En République démocratique du Congo, cinq réflexions sur le procès Vodacom Congo

La compagnie de télécommunication Vodacom Congo se trouve actuellement face à la justice. Le jugement sera prononcé le 13 Octobre 2017 à la court d’appel de Kinshasa/ Gombe. Malheureusement, les médias ne sont pas autorisés à couvrir ce procès, à la demande de l’entreprise. Voici cinq pistes de réflexion pour comprendre le procès, selon moi.

Par Gaïus KOWENE

Vodacom

Image d’un shop Vodacom Congo en 2003 (Photos droits tiers sur flickr)

Le procès

Vodacom – RDC est l’une des plus grandes compagnies de télécommunication de la République démocratique du Congo. C’est une sous-branche de Vodacom South Africa.

Installée en RDC depuis 2002, cette compagnie a plus de 8,5 millions d’abonnés, avec une large couverture dans les coins reculés de la RDC, soit 800 villages en milieux ruraux.

Dans ce procès, Vodacom RDC est au banc des accusés. Le plaignant, Congo Wireless Network, CWN, anciennement nommé GSM, détient, elle, 49% des parts de Vodacom RDC.

L’accusation

Des sources judiciaires ont indiqué à la radio Onusienne, Radio Okapi, que Congo Wireless Network accuse son partenaire Vodacom International de «gestion opaque» ayant entrainé un déficit de 600 millions de dollars américains depuis 2005. C’etait en début novembre 2016. La plainte a été déposée à la court d’appel de Kinshasa/ Gombe.

Aucun bénéfice de la compagnie de télécommunication depuis quinze ans

Depuis 15 ans, CWN dit n’avoir jamais reçu de dividendes. Pourquoi ? Eh bien, parce que, selon les gestionnaires de Vodacom Congo, la compagnie n’a jamais enregistré de bénéfice depuis 2005 jusqu’à ce jour.

Okay! Comment fonctionne une entreprise qui n’a jamais enregistré de bénéfice en quinze ans ? Comment continue-t-elle à payer ses employés et entretenir son équipement? Moi, en tout cas, je ne sais pas.

J’espère seulement qu’ils ont conservé des investisseurs qui restaient pendant toutes ces années sans jamais rien recevoir en retour sur leur investissement.

Le vrai-faux arrêt de la cour

A maintes reprises, CWN a essayé d’accéder aux rapports financiers de Vodacom, mais en vain. D’où, la nécessité d’engager une procédure judiciaire qui a abouti à un arrêt de la cour autorisant un audit externe indépendant à conclure dans trois mois.

Informé de la décision de la justice, Vodacom a publié un autre arrêt de la même cour, signé par le même juge exprimant exactement le contraire de l’arrêt précédent. Qui dit vrai, qui dit faux ?

Cinq procès pour faux et usage de faux

C’est ainsi qu’une autre procédure judiciaire a été lancée le 25 Août 2017 pour faux et usage de faux, à la court d’appel de Kinshasa/Gombe.

Les accusés mentionnés sont

  • Chantal Losembe Yoweli, directeur juridique de Vodacom Congo
  • Claude Mpisomi Botike juge au Tribunal de Commerce de la Gombe
  • Jean Marie Mbuyi Kabeya, Avocat-conseil de Vodacom Congo.

Ce jugement-là sera rendu d’ici le 13 Octobre.

Comme je finis ce billet de blog, deux questions restent dans ma tête:

S’il est vrai que Vodacom RDC n’a jamais enregistré de bénéfice depuis 2005 et qu’il n’a rien à cacher, pourquoi alors essayer de bloquer l’audit et même empêcher les journalistes de couvrir le procès ? 

 

Qui est derrière Vodacom RDC pour qu’il ait le courage de falsifier un arrêt de la court d’appel de Kinshasa/ Gombe, tout en sachant que ça serait facile de vérifier l’authenticité de l’arrêt ?

Si vous avez une idée de réponse, merci de me le laisser en commentaire.

Comment rapprocher les médias des personnes marginalisées afin d’évoquer leur situation dans la presse ?

En RDC, les médias traditionnels ne parlent pas des personnes marginalisées, ils évoquent uniquement ce qui concerne les nantis, l’élite. Obliger les personnes marginalisées à payer pour avoir bonne presse ? Difficilement acceptable… Autrement, elles se voient obligées de se taire, mais cela revient à restreindre leur liberté d’expression et à quasiment annuler leur visibilité dans la société. Comment faire pour changer la donne?

Par Gaïus KOWENE

Media

Conversation de la campagne #TogetherWeSpeak à Goma, dans l’est de la RDC (Crédit photo: Bernadette Vivuya)

En marge de la campagne #TogetherWeSpeak – lancée par l’Alliance Mondiale pour la participation citoyenne (CIVICUS)- les blogueurs congolais (réunis au sein de la blogosphère Gomatracienne, #BloGoma), ont organisé une conversation afin de rassembler des personnes dont le point commun est d’être toutes très rarement interviewées par les médias. Des membres de la division provinciale de l’association Compassion Albinos et du comité provincial paralympique ont pris part à la rencontre.


Les discussions ont permis d’aborder deux questions : pourquoi les médias « oublient »  les groupes marginalisés et pourquoi ces groupes n’approchent pas d’eux-mêmes les médias ?


Comme toujours, la question de l’argent est revenue sur la table. L’argent, le nerf de la guerre…  Les médias n’ont pas d’argent, ils doivent donc marchander leurs sujets pour pouvoir survivre. Doit-on comprendre qu’en RDC la liberté d’expression est avant tout économique ?

Et ce n’est pas tout ! John Kalala, le directeur de la Radio locale Shekinah FM, a soulevé un autre point important : le complexe d’infériorité qui empêche certaines personnes marginalisées d’approcher les médias. Cela peut paraître étonnant, mais, parfois, ces personnes refusent de parler aux journalistes. Cela s’explique par le fait elles n’ont pas assez confiance en elles, elles n’osent pas prendre la parole et trouvent des excuses pour éviter de s’exprimer dans les médias. Pourquoi cette peur ? C’est surtout dû à l’image que les gens ont des journalistes : un journaliste est considéré comme un « super-homme », les gens ordinaires ont cette image parce-qu’ils voient que les journalistes ont « du réseau » et passent beaucoup de temps avec des personnes influentes. Les personnes ordinaires s’autocensurent parce-qu’elles ne se sentent  pas à la hauteur, quel dommage !


Voici une vidéo qui résume bien la conversation qui a eu lieu, avec comme sujet :
“La Majorité oubliée: comment aider la masse à occuper l’espace civique”

D’où, la nécessité d’organiser des activités de rapprochement entre les medias et ces groupes marginalisés, tout en initiant les médias l’entreprenariat grâce aux activités génératrices de recette. A cela s’ajoute aussi le processus de création des médias et le contrôle de l’autorité de régulation.

Face à ce constat, il est important de réagir. D’où l’envie d’organiser des activités de rapprochement entre les médias et les groupes marginalisés. Et, comme le problème est aussi économique, nous organisons des ateliers pour initier les médias à l’entreprenariat, ainsi, grâce à des activités génératrices de recette, nous espérons changer la donne. A cela s’ajoute aussi le processus de création de médias et le contrôle de l’autorité de régulation.

Dernier point, ces rencontres permettent aussi  aux personnes qui vivent avec albinisme de profiter des réseaux sociaux, elles peuvent ainsi attirer l’attention des médias traditionnels sur leur situation.En RDC, pays où moins de 7% de la population a accès à internet, les médias traditionnels gardent aujourd’hui encore un grand pouvoir.

Que pensez-vous de ce sujet ? Comment multiplier les échanges avec les groupes marginalisés et comment arriver à renforcer l’accès aux médias pour des groupes ? Donnez-moi votre avis en commentaires ci-dessous.

RDC : de l’aluminium pour amplifier son internet

L’Afrique est réputée pour sa lente connexion Internet. Mais parfois certains gouvernements ordonnent la réduction du débit pour pénaliser les web-activistes. Du papier d’aluminium ou une cannette vous suffisent pour l’amplifier.

Par Gaïus Kowene

Le blogueur Gaius Kowene utilise un ordinateur

Le blogueur Gaius Kowene utilise un ordinateur

En ce 19 décembre, la RDC vit une ambiance de guerre. Les militaires, armés jusqu’aux dents, patrouillent les rues de la plupart des grandes agglomérations. Des manifestations de jeunes sont empêchées et beaucoup préfèrent rester à la maison.

Pourquoi amplifier votre Internet?

Les médias traditionnels étant sous haute surveillance et souvent muselés, Internet reste le premier moyen par lequel la population s’informe et informe le monde, en temps réel, de tout ce qui se passe.

Malheureusement, le gouvernement, qui avait promit de couper Internet, a plutôt opté pour une option qui consiste à réduire sa vitesse et empêcher ainsi les gens de publier des fichiers lourds comme des photos ou des vidéos.

Comment contourner cette restriction ?

La première technique est la plus simple : si vous avez du papier d’aluminium à la maison, prenez un plat et couvrez la partie sur laquelle vous mangez avec ce papier. Placez ce plat contre un mur. De préférence, le plat doit se trouver face à une fenêtre ouverte, un peu comme une antenne parabolique. Placez les antennes de votre router (modem) près du papier d’aluminium et c’est parti ! Regardez comment votre connexion va s’amplifier.

Si vous n’avez pas de papier d’aluminium, vous pouvez en acheter dans une boutique au quartier.

Pas de papier d’aluminium ? Les boîtes de nourriture à emporter servent aussi !

Vous pouvez acheter les boîtes qu’utilisent les restaurants pour emballer la nourriture à emporter. Ces boîtes contiennent souvent de l’aluminium, pour garder la nourriture chaude. Il suffit de placer la boîte contre le mur, face à une fenêtre, et y mettre votre router (modem). Ça devrait aller.

Je mets ici une vidéo Youtube pour vous faciliter la tache.

De la bière ou du soda. Ça vous dit?

La deuxième technique consiste à prendre une cannette de bière ou de soda. Pour ceci, vous avez besoin d’une paire de ciseaux ou un couteau.

Après avoir vidé la cannette de son contenu, couchez la sur son tronc (si on peut l’appeler ainsi). A l’aide de votre paire des ciseaux ou de votre couteau, détachez le disque rond sous la cannette. Résultat : l’ouverture créera un gros trou qui vous permettra de voir l’intérieur de la cannette.

Ensuite, commencez par couper l’autre disque qui referme cannette à l’autre bout.  Sauf qu’ici, ne coupez pas complètement. Laissez une petite partie du disque attachée au tronc de la cannette.

A présent, attaquez-vous au tronc de la cannette. Replacez votre canette en position verticale. Coupez le tronc du haut vers le bas, ce qui vous donnera la possibilité d’étaler la cannette en position plate sur le sol. Comme pour le plat en aluminium, placez la cannette contre mur, si possible face à la fenêtre. Le coté extérieur de la cannette doit toucher le mur pendant que l’antenne de votre router est en contact avec le coté intérieur.

Voici un autre tutoriel:

Nous avons marché sur Bangkok, non, plutôt Abidjan! (Partie 2)

Ce billet la suite d’un premier publié sur ce blog. Vous pouvez le lire ici.

Ville d'Abidjan bue depuis l'Université Félix Houphouet Boigny (Crédit photo: Gaius Kowene)

Ville d’Abidjan bue depuis l’Université Félix Houphouet Boigny (Crédit photo: Gaius Kowene)

Par Gaïus Kowene

Abidjan c’est Bangkok

Cette journée là, nous nous sommes pilonnés la tête avec des termes de sécurité numérique un peu complexe et des exercices qui cassent les nerfs (mais, formidables, au finish). Avec Salma, nous avions décidé de sortir, aller manger dehors, question d’aérer son cerveau et découvrir Abidjan.

Heureusement pour nous, nous avions la bonne adresse : Riviera 2. Il suffisait d’une dizaine des minutes de marche pour sortir de l’enclos de l’Université Félix Houphouet Boigny, un taxi jaune ou rouge (la différence entre les deux est que les jaunes ne quittent une commune et coûtent moins par rapport au rouge) et nous y voilà !

Sur place, l’ambiance rappelait les descriptions des villes dans des romans Africains. En faisant un tour dans le coin, nous découvrons Bangkok. Ah…. Oui, le Bangkok qui ne se trouve pas en Thaïlande. Sur quoi se sont-ils basés pour l’appeler ainsi, je ne sais pas. Coup d’œil à l’intérieur, des filles Ivoiriennes (je présume) à la peau dépigmentée et aux mèches brésiliennes y attendaient, visiblement, des potentiels clients en quête de quelques minutes de plaisir. Comme la musique était trop basse et ne nous a pas plus, nous sommes sortis pour commander notre nourriture : Aloco (frites des bananes plantains), poissons et viande de mouton appelée localement Shukuya.

« Ne mettez pas de piment dans notre nourriture » – Salama instruisait la vendeuse qui s’est empressée de répondre :

« Oui, je vais seulement mettre un peu. »

« Non ! Pas question ! N’y mets pas même ce peu là. »

La vendeuse ne comprenait pas pourquoi nous insistions sur « pas de piment. »

C’est là qu’intervient l’histoire au tout début de cette série d’articles.

Un bon Dimanche, nous sommes sortis manger à endroit appelé Maroc, à Youpougon. C’est l’un des quartiers chauds d’Abidjan. Comme nous avions déjà l’expérience du piment ivoirien, nous avions demandé que notre cuisinier n’en mette pas dans notre poulet. Il a promit de mettre « juste un peu. »

Haaaaa !!!!! Si je vous dis que c’est ce « juste un peu » la qui m’a fait couler des larmes, de la morve et m’a fait pleurer comme un idiot. Eugène et Salma qui étaient avec moi ce jour là se souviennent bien de ce qui s’était passé. Depuis, nous avions juré d’exiger une nourriture sans piment. Pas même le « juste un peu » en tout cas, plus jamais !

Voila ce qui justifie pourquoi Salma insistait chez cette vendeuse de ne pas mettre de piment, pas même un peu.

Nous irons donc patienter notre commande a l’étage pour avoir une vue sur la route principale. Nous traversons un hangar en bas ou des tables sont entassées, on dirait des abeilles dans une ruche. Et….. Comme par surprise….. un asiatique y mange la nourriture locale !

Voilà ! Il ne manquait plus que ça pour confirmer que nous sommes bel et bien à Bangkok. Et j’ai choisi ça comme thème parce que pour beaucoup, tout le monde à l’apparence asiatique est forcement « Chinois. » Selon un livre que j’ai lu récemment, certains (qui ne sont pas chinois) se sentent frustrés d’être identifié ainsi. Donc, il existe aussi des Cambodgiens, des Malaisiens, des Birmans, des Thaïlandais, etc… Tous ne sont pas chinois !!!!

Nous avons donc marché sur Bangkok à Abidjan, parce que sur la lune c’était déjà fait (pas par nous, bien sur).

La marche ne s’arrête pas ici. Je suis parti nager à la plage de Grand Bassam dont j’ai tant entendu parlé et admiré des photos des mondoblogueurs venus ici l’année précédente. L’expérience était superbe et le jus frais des coco aussi succulent. Et… en voyant des déchets à coté de la plage, j’ai eu l’idée folle de créer (a l’avenir) une entreprise qui se chargerait de récolter ces déchets pour fabriquer des objets d’art a vendre aux touristes qui viennent a la plage. Je ne suis pas sur de pouvoir le faire, mais, j’encourage quiconque connais quelqu’un qui a les moyens et le courage de s’engager !

Que des bons souvenirs d’Abidjan !!!!!

>>>>>>>>>>> (re) Lire la première partie de ce billet

Nous avons marché sur Bangkok, non, plutôt Abidjan! (Partie 1)

Dans ce billet, je retrace les moments forts de ma visite à Abidjan pendant la dernière semaine de Juillet 2015.

Par Gaïus Kowene 

Gaius Kowene à Abidjan

Gaius Kowene à Abidjan

Au départ, je croyais être le seul à m’être fait sharié par le piment Ivoirien dans cette sorte de restaurant-buvette, plein à craquer, en majorité, par des couples venus se régaler ce weekend.

« C’est comme si des larmes vont couler de mes yeux » ai-je murmuré à Eugene et Salma, assis à mes cotés.

Comme j’essuyais la morve que ce piment venait de me soutirer par la force, on était tous 3 presqu’entrain de verser des larmes. C’est là que notre sauveur est venu : une longue baguette de pain à moitié sèche. Mais, comment je suis arrivé ici ?

Tout est parti d’un voyage précédent dans la même ville où j’étais invité à couvrir le Forum de la société civile pendant les Assemblées Annuelles de la Banque Africaine de Développement, BAD en sigle. Quand je parle de couvrir ici, c’est plus dans le sens de couverture médiatique. Sauf que dans mon cas, c’était sur mon blog et mes profils sur les médias sociaux.

La veille de mon départ, mon ami et frère Cyriac Gbogou m’a amené faire un tour au village, un espace de travail collaboratif dont j’ai suivi la récolte des fonds en ligne pendant longtemps.

Je n’en ai pas l’habitude, mais, ça m’arrive parfois de jeter un coup d’œil sur l’écran d’ordinateur de quelqu’un. C’est ce qui m’a parmi de voir un appel à candidature pour une formation en sécurité numérique. Il m’a filé le lien, j’ai postulé et boom, j’étais sélectionné.

Le retour à Abidjan

Je suis donc rentré à Abidjan comme un petit « expert » (lol… je sais que je ne le suis pas) parce que je connaissais déjà le traditionnel Akwaba. Vous savez ce que ça signifie ? Non ? Alors, je vous ai eu ! Akwaba signifie bienvenu.

Première chose à faire, réactiver le contact avec mon compatriote Eugene, fondateur et gestionnaire du populaire groupe Facebook congolais Parlons-en. Eugene est le mec à contacter si tu veux comprendre certaines choses qui ne se comprennent pas. Un exemple ?

« Pourquoi ici beaucoup des garçons urinent sans se gêner comme ça sur la route ? » « Comment se fait-il que ce type n’a pas respecté les codes de la route mais il se donne le courage de nous crier dessus ? »

Bon, ne me traitez pas assez rapidement d’un Afroinsolent ou Afropessimiste (je crois que mon ami Aphtal sait ce que ça signifie).  Il y aussi beaucoup de bonnes choses que j’ai expérimenté à Abidjan. Le jus de gingembre, par exemple, le gros poisson à l’aloco (frites des bananes plantains) et tout ça.

La rencontre avec des collègues mondoblogueurs

L’une des meilleures choses que j’ai eues la chance d’avoir a Abidjan, c’est la présence de Salma, la tigresse camerounaise que j’ai rencontré pour la première fois deux ans plus tôt pendant la mondoformation à Dakar, au Sénégal. Ce qui a perfectionné la combinaison, c’est bien sur des têtes bien faites d’autres amis mondoblogueurs comme le toujours présent Moussa Bamba, l’insaisissable Kahofi Suy, et mon philosophe préféré Ladji Siratigui. Je vous épargnerais des discussions très enrichissantes que nous avions eues sur la blogosphère francophone en Afrique.

D’accord, juste un petit extrait : nous avions par exemple apprécié le fait que beaucoup de mondoblogueurs de la nouvelle génération sont assez cru quand il faut l’être (chapeau bas, les gars, même si vous me faites un peu peur) ; nous avions aussi aimé le fait que beaucoup de blogueurs commencent à prendre leurs blogs au sérieux en achetant par exemple des noms de domaine et en payant un hébergement hors le réseau Mondoblog (un signe positif d’évolution que ceux qui sont limités risquent d’interpréter comme une sorte de rébellion).

>>>>>>> La suite vous arrive bientôt!

4 pre-requis pour combattre la corruption

Dans ce billet de blog, je partage avec vous les 4 choses qui ont attiré mon attention en parlant corruption pendant le Forum de la société civile organisé à Abidjan par la BAD.

Par Gaïus Kowene

Crédit photo: Gaïus Kowene

Crédit photo: Gaïus Kowene

Le 28 Mai dernier, j’ai pris part au Forum de la société civile Africaine à Abidjan. C’était en marge des assemblées annuelles de la Banque Africaine de Développement.

Dans ce billet, je vais donc partager avec vous 4 choses importantes qu’il faut absolument savoir sur la corruption pour bien la combattre. Bien sûr, j’y ai ajouté un peu de ma réflexion personnelle aussi (juste un peu).

Comme toujours, ceci n’est pas la parole d’évangile. Sentez-vous libre de dire ce que vous en pensez de façon constructive ici en commentaires.

1. La perception de la corruption est aussi importante que la corruption elle-même

Certaines personnes pensent que la corruption fait partie intégrante de la culture Africaine et que ce n’est pas si grave. « Nous avons toujours vécu ainsi et ça nous va » disent certains. « C’est la règle. Ça marche comme ça ici » diront d’autres.

Donc, avant même que la corruption ne soit là, notre perception d’elle détermine ce que sera notre attitude quand elle sera là. Si vous voulez lutter contre la corruption, c’est mieux de commencer par changer la perception que les gens ont de la corruption. Qu’ils arrêtent de la considérer comme un mode de vie ou comme une sorte d’identité culturelle ou de particularité de leur région.

2. Au-delà des chiffres, la corruption affecte des êtres humains

Je revois encore la blogueuse Ghanéenne qui a soulevé ce point. Certains dans l’audience parlaient beaucoup du scandale de la corruption au sein de la FIFA qui a fait intervenir des gros montants. Mais, sa question était :

« Pensez au malade qui ne peut être soigné a temps parce qu’il n’a pas d’argent pour corrompre. (Silence dans la salle). Pensez à cet élève qui ne peut passer ses examens seulement parce qu’il n’a pas corrompu. Pensez à cette mère de famille qui ne peut exercer son petit commerce car coincée par des gens qui exigent la corruption. »

Cet exercice mental a fait pris conscience au public que parler corruption n’est pas seulement parler des chiffres abstraits. C’est parler d’êtres humains dont le quotidien est sans cesse bouleversé par cette pratique.

3. Des OSC exigent la transparence dont elles ne font pas preuve

Même si ce point a fait rigoler beaucoup de gens dans la salle, c’est une des vérités qu’on ne se dit pas souvent. Il y a des organisations de la société civile qui critiquent le manque de transparence de leurs gouvernements ou de certains acteurs économiques. Mais, si on voit de près, ces organisations font exactement ce qu’elles reprochent aux gouvernements.

Participants au #CSOForumAbidjan (crédit photo: Cheikh Fall )

Participants au #CSOForumAbidjan (crédit photo: Cheikh Fall )

Donc, avant d’essayer d’endiguer le manque de transparence dans la gestion de la chose publique ou dans les transactions entre gouvernement et partenaires, commençons par le faire dans nos organisations respectives. Jouer au malin n’aidera pas à régler le problème.

4. Avoir une information, oui, et après ?

Nous sommes tous d’accord sur l’importance pour la population d’être informée de tout ce qui se passe, et plus particulièrement en matière de corruption. Mais, ça ne suffit pas. Il faut aussi développer la capacité de cette population à agir. Avoir une information qu’on n’utilise pas c’est comme pire que n’avoir aucune information. Et c’est ici que revient la question qu’un des panelistes avait posé : « Dénoncer la corruption et autres vices peut vous couter votre boulot. Etes-vous prêt à le perdre ? »

Nous sommes tous dans le même bateau. Soit nous mourrons tous, ou nous nous en sortons tous. Ne pensez pas que vous pouvez vous sauver seul en taisant des telles pratiques. Tôt ou tard, ça vous coutera cher. Quand on a des informations avérées et des preuves de la corruption, n’hésitons pas à en parler ouvertement et… si prudence s’exige, filer les documents a un site web de whistle blowing.

Et vous ??? Pensez-vous qu’il y a autre chose d’important qu’il faut savoir sur la corruption ? Sentez-vous libre de partager en commentaire ici. Tweetez aussi avec le hashtag #CSOForumAbidjan

Programme du forum de la société civile à Abidjan

Les organisations de la société civile prendront part à un forum pendant les assemblées annuelles de la Banque Africaine de Developpement, BAD, à Abidjan.

Par Gaïus Kowene

Drapeaux de la Banque Africaine de Développement dans les rues d’Abidjan. (Crédit photo : Eugene Buingo)

Drapeaux de la Banque Africaine de Développement dans les rues d’Abidjan. (Crédit photo : Eugene Buingo)

Je séjourne à Abidjan du 27 au 29 pour participer aux Assemblées Annuelles de la Banque Africaine de Développement, la BAD, qui fête aussi son cinquantenaire.

Abidjan ! C’est cette capitale de la Cote d’Ivoire, premier producteur du Cacao (ils ont maintenant une chocolaterie industrielle, hein !) et surtout…. la terre du coupé-décalé.

D’ailleurs, je dois avouer que ça me flatte de voir que des ivoiriens connaitre la musique Congolaise mieux que certains congolais.

Mais, ce qui m’a amené à Abidjan, c’est plutôt le forum des organisations de la société civile Africaine que la BAD organise ce Jeudi 28, en marge de ses assemblées annuelles sous le thème « L’Afrique et le nouveau paysage mondial ».

Poster CSO Forum 2015

Poster CSO Forum 2015

La cinquantaine d’organisations de la société civile participant à ce forum exprimera son avis sur les politiques de la banque et ses programmes de développement.

Avant de parler de la contribution de la BAD dans la lutte contre les changements climatiques, les participants partageront leurs expériences sur l’équité, la transparence et  la responsabilisation (accountability).

Bien que ce forum ne sera pas retransmit en direct sur youtube, l’audience virtuelle pourra suivre de près et interagir grâce aux hashtags officiels de l’évènement qui sont : #CSOForumAbidjan et #AfDBam2015.

En parlant de hashtag, je twiterais les points chauds du forum à partir de mon compte @gkowene. Je vous recommanderais de suivre d’autres co-blogueurs qui feront de même, notamment Cyriac Gbogou, Cheikh Fall, Jemila Abdulai, Africa for Results et tant d’autres.

Si vous n’êtes sur place, vous pouvez, donc, télécharger l’intégralité du programme pour avoir une idée plus globale des assemblées annuelles.

En attendant, je continu à explorer cette belle capitale d’Afrique et vous enverra une tonne des billets.

5 erreurs graves des fous amoureux

Ce billet explique aux actuels ou futurs fous amoureux quels erreurs éviter pour une vie épanouie, peu importe la suite de sa situation.

Par Gaïus Kowene

Les amoureux de Saint Mathieu

 

Il y a quelques semaines, pour la première fois de ma vie, je suis tombé fous amoureux d’une fille. Bien que gardant toutes mes facultés mentales en marche, je ne me suis pas reconnu. J’avais l’impression de vivre dans un chaos organisé que personne autour de moi ne pouvait comprendre. Comme mon amour pour cette fille était plus fort que moi, j’ai fourni des efforts impossibles pour lui exprimer ce que je ressentais.

C’est vrai que ça n’a pas marché, mais, je crois avoir beaucoup appris de cette première experience. Raison pour laquelle j’aimerais partager des leçons apprises avec tous ceux qui sont ou pourront tomber fous amoureux un jour.

Je ne cesserais de le dire : mes billets de blog ne sont pas des paroles d’évangiles à avaler sans mâcher. Je ne fais que parler de mon expérience et aimerai bien avoir votre avis aussi sur le sujet.

Alors, pour aller droit au but, voici les 5 erreurs graves que j’ai commises pendant la recherche de ma moitié perdue, ou âme-sœur, comme le disent certains. Et, vous savez, si quelqu’un a appris de ses erreurs, ce ne sont plus des erreurs. Mais, plutôt, des expériences nécessaires pour mieux avancer.

1. Sortir de sa fréquence (agir par la peur)

Personnellement, je crois que tout l’univers fonctionne sur base des fréquences, un peu comme la radio ou la télévision. Si je veux avoir une certaine personne dans ma vie, je n’ai pas à courir le monde entier pour l’avoir. Il me suffit de me connecter sur sa fréquence et automatiquement, cette personne sera là (Vous n’êtes pas obligé à croire la même chose).

Malheureusement, quand j’ai vu que mon rêve commençait à se réaliser, j’ai paniqué. Une réaction tout à fait normale pour un humain. J’ai commencé à avoir peur de perdre cette personne. Poussé par cette peur, je me suis précipité à l’avouer mes sentiments tout en sachant que c’était précoce et qu’à ce stade, j’avais zéro chance de réussir.

Pour tirer une leçon de cette erreur, je me suis posé un certain nombre des questions :

 »Cette personne m’a dit qu’elle n’était pas sur de vouloir rester au Congo. Qu’est-ce que j’ai fait pour qu’elle décide de revenir et plus précisément dans ma ville? Rien. Qu’est-ce que j’ai fait pour qu’elle soit exactement là où je suis et qu’elle me fasse un peu confiance ? Rien. Alors, pourquoi essayer de faire quelque chose maintenant alors que je n’ai rien fait dès le début ? »

Je n’avais pas compris qu’en ne faisant rien, je faisais en fait quelque chose de très puissant. J’utilisais le pouvoir de l’imagination. Et ça marchait déjà, parce qu’elle etait la, devant moi. Mais, seulement parce que j’avais peur de la perdre, je ne me suis pas rendu compte que je sortais de ma fréquence ou elle s’était déjà connectée. Donc, je la perdais volontairement, mais inconsciemment.

2. Confondre l’amour à l’attachement

En parlant de cette partie, je me souviens qu’elle m’a une fois dit :

« Gaïus, j’ai comme impression que tu es très formel et aime beaucoup mettre les chose sur une ligne droite. »

En fait, oui, elle avait raison, sauf que je ne m’étais pas encore rendu compte. J’ai oublié qu’aimer quelqu’un n’est pas synonyme de s’attacher à cette personne. Selon l’auteur Américain Deepak Chopra, aimer quelqu’un c’est le laisser libre de ne pas ressentir ce que vous ressentez pour elle.

En d’autres termes, je n’ai pas besoin de l’autorisation de quelqu’un pour l’aimer. Elle peut être d’accord ou pas, mais, je suis le seul à décider de ce que j’aime ou pas. Tandis que pour s’attacher à quelqu’un, on a besoin de l’accord de cette personne. Un pari perdu d’avance parce qu’on a aucun pouvoir sur la personne. Elle est la seule à décider avec qui elle veut ou ne veut pas être.

Interview de l’auteur Americain Deepak Chopra sur l’âme-sœur

Autre chose, si vous vous attachez à quelqu’un, c’est comme si vous braquez votre torche droit dans ses yeux. Comment voulez-vous qu’elle regarde votre visage ? Comme le soleil, laissez votre lumière briller et éclairer tout le monde. C’est comme ça qu’elle vous verra (peut être plus facilement).

3. Trop réfléchir au lieu ressentir

Ça, ça arrive souvent quand on est seul, dans son moment d’intimité avec soi-même. Là, tu commences à philosopher, à disséquer toutes les phrases qu’elle a dites et essayer de deviner ce qu’elle pensait en le disant. Le problème ici c’est que toutes tes conclusions seront basées sur des expériences passées d’autres personnes et non sur ce cas spécifique. Pour mon cas, chaque fois que je méditais le soir, je sortais toujours avec des hypothèses bizarres du genre :

« Soit cette fille ne m’aime pas et elle veut juste être gentille parce qu’elle a peur de me blesser ou c’est une fille qui m’aime bien, a de l’expérience, mais, ne veut pas seulement répéter ses erreurs du passé. »

J’ai commencé à planifier mes actions sur base de mes réflexions tout en sachant que je ne savais pas grand-chose sur ce qu’elle pensait. Pourtant, si on ferme un peu la bouche de son cerveau et qu’on laisse nos émotions nous dire ce qu’aucun mot ne peut exprimer, nous comprendrons beaucoup plus qu’en argumentant des blah blah blah.

Quand je l’avais compris, je me suis promis de trop ressentir et peu réfléchir. Et je me souviens même le jour où elle m’a dit qu’elle préférait qu’on reste amis, je lui ai fait faire la même promesse. Qu’elle le respecte ou pas, je voulais seulement qu’elle y pense un peu. Parce que notre société actuelle nous encourage à faire usage de la « raison » et ignorer notre « intuition ».

Ne pensez à rien ! Juste ressentez ce que vous ressentez pour la personne, peu importe les circonstances. Laissez vos sentiments vous dire ce qui se cache au fin fond de vous au lieu d’essayer de vous consoler par des raisonnements qui ne tiennent pas debout.

4. Se mettre inutilement la pression

J’écris ceci en riant, parce que je la revois encore en train de me demander :

 « Gaius, tu me dis que tu as bien compris que je veux seulement rester ton amie. Pourquoi alors tu insistes ? »

Comme moi pendant ce temps, beaucoup des fous amoureux se mettent d’abord trop de pression sur eux même. Et quand ils voient que ça ne marche pas, ils commencent à mettre pression sur l’autre.

J’ai appris qu’en vous mettant trop de pression pour rien, vous pensez que vous êtes obligés à faire ceci ou cela. Vous pensez que si elle ne dit pas oui, c’est que vous avez échoué. Vous pensez que c’est anormal qu’un humain ne comprenne pas votre situation.

Oui, d’accord ! Mais, en vous mettant trop de pression, vous n’améliorez rien. Vous fatiguez vos nerfs inutilement et gaspillez une énergie qui pouvait vous aider à faire autre chose.

Laissez la rivière couler ! Si vous avez de la matière pure, elle résistera à l’épreuve du feu. Vous mettre trop de pression ou essayer de la mettre trop de pression en insistant ou en la menaçant ne vous aidera à rien. Je me répète, laissez la vie vous amener vers ce qui vous appartient. Et pour ça, vous devez être prêt à accepter de laisser tomber ce qui n’est pas à vous (même si vous pensez que c’est exactement ce que vous vouliez).

5. Dire non à sa propre vie

Cette situation m’est arrivée quand j’étais dans la phase ou j’attendais la réponse de la fille et commençais à pressentir que ça ne marcherait pas. Effectivement, après, elle est venue me dire que ça ne marchait pas.

Tout en acceptant sa décision, à un moment je commençais à croire naïvement qu’elle était en train de tester ma patience. J’ai compris que ce n’était pas le cas. Si elle dit non, ça signifie tout simplement non et rien de plus.

D’où, je ne peux pas m’empêcher de vivre ma vie seulement parce que j’espère qu’un jour elle changera d’avis. J’ai compris que je ne dois pas dire non à ma vie à cause d’une personne qui a dit oui à la sienne.

J’ai compris que ma vie est trop courte et surtout précieuse. Je devais la passer à profiter de chaque seconde plutôt que de la gaspiller en attendant un oui qui n’arrivera jamais.

Je me rappelle les paroles de Lisa Nichols qui a dit que dans cette vie, chacun dispose d’un cahier ou il écrit ce qu’il désire vivre. Cette fille a le droit d’écrire dans son cahier tout ce qu’elle veut. Le simple fait qu’elle me montre ce qu’elle a écrit dans son cahier ne m’oblige pas à copier la même phrase dans le mien.

J’ai encore mon cahier, j’ai encore mon stylo. C’est à moi de décider ce que je veux écrire ou pas dans mon cahier. Comme elle est libre de décider de ce qu’elle veut vivre, je suis aussi libre de décider de ce que je veux faire de ma vie.

Donc, chers fous amoureux, ne vous empêchez pas de profiter de chaque seconde de la vie parce que vous attendez que quelqu’un ai pitié de vous et change d’avis (un jour). Ça n’arrivera jamais. Le seul moyen sûr d’être heureux, c’est de se donner ce bonheur au lieu de l’attendre de qui que ce soit.

Interview de Lilou Mace, coach en développement personnel, sur l’importance de se donner autant d’amour que possible.

Et vous ? Avez des leçons apprises comme ça de la vie que vous aimeriez partager avec nous ? Laissez-nous un commentaire.

5 cadeaux pour s’assurer une année réussie

Nature

Par Gaius Kowene

En cette période de fin d’année, je vois beaucoup de personnes faire le bilan des 12 mois passés. Dans tous les cas, il y a des hauts et des bas, des réussites et des échecs.

C’est surtout le moment de faire des résolutions pour l’année qui va commencer. Ce moment où l’on se promet de changer, de s’améliorer, bref, de passer à la vitesse supérieur. Malheureusement, les études montrent que 88% de ces résolutions échouent.

Bon, là n’est pas mon problème !

Que vous réussissez ces résolutions où pas, vous pouvez toujours vous assurer une année réussie, pleine de bonheur et surtout des miracles.

Des miracles ? Oui, des miracles ! Je ne veux pas parler de religion ou quelque chose de pareil. Je veux plutôt parler de ces occasions ou l’univers entier agira de façon inattendue en votre faveur, pour rendre vos désirs les plus fous réels.

Donc, déjà pour commencer, voici les 5 cadeaux que je vous propose d’offrir des maintenant et pour le restant de votre vie. C’est gratuit, mais vous rembourse au centuple.

1. Donnez l’amour

Je ne veux pas rentrer dans des définitions livresques expliquant ce qu’est l’Amour. Je comprends l’Amour comme un sentiment profond, je veux dire qui va au delà de l’affection et de l’attachement à un être ou un objet. C’est le plus beau, grand et meilleur cadeaux que vous puissiez donner en cette période et tout au long de votre vie restant !

Je vous invite donc à être Amoureux (avec A majuscule). Une question me traverse la tête : pourquoi limiter votre amour à un individu, un groupe d’individu ou des choses alors que vous pouvez l’offrir à tout l’univers ? J’ai bien dit l’Univers hein ! Pas seulement à la planète terre. Aimez la vie, aimez sincèrement les gens sans préjugés. Je veux dire, ressentez cet amour au plus profond de vous et relâchez-le !

Offrez votre Amour régulièrement et vous recevrez autant ! Vous vous imaginez ce dont un homme est capable pour une femme qu’elle aime vraiment ? Eh bien l’univers, je répète bien l’univers et non la terre, est capable de beaucoup plus pour vous si vous abondez en Amour !

Allez, donnez l’amour, le vrai amour sans préjugé ni arrière pensée ! Sans rien attendre de retour ! Aimez tout, même vos bêtises, vos échecs, vos insuffisances, vos ennemis ! Juste, aimez ! Et l’univers sera votre complice ! Les gens autour de vous diront que vous avez de la chance et d’autres que vous êtes devenu sorciers. Ne croyez pas en ce que je viens de vous dire ! Testez et vous m’en direz des nouvelles !

Choisir entre la peur et l’amour. Une vidéo de Lilou Macé

2. Donnez l’attention

Quand je parle de l’attention, je me souviens du roman La solitude du Vainqueur de Paulo Coelho, où l’un des personnages assassine une fille innocente en pleine rue. Mais, comme c’est chacun dans son chacun, personne ne l’a vu. Les gens étaient occupés à faire leurs affaires sans accorder l’attention à leur environnement. Un garçon était concentré à écouter de la musique sur son ipod avec écouteur, un couple des vieillards étaient trop occupés à se faire des témoignages d’affections, etc… et quelqu’un mourait juste a coté !

Si vous ne le saviez pas, vous ne faites pas partie d’un environnement quelconque ! Vous êtes cet environnement ! Si vous vous permettez de l’ignorer, vous serez surpris par tous les coups bas que vous recevrez de lui !

The real you, qui êtes vous réellement? Un vidéo d’Alan Watts

Donc, l’autre cadeau que vous pouvez offrir en cette période et le restant de votre vie est bel et bien l’attention !

Accordez de l’attention à toutes ces personnes qui en ont besoin autour de vous ! Pas seulement aux personnes bien sapés ! Même à ces personnes que tout le monde évite, offrez-leur de l’attention au delà du nécessaire ! Mettez-vous à leur place ! Qu’est-ce que vous aimeriez que quelqu’un qui vous regarde dans cette situation fasse pour vous ? Je vous assure, vous agirez de façon automatique, sans que quelqu’un n’ait à vous dire quoi faire.

Allez, je sais que vous êtes très occupés, vous avez beaucoup de choses à faire, mais, offrez de l’attention à ceux qui en ont besoin et même à ceux qui pensent ne pas en avoir besoin ! Ça changera votre vie !

 3. Envoyez une pensée

C’est ici que certains me trouveront un peu fou peut-être ! Mais, je me demandé : est-ce que votre objectif est de donner ou bien que la personne sache que vous avez donné ?

Ici, c’est quand vous êtes seul dans votre moment d’intimité avec vous-même (si vous en avez au moins). Alors, pendant ce temps précieux que vous vous donnez, envoyez une pensée a une personne précise ! Visualisez cette personne très heureuse, en forme, pleine de self confidence, souriante et tout ! Ressentez ça et accrochez-vous à cette pensée pendant un moment !

Je sais qu’au debout ca ne sera pas facile parce que l’homme a près de soixante milles pensées par jour ! Alors, si je vous demande d’en offrir un seul, ce n’est quand même pas grand-chose ! Pourtant, ca vous rapportera beaucoup ! Testez ce qu’on appelle Le pouvoir de la compassion ! Je peux vous garantir que vous aurez une vie miraculeuse, pour ne pas dire magique !

 4. Donnez un regard !

Dans ce monde où les gens sont occupés, peu sont ceux qui pensent à donner un regard gentil à leur entourage ! Mettez votre ordinateur de coté ou éteignez carrément votre Smartphone pendant ces 15 minutes ! Offrir un simple regard doux à toute personne qui vous rencontre changera et la personne et vous-même ! Mais, attention, je ne parle pas ici d’un regard suggestif, avec des arrière-pensées ! Je parle d’un regard franc, honnête, ouvert et ouvre le cœur au monde ! Si vous ne le saviez pas, offrir un regard à une personne est un moyen de se connecter à la personne, être dans une harmonie impossible avec elle. Je ne parle pas de regard menaçant ! Un regard doux, le genre de regard qui berce, qui noie !

C’est gratuit ! Offrez un regard en cette période et tout le restant de votre vie a votre entourage ! Ca fait du bien !

 5. Offrez un sourire

Ça, tout le monde qui m’a déjà rencontré sait que je suis champion en ça ! Commencez même maintenant ! Souriez ! Oui, juste pour rien comme ça ! Offrir un sourire chaud créé une ambiance unique ou vous êtes ! Les gens voudront rester avec vous longtemps et ne vous oublieront jamais !

Souriez à tout moment, peu importe les circonstances ! Juste, souriez ! C’est une clé magique pour vous ouvrir toutes les portes sans aucun effort ! Souriez à tout le monde et à tout temps !

Paix, un business qui rapporte beaucoup

Que pensent vraiment les habitants de Goma du concert de Akon ce 21 Septembre 2014 à l’occasion de la journée internationale de la paix?

Par Gaius Kowene

Affiche du concert de Akon à Goma ce 21 Septembre 2014, journée mondiale de la paix (Crédit photo: www.peaceoneday.org

Affiche du concert de Akon à Goma ce 21 Septembre 2014, journée mondiale de la paix (Crédit photo: www.peaceoneday.org

La RDC est célèbre pour ses deux décennies de guerre et la mafia internationale de pillage de ses ressources naturelles.

Depuis un moment, de plus en plus d’initiatives naissent « au nom de la paix ». Ces initiatives sont l’œuvre soit des Congolais, soit des étrangers. Pourtant, sur le terrain, peu ou presque pas de résultat concret. La paix est devenue une sorte de business pour justifier beaucoup d’argent qu’on reçoit d’un bailleur x, sans construire la communauté locale. Il suffit de faire juste quelque chose, même du n’importe quoi ! Mais, tant qu’on a collé le nom « paix » ou « Amani » en Kiswahili [Le kiswahili est une langue d’origine Arabe parlé en Afrique de l’Est], le bailleur ne posera plus de question. Et c’est le même discours partout dans ces endroits !

D’ailleurs, je crois que le business de la paix rapporte beaucoup, surtout pour son cousin, le business de la guerre.

C’est-à-dire on crée une guerre qu’on entretient soigneusement pendant des années, en profitant du chaos pour piller les ressources de la région et affaiblir les organisations locales sensées épauler l’Etat. Au finish, on parle d’un Etat fragile, irresponsable et on justifie sa présence dans le pays. De la même façon, on connait qui créé la guerre ici, comment et avec qui. Mais, on décide sciemment de ne pas lui parler(régler les causes du problème) et on vient amuser les gens avec un concert gratuit et des visites touristiques (passer du temps a s’atteler sur des connaissances).

Je ne m’attaque à personne ! Je n’ai rien contre l’organisation Peace One Day. D’ailleurs, j’ai beaucoup d’amis qui travaillent pour eux.

Mais, parlons un peu du concert qu’elle organise ce Dimanche 21 Septembre à Goma ! La star américaine Akon va livrer un méga concert gratos en présence de Jude Law et d’autres artistes locaux. Mais, la question que je me pose : est-ce que Akon et ces artistes Congolais participent à ce concert parce qu’ils sont convaincu que ça rapportera la paix ou bien c’est juste parce qu’il y a un bon cachet  avec avantages connexes qui leur est garanti ?

Je ne répondrais pas à leur place, mais, je laisse la voix aux habitants de Goma qui se sont exprimés sur les médias sociaux. Certains Congolais ont même dit ce qu’ils pensent devrait être fait pour consolider la paix dans leur pays.