts locaux et internationaux (que nous retrouvons grâce aux réseaux sociaux). Ces derniers apportent des solutions aux problèmes énumérés par les agricultures. Ces solutions constituent l’essentiel du contenu de nos émissions et parfois de nos billets.

5. L’innovation en action

Devant la faible intégration des outils des nouvelles technologies dans l’agriculture dans notre région, nous sommes en pleine expérimentation de l’utilisation du téléphone mobile dans la régulation des prix sur le marché de ravitaillements en produits vivriers.C’est un projet de l’ONG « Amis de la nature » auquel nous avons apporté notre connaissance en nouvelle technologie.

Dix agents habitants dix centres de ravitaillement ont été formés sur l’utilisation d’internet sur téléphone mobile. Ces agents se communiquent chaque semaine les prix de tous les produits affichés aux entrées principales de leurs marchés respectifs.

Cela permet un équilibre des prix et permet aux agriculteurs de vendre leurs produits à un prix presque uniforme dans tous les marchés établi de commun avec les acheteurs. Seuls les trajets sont à la base de différence de prix.

6. Partage de connaissance et projets de grande envergure

Ce blog est une sorte de centre de formation : Après avoir appris quelques notions du blogging (auto-formation, tutoriels en ligne, des plateformes comme Atelier des Médias de la RFI, Blogosphère Gomatracienne, DW-Akademie), nous nous sommes lancés dans la formation de nos paires en nouveau média.

Le blog TUNAWEZA a déjà organisé deux formations d’initiation pour blogueurs débutants en ville de Beni et projette de créer un réseau des blogueurs agricoles des Grands-Lacs, avec le soutien de l’association Reporters Solidaires de la France.

7. L’actualité de la province a sa place

Une fenêtre ouverte aux actualités de la région : TUNAWEZA c’est aussi une vitrine de l’actualité de la région du Nord-Kivu. Vue sous un œil du changement, les news sont ici traités sous forme d’articles de fond, des reportages photos, des interviews avec ceux qui font bouger cette région…

8. Une porte pour des contacts importants

Ce blog est pour moi une porte pour les opportunités et m’a ouvert au journalisme international. Des recruteurs ont toujours visité ce blog et en cas d’urgence pour un travail dans ma région, si il n’y a pas moyen d’y dépêcher un reporter, je suis contacté pour réaliser ce travail, donc c’est blog est en quelques sorte une source de revenus pour moi.

9. Outil d’activisme pour les droits humains

Des oubliés sont aujourd’hui sortis au publics : Tout ne se dit pas au micro d’une station radio dans ma région, grâce à ce blog, je développe ma casquette d’activiste pour la liberté d’expression.

Des alertes sur les menaces que subissent les confrères journalistes et défenseurs de droits humains sont publiées via nos pages Facebook, Twitter et autres pour que les organisations intervenants dans ce domaine soient mis au courant de ces violations de la liberté d’expression.

10. Mondoblog, c’est la famille

Votre voix compte : Mondoblog est une plateforme avec une grande visibilité et visant l’émergence de la blogosphère surtout dans des régions reculées comme Beni où je réside.

Ainsi la voix de chaque Mondoblogueur est un pas de mon blog vers ce prix du Yobloco Awards 2014.

Comment voter?

Allez sur la page  http://www.yobloco.info/soumission?filter=individual

1.Sélectionnez le blog TUNAWEZA sur la liste des blogs en compétition (ou sélectionnez  par classement pays, CONGO KINSHASA)  puis  un autre blog de votre choix car on ne peut voter que pour deux blogs en cochant la case « Vote » (en orange); il est impératif de sélectionner deux blogs.

2. Entrez votre adresse e-mail (dans la fenêtre pop-up qui s’affiche)

3. Cliquez sur << Vote! >>

4. Allez dans votre boîte email. Confirmez votre vote en cliquant
sur le lien de confirmation qui sera envoyé à votre adresse e-mail
juste après votre vote (cela peut parfois prendre quelques petites
minutes).
Si vous ne cliquez pas sur le lien de confirmation dans votre
mail, votre vote ne sera pas pris en compte.

Votre clic de confirmation a contribué à l’élévation de la voix pour l’émergence de l’agriculture.

Votre clic a nourri plus d’une personne qui était en train de vouloir mourir de faim.

>>>>>> A LIRE AUSSI:

– 10 conseils aux blogueurs

– Secrets des Mondoblogueurs‏

RDC : comment fabriquer un rebelle ?

La République démocratique du Congo compte plus de 50 groupes armés qui se livrent à de graves violations des droits de l’homme.

Mais, attention, ces groupes armés sont aussi un moyen pour beaucoup de citoyens de survivre. Certains me diront : « Mais… garçon, tu as perdu la tête ? »

En vrai, pas du tout ! Les grandes entreprises internationales et le gouvernement confisquent tous les revenus. Le Gondwanais « lambda » n’apprend qu’à l’école que son pays est riche en sol et sous-sol ! Pour se retrouver, certains décident de rejoindre des groupes armés à caractère tribaloethnique.

Alors, je ne donne ici qu’un bref aperçu sur comment on arrive à créer un groupe armé influent.

Petite précision : Je ne suis pas membre d’un groupe armé ! Cet article vient du temps que j’ai passé à effectuer des reportages sur des groupes armés comme la rébellion Mouvement du 23 Mars (M23), l’Alliance des patriotes pour un Congo libre et souverain (APCLS) et différents groupes Maï Maï dans le Grand Nord (Nord du Nord-Kivu).

Règle 1 : Apprenez votre histoire

Connaitre l’histoire de votre tribu vous permettra de la manipuler pour vos intérêts. Consultez les vieux sages et ils ne manqueront pas de trouver une mésentente avec les voisins (ce qui est normal).

Règle 2 : Victimisez-vous !

Se victimiser marche souvent ! Ça permet de montrer aux « notables » de la communauté que votre tribu est une espèce en voie d’extinction. Vous avez automatiquement leur soutien.

Se victimiser tente aussi des personnes qui ne sont pas de votre tribu de se joindre à vous pour « contre carrer un plan dévastateur des voisins. »

C’est quoi ce plan même ? Il n’existe que dans les mythes.

Règle 3 : Préparez vos futurs cadres

Si vous démarrez une rébellion, vous ne devez pas y être vu, ni de près, ni de loin !

Voilà pourquoi vous devez convaincre les notables de votre communauté et ceux de la diaspora d’octroyer des bourses d’études à l’étranger aux jeunes de votre village. Que doivent-ils étudier ? Tout ce qui a trait à la politique, à l’armée, à la balistique, l’aéronautique, la programmation informatique, etc.

Au départ, ne dites rien ! Dites tout simplement qu’ils ont mérité ! Comme ça, vous créez une dette morale en eux. Ils n’hésiteront pas à utiliser ces connaissances pour « sauver » la tribu qui a fait d’eux ce qu’ils sont.

Veillez à rester dans l’ombre. Mettez ces jeunes à l’avant-plan.

Règle 4 : Excellez en évangélisation

Cette viellie technique utilisée par des Européens en Afrique marche encore aujourd’hui. Devenez un grand révérend pasteur. Les Africains croient beaucoup en « Dieu ». Il suffit de trouver quelques versets dans la Bible ou le Coran pour le convaincre. Après tout, il a appris depuis sa naissance à ne pas blaguer avec « Dieu ».

Formez aussi des « enfants » spirituels. Même Nicholas Machiavel l’a dit : la religion permet de gagner gratuitement un certain pouvoir, une certaine autorité, une bonne crédibilité.

Quand vous êtes évangéliste, même de grands décideurs du pays ou du monde n’hésiteront pas à  vous recevoir facilement.

Du coup, vous gagnez en contacts et relations !

Règle 5 : Prenez le contrôle de l’économie de votre région

Soit vous contrôlez des carrières de minerais ou vous influencez les grands commerçants de la région. Ce n’est pas impossible même si vous ne venez de nulle part.

S’ils reconnaissent en vous une bibliothèque de l’histoire, donc un sage (voir règle 1) et/ou un guide spirituel (règle 4), ils feront sûrement tout ce que vous leur direz !

Il suffit de se trouver un argument, convaincant ou pas, montrez-leur que votre tribu est en danger. Comme leurs intérêts en dépendent, ils vous rejoindront !

Et quand vous avez l’économie, la politique ne peut que venir vers vous.

10 conseils aux blogueurs

Ces conseils vous permettront de captiver vos lecteurs et devenir un blogueur influent.


Etant l’un des lauréats du concours Mondoblog de Radio France Internationale, j’aimerais partager ces 10 conseils avec tous les nouveaux et les anciens dans le monde du blogging. Ces conseils ne sont qu’une base, mais, c’est à vous de creuser ce monde jusqu’au noyau. N’hésitez pas à partager avec nous vos conseils en commentaire.

1. Connaissez votre public

Souvent, beaucoup de gens veulent créer un blog. C’est bien. Mais, avant, c’est mieux de se poser la question de savoir « pour qui ? » (Étudiants, couples,  femmes enceinte, etc..). Connaitre son public c’est aussi et surtout connaitre leurs besoins. Posez-vous toujours ces questions : qu’est-ce que mes lecteurs savent déjà sur ce sujet ? Qu’est-ce que je sais sur ce sujet ? Qu’ont-ils besoin de savoir sur ce sujet ? Qu’est-ce que mon article apportera de plus ?

2. Captivez vos lecteurs

Vous avez déjà du contenu à mettre dans votre blog. Vous connaissez les besoins de votre public, vous avez ce qu’il faut pour vos lecteurs.

Oui, mais, n’oubliez pas que vous n’êtes pas le seul ! En plus, vos lecteurs n’ont pas forcément le temps pour lire votre article ! Tout le monde est occupé ! Alors, si quelqu’un ouvre votre blog, captivez-le ! Ne le laissez pas partir ! Donnez-lui envie de rester sur votre blog !

Il n’y a pas de formule. Le mieux c’est d’avoir un style décontracté et un contenu de qualité.

Posez-vous la question de savoir : « Pourquoi tel prendra-t-il son temps pour lire mon article ? »

3. Ayez un style simple

Ceci est un point très important ! Beaucoup croient qu’utiliser l’écriture journaliste est bien. Pourtant, les gens en sont fatigués ! Ils peuvent avoir ce style sur les sites d’informations. Et encore sur ton blog ? Mieux vaut partir. Vous avez intérêt à prendre des styles du genre kongossa, David Kpelly, Alimou Sow et pourquoi pas Serge Katembera. Lisez beaucoup ces blogs et inspirez-vous de leurs styles.

4. Ecrivez dès que l’envie se présente

Souvent, on a des idées folles pour des articles. On a envie de partager quelque chose avec ses lecteurs. Le problème, c’est qu’on se dit « Bon, je commence par faire ceci d’abord et j’écrirais après. » Ca, c’est le début de la paraisse ! Un dicton dit « ne remets a demain ce que tu peux faire aujourd’hui. »

Dès que vous ressentez cet envie, prenez votre ordinateur et écrivez. Si vous n’en avez pas, eh bien, prenez un bout de papier et votre stylo, au boulot !

5. Evitez du contenu qui peut pourrir

Tout le monde n’est pas obligé de venir sur votre blog quand Vous le voulez. Et s’il vient deux fois et trouve des informations qu’il a déjà, il ne reviendra plus. Pour qu’ils reviennent, chaque fois qu’il arrive, il doit trouver quelque chose d’intéressant. Pas forcément l’actualité. Faites même des analyses, racontez plutôt des histoires, partagez des réflexions et expériences personnelles, etc…

6. Toilettez votre article

C’est toujours bien de lire et faire relire plusieurs fois votre article avant de le publier. Envoyez-le à des amis, même s’ils ne savent rien du blogging. Ils peuvent être vos lecteurs. Partagez donc votre article en document Word et tenez compte des critiques. N’hésitez pas à apporter des modifications si nécessaires.

7. Titre court aux mots clés

« Le titre doit tout résumer. » voilà une vérité qui n’est pas toujours réalité ! Votre titre doit avoir le moins des mots possibles.

Autre chose important, votre titre doit avoir des mots clés. Un mot clé c’est le mot qu’un internaute va taper dans Google pour avoir une réponse sur votre blog. Veuillez bien au choix de ces mots. Posez-vous la question de savoir : « Qu’est-ce que moi je taperais dans Google pour trouver le contenu de mon article ? » Utilisez aussi des synonymes.

8. Enrichissez votre article

Enrichir son article signifie y ajouter des photos, des sons, des vidéos, des liens, etc… pour enrichir votre article.

Ça aide dans le référencement, mais aussi, pour captiver les lecteurs.

9. Partagez les liens de votre article

Partagez le lien de votre article sur votre Facebook, Twitter ou LinkedIn. Partagez dans le plus des groupes que possibles. Si vous et/ou vos amis avez des des maillings lists, partagez votre avec.

Attention : copier-coller le lien d’un article et publier ne suffit pas. Veuillez toujours mettre une brève description ou une question a la quelle votre article répond.

10. Soyez curieux, osez-tout !

Sur Internet, vous avez tout ce qu’il y a de bon et tout ce qu’il y a de mauvais ! Ne vous retenez pas ! Laissez-vous amener par votre curiosité ! Osez tout ! Ne vous fixez pas de limite ! Allez-y !

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Apprendre à blogueur

 

 

Dix athlètes congolais disparaissent en France : à qui la faute?

« Je viens d’apprendre que des athlètes congolais se rendront en France pour les Jeux de la Francophonie. Sans m’interroger sur leur performance, je me demande déjà combien vont rentrer au pays».

Voila une question que posait il y a peu mon Senior Cédric Kalonji sur son mur Facebook.

Athletes Congolais

Ce n’est plus un secret, au totale 10 athlètes congolais partis aux Jeux de la Francophonie ont disparu. Il s’agit de toute une équipe féminine de Basket (7), deux cyclistes et un footballeur.

« Nous allons les chercher parce que nous avons leur passeport », se consolait le chef de la délégation.

Pourquoi ils se volatilisent dans la nature ?

Cette énième disparition des Congolais en Europe, est-elle une preuve de plus pour que la Maison Schengen refuse aléatoirement des visas a tout Congolais qui veut se rendre en Europe ?

Je voudrais bien commencer par le début du commencement. D’où viennent les idées de s’échapper et rester sans papier en Europe ?

Mon Senior Cédric Kalonji a parlé des pressions familiales et celles de l’entourage dans son kit de survie pour sans-papiers. Ceux qui auront un peu de temps peuvent y passer.

Mais, moi je voudrais bien m’attaquer a la racine du problème et me pose la question : pourquoi la famille ou les amis mettent-ils la pression à ceux qui partent en Europe pour y rester à n’importe quel prix ?

La responsabilité de la Maison Schengen

Certains le trouveront peut être illogique, mais moi, j’aimerais bien blâmer la Maison Schengen. Cette maison ayant une représentation à Kinshasa traite les demandes de visas avant de les envoyer à l’ambassade. Question de limiter la migration clandestine et dénicher des potentiels Ngulu (Ndlr : des sans-papiers confirmés ou candidats).

Toutefois, cette maison traite (ou presque) les demandes des visas des Congolais avec beaucoup de subjectivité et préjugés raciaux. A Kinshasa, avoir un visa Schengen, c’est comme avoir un billet d’avion d’Air Ciel pour t’emmener chez Dieu. Voilà où je m’attaque a la Maison Schengen.

Elle a construit un mythe autour de l’Europe et du visa. Sans parler des complications qu’il faut pour avoir ce visa, la Maison Schengen prédispose les Congolais à s’échapper une fois en Europe.

La loi d’attraction stipule : « Plus tu penses a quelque chose, plus tu l’attires vers toi ». Voila, quoi ! Des pauvres basketteuses innocentes n’ont aucune idée de ce que c’est être un sans-papier. Elles n’ont aucun plan pour s’y prendre et réussir sans se faire avoir.

Mais, quand on les informe que leurs amis n’auront pas le visa parce qu’ils pourront disparaitre en Europe, eh bien, ca éveille leur curiosité !

« Ah bon ! Donc, une fois arrivé on peut se volatiliser dans la nature et devenir mikiliste (Ndlr : habitant de l’Europe ou de l’Amérique) ! ».

Elle commence à prêter oreille aux commentaires des connaisseurs du quartier. Ces derniers vont la convaincre que rentrer au pays, c’est « rentrer en faire après des vacances au paradis », comme l’a expliqué Cédric.

Eh oui, Ils ont raison. S’ils savent qu’on peut y aller et rentrer aussi facilement qu’on part à Brazzaville, ça n’aurait aucun sens pour eux d’y rester. Mais, quand ils savent qu’obtenir ce visa n’est pas chose facile, c’est logique de ne pas risquer en rentrant au pays sans garantie d’obtenir le visa prochainement.

Priver tous les Congolais des visas pour l’Europe ?

Je ne suis d’accord avec ceux qui pensent qu’il faut priver tous les Congolais de leur droit inaliénable de libre circuler suite au comportement de ces athlètes. Ceci reviendrait à vouloir punir tous les Allemands pour les massacres d’Hitler. C’est comme vouloir punir tous les Ougandais pour les crimes d’Idi Amin. C’est comme vouloir détester tous les Européens suite aux bavures de la seule Maison Schengen !

Voir la demande de visa d’un Congolais et directement en conclure qu’il ne reviendra est une violation flagrante et grave des droits de l’homme. C’est au contraire renforcer le mythe sur l’Europe et éveiller la curiosité de beaucoup à tenter l’expérience.

Ce que la Maison Schengen devrait faire

Mon conseil à la Maison Schengen : « Laissez le Congolais venir voir ce qu’est la vie en Europe. Laissez-le venir voir combien des chômeurs il y a en Europe. Laissez-le venir voir de lui-même quel genre de travail ses frères sans- papiers font pour gagner un peu d’argent. Laissez-le venir vivre de lui-même cette prison dans laquelle les sans-papiers s’enferment pendant des années pour éviter d’être repérés par police.

Enfin, laissez-le rentrer au pays voir comment ceux qui sont rentrés ont investi, gagnent beaucoup d’argent et vivent l’Europe chez eux.

Vous aurez réglé le vrai problème sans pénaliser inutilement tous ceux qui ratent des bourses d’études, des conférences, des spectacles d’art, des échanges interculturels, etc. »

Je rappelle que ma pétition pour demander à la Maison Schengen de ne pas priver aléatoirement des innocents des visas est toujours en cours. Si vous connaissez l’histoire de quelqu’un qui a raté une grande opportunité suite à cette discrimination raciale de la Maison Schengen, Merci de signer et faire signer la pétition #StopSchengen visa facile pour tous.

Nous ne demandons pas la fermeture de la Maison Schengen ou la suppression des visas vers l’Europe. Ce que nous réclamons, c’est la dignité, le respect que nous méritons !

Par Gaius Kowene

Bravo ! Kery James désillusionne les jeux de la Francophonie 2013

Kery James a interpreté sa chanson Banlieusard aux jeux de la Francophonie à Nice: Victoire de la banlieu, indignation des politiques.

Le rappeur Kery James (Source: Nice matin.com)

Le rappeur Kery James (Source: Nice matin.com)

Samedi soir à Nice, France, s’ouvrait les jeux de la Francophonie en présence des grandes personnalités dont le président Français François Hollande. Les organisateurs ont invité des artistes influents pour colorer la soirée. Mais, le rappeur Français d’origine Haïtienne, Kery James, les désillusionne !

Tout le monde, plus particulièrement les organisateurs, s’attendent à ce que Kery James utilise son talent de Lyriciste Conscient pour les caresser les oreilles. Toujours engagé, Kery James trouve plutôt une tribune efficace pour dire à la France ses vérités.

Sur scène, Kery James interprète la chanson « Banlieusard » ou la phrase « On n’est pas condamné à l’échec » revient souvent. Le président Hollande tout comme sa ministre Yamina Benguigui se retrouvent face à ce que craignaient leurs détracteurs de l’UMP. Kery James applique à la lettre les premières paroles de la chanson qui sont: « Ceux (les Banlieusard) qui ne font pas toujours ce qu’on attend d’eux et ne disent pas toujours ce que l’on veut entendre d’eux ».

Le lyric de la chanson Banlieusard encourage les jeunes à une révolution positive. Des paroles qui gênent comme : « Le système ne m’a rien donné, j’ai du le braver. [……] Mais, l’espoir ne m’a jamais quitté. En attendant des jours meilleurs, j’ai résisté. Je continue encore. Je suis le capitaine dans le bateau de mes efforts. »

Eric Ciotti de l’UMP s’est indigné sur Twitter

Mais, son indignation ne fait pas l’unanimité en France! Une certaine opinion l’accuse de n’avoir pas lu le lyric avant de commenter. Ce texte ne se limite pas qu’ à montrer les failles du Système (qui sont du reste vraies). Il incite les jeunes à se révolter en construisant, pas en détruisant !

Il n’y a pas que Kery James qui a mis à nu les bavures de la France et alliés. Les organisateurs eux même l’ont fait en exposant publiquement leur manque de sérosité. Au départ, la Maison Schengen a rétracté ses griffes en offrant des visas à la première composante de la délégation Congolaise aux jeux de la Francophonie.

Mais, comme le dit un dicton Africain, « Le chien ne peut jamais éternellement cacher sa queue ». Sur 105 demandes de visas, 64 ont été accepté (merci quand même, c’est plus que 50%), mais, 41 refusés. Ces refus de visas sont souvent basés sur des préjugés raciaux non fondé du genre : « Si nous leur donnons le visas, ils vont disparaitre et ne reviendront plus ». Quelle obscénité !

Depuis quand cette maison a-t-elle des devins pour lire la pensée des Africains ?

Pour leur rappeler d’être « Objectif » dans leur travaille, j’ai initié une pétition contre la subjectivité de la Maison Schengen et sa discrimination dans les traitements des demandes de visas. Signez et faites signer #StopSchengen Visa facile pour tous.

Par Gaius Kowene

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