Nous avons marché sur Bangkok, non, plutôt Abidjan! (Partie 2)

Ce billet la suite d’un premier publié sur ce blog. Vous pouvez le lire ici.

Ville d'Abidjan bue depuis l'Université Félix Houphouet Boigny (Crédit photo: Gaius Kowene)

Ville d’Abidjan bue depuis l’Université Félix Houphouet Boigny (Crédit photo: Gaius Kowene)

Par Gaïus Kowene

Abidjan c’est Bangkok

Cette journée là, nous nous sommes pilonnés la tête avec des termes de sécurité numérique un peu complexe et des exercices qui cassent les nerfs (mais, formidables, au finish). Avec Salma, nous avions décidé de sortir, aller manger dehors, question d’aérer son cerveau et découvrir Abidjan.

Heureusement pour nous, nous avions la bonne adresse : Riviera 2. Il suffisait d’une dizaine des minutes de marche pour sortir de l’enclos de l’Université Félix Houphouet Boigny, un taxi jaune ou rouge (la différence entre les deux est que les jaunes ne quittent une commune et coûtent moins par rapport au rouge) et nous y voilà !

Sur place, l’ambiance rappelait les descriptions des villes dans des romans Africains. En faisant un tour dans le coin, nous découvrons Bangkok. Ah…. Oui, le Bangkok qui ne se trouve pas en Thaïlande. Sur quoi se sont-ils basés pour l’appeler ainsi, je ne sais pas. Coup d’œil à l’intérieur, des filles Ivoiriennes (je présume) à la peau dépigmentée et aux mèches brésiliennes y attendaient, visiblement, des potentiels clients en quête de quelques minutes de plaisir. Comme la musique était trop basse et ne nous a pas plus, nous sommes sortis pour commander notre nourriture : Aloco (frites des bananes plantains), poissons et viande de mouton appelée localement Shukuya.

« Ne mettez pas de piment dans notre nourriture » – Salama instruisait la vendeuse qui s’est empressée de répondre :

« Oui, je vais seulement mettre un peu. »

« Non ! Pas question ! N’y mets pas même ce peu là. »

La vendeuse ne comprenait pas pourquoi nous insistions sur « pas de piment. »

C’est là qu’intervient l’histoire au tout début de cette série d’articles.

Un bon Dimanche, nous sommes sortis manger à endroit appelé Maroc, à Youpougon. C’est l’un des quartiers chauds d’Abidjan. Comme nous avions déjà l’expérience du piment ivoirien, nous avions demandé que notre cuisinier n’en mette pas dans notre poulet. Il a promit de mettre « juste un peu. »

Haaaaa !!!!! Si je vous dis que c’est ce « juste un peu » la qui m’a fait couler des larmes, de la morve et m’a fait pleurer comme un idiot. Eugène et Salma qui étaient avec moi ce jour là se souviennent bien de ce qui s’était passé. Depuis, nous avions juré d’exiger une nourriture sans piment. Pas même le « juste un peu » en tout cas, plus jamais !

Voila ce qui justifie pourquoi Salma insistait chez cette vendeuse de ne pas mettre de piment, pas même un peu.

Nous irons donc patienter notre commande a l’étage pour avoir une vue sur la route principale. Nous traversons un hangar en bas ou des tables sont entassées, on dirait des abeilles dans une ruche. Et….. Comme par surprise….. un asiatique y mange la nourriture locale !

Voilà ! Il ne manquait plus que ça pour confirmer que nous sommes bel et bien à Bangkok. Et j’ai choisi ça comme thème parce que pour beaucoup, tout le monde à l’apparence asiatique est forcement « Chinois. » Selon un livre que j’ai lu récemment, certains (qui ne sont pas chinois) se sentent frustrés d’être identifié ainsi. Donc, il existe aussi des Cambodgiens, des Malaisiens, des Birmans, des Thaïlandais, etc… Tous ne sont pas chinois !!!!

Nous avons donc marché sur Bangkok à Abidjan, parce que sur la lune c’était déjà fait (pas par nous, bien sur).

La marche ne s’arrête pas ici. Je suis parti nager à la plage de Grand Bassam dont j’ai tant entendu parlé et admiré des photos des mondoblogueurs venus ici l’année précédente. L’expérience était superbe et le jus frais des coco aussi succulent. Et… en voyant des déchets à coté de la plage, j’ai eu l’idée folle de créer (a l’avenir) une entreprise qui se chargerait de récolter ces déchets pour fabriquer des objets d’art a vendre aux touristes qui viennent a la plage. Je ne suis pas sur de pouvoir le faire, mais, j’encourage quiconque connais quelqu’un qui a les moyens et le courage de s’engager !

Que des bons souvenirs d’Abidjan !!!!!

>>>>>>>>>>> (re) Lire la première partie de ce billet

Nous avons marché sur Bangkok, non, plutôt Abidjan! (Partie 1)

Dans ce billet, je retrace les moments forts de ma visite à Abidjan pendant la dernière semaine de Juillet 2015.

Par Gaïus Kowene 

Gaius Kowene à Abidjan

Gaius Kowene à Abidjan

Au départ, je croyais être le seul à m’être fait sharié par le piment Ivoirien dans cette sorte de restaurant-buvette, plein à craquer, en majorité, par des couples venus se régaler ce weekend.

« C’est comme si des larmes vont couler de mes yeux » ai-je murmuré à Eugene et Salma, assis à mes cotés.

Comme j’essuyais la morve que ce piment venait de me soutirer par la force, on était tous 3 presqu’entrain de verser des larmes. C’est là que notre sauveur est venu : une longue baguette de pain à moitié sèche. Mais, comment je suis arrivé ici ?

Tout est parti d’un voyage précédent dans la même ville où j’étais invité à couvrir le Forum de la société civile pendant les Assemblées Annuelles de la Banque Africaine de Développement, BAD en sigle. Quand je parle de couvrir ici, c’est plus dans le sens de couverture médiatique. Sauf que dans mon cas, c’était sur mon blog et mes profils sur les médias sociaux.

La veille de mon départ, mon ami et frère Cyriac Gbogou m’a amené faire un tour au village, un espace de travail collaboratif dont j’ai suivi la récolte des fonds en ligne pendant longtemps.

Je n’en ai pas l’habitude, mais, ça m’arrive parfois de jeter un coup d’œil sur l’écran d’ordinateur de quelqu’un. C’est ce qui m’a parmi de voir un appel à candidature pour une formation en sécurité numérique. Il m’a filé le lien, j’ai postulé et boom, j’étais sélectionné.

Le retour à Abidjan

Je suis donc rentré à Abidjan comme un petit « expert » (lol… je sais que je ne le suis pas) parce que je connaissais déjà le traditionnel Akwaba. Vous savez ce que ça signifie ? Non ? Alors, je vous ai eu ! Akwaba signifie bienvenu.

Première chose à faire, réactiver le contact avec mon compatriote Eugene, fondateur et gestionnaire du populaire groupe Facebook congolais Parlons-en. Eugene est le mec à contacter si tu veux comprendre certaines choses qui ne se comprennent pas. Un exemple ?

« Pourquoi ici beaucoup des garçons urinent sans se gêner comme ça sur la route ? » « Comment se fait-il que ce type n’a pas respecté les codes de la route mais il se donne le courage de nous crier dessus ? »

Bon, ne me traitez pas assez rapidement d’un Afroinsolent ou Afropessimiste (je crois que mon ami Aphtal sait ce que ça signifie).  Il y aussi beaucoup de bonnes choses que j’ai expérimenté à Abidjan. Le jus de gingembre, par exemple, le gros poisson à l’aloco (frites des bananes plantains) et tout ça.

La rencontre avec des collègues mondoblogueurs

L’une des meilleures choses que j’ai eues la chance d’avoir a Abidjan, c’est la présence de Salma, la tigresse camerounaise que j’ai rencontré pour la première fois deux ans plus tôt pendant la mondoformation à Dakar, au Sénégal. Ce qui a perfectionné la combinaison, c’est bien sur des têtes bien faites d’autres amis mondoblogueurs comme le toujours présent Moussa Bamba, l’insaisissable Kahofi Suy, et mon philosophe préféré Ladji Siratigui. Je vous épargnerais des discussions très enrichissantes que nous avions eues sur la blogosphère francophone en Afrique.

D’accord, juste un petit extrait : nous avions par exemple apprécié le fait que beaucoup de mondoblogueurs de la nouvelle génération sont assez cru quand il faut l’être (chapeau bas, les gars, même si vous me faites un peu peur) ; nous avions aussi aimé le fait que beaucoup de blogueurs commencent à prendre leurs blogs au sérieux en achetant par exemple des noms de domaine et en payant un hébergement hors le réseau Mondoblog (un signe positif d’évolution que ceux qui sont limités risquent d’interpréter comme une sorte de rébellion).

>>>>>>> La suite vous arrive bientôt!

4 pre-requis pour combattre la corruption

Dans ce billet de blog, je partage avec vous les 4 choses qui ont attiré mon attention en parlant corruption pendant le Forum de la société civile organisé à Abidjan par la BAD.

Par Gaïus Kowene

Crédit photo: Gaïus Kowene

Crédit photo: Gaïus Kowene

Le 28 Mai dernier, j’ai pris part au Forum de la société civile Africaine à Abidjan. C’était en marge des assemblées annuelles de la Banque Africaine de Développement.

Dans ce billet, je vais donc partager avec vous 4 choses importantes qu’il faut absolument savoir sur la corruption pour bien la combattre. Bien sûr, j’y ai ajouté un peu de ma réflexion personnelle aussi (juste un peu).

Comme toujours, ceci n’est pas la parole d’évangile. Sentez-vous libre de dire ce que vous en pensez de façon constructive ici en commentaires.

1. La perception de la corruption est aussi importante que la corruption elle-même

Certaines personnes pensent que la corruption fait partie intégrante de la culture Africaine et que ce n’est pas si grave. « Nous avons toujours vécu ainsi et ça nous va » disent certains. « C’est la règle. Ça marche comme ça ici » diront d’autres.

Donc, avant même que la corruption ne soit là, notre perception d’elle détermine ce que sera notre attitude quand elle sera là. Si vous voulez lutter contre la corruption, c’est mieux de commencer par changer la perception que les gens ont de la corruption. Qu’ils arrêtent de la considérer comme un mode de vie ou comme une sorte d’identité culturelle ou de particularité de leur région.

2. Au-delà des chiffres, la corruption affecte des êtres humains

Je revois encore la blogueuse Ghanéenne qui a soulevé ce point. Certains dans l’audience parlaient beaucoup du scandale de la corruption au sein de la FIFA qui a fait intervenir des gros montants. Mais, sa question était :

« Pensez au malade qui ne peut être soigné a temps parce qu’il n’a pas d’argent pour corrompre. (Silence dans la salle). Pensez à cet élève qui ne peut passer ses examens seulement parce qu’il n’a pas corrompu. Pensez à cette mère de famille qui ne peut exercer son petit commerce car coincée par des gens qui exigent la corruption. »

Cet exercice mental a fait pris conscience au public que parler corruption n’est pas seulement parler des chiffres abstraits. C’est parler d’êtres humains dont le quotidien est sans cesse bouleversé par cette pratique.

3. Des OSC exigent la transparence dont elles ne font pas preuve

Même si ce point a fait rigoler beaucoup de gens dans la salle, c’est une des vérités qu’on ne se dit pas souvent. Il y a des organisations de la société civile qui critiquent le manque de transparence de leurs gouvernements ou de certains acteurs économiques. Mais, si on voit de près, ces organisations font exactement ce qu’elles reprochent aux gouvernements.

Participants au #CSOForumAbidjan (crédit photo: Cheikh Fall )

Participants au #CSOForumAbidjan (crédit photo: Cheikh Fall )

Donc, avant d’essayer d’endiguer le manque de transparence dans la gestion de la chose publique ou dans les transactions entre gouvernement et partenaires, commençons par le faire dans nos organisations respectives. Jouer au malin n’aidera pas à régler le problème.

4. Avoir une information, oui, et après ?

Nous sommes tous d’accord sur l’importance pour la population d’être informée de tout ce qui se passe, et plus particulièrement en matière de corruption. Mais, ça ne suffit pas. Il faut aussi développer la capacité de cette population à agir. Avoir une information qu’on n’utilise pas c’est comme pire que n’avoir aucune information. Et c’est ici que revient la question qu’un des panelistes avait posé : « Dénoncer la corruption et autres vices peut vous couter votre boulot. Etes-vous prêt à le perdre ? »

Nous sommes tous dans le même bateau. Soit nous mourrons tous, ou nous nous en sortons tous. Ne pensez pas que vous pouvez vous sauver seul en taisant des telles pratiques. Tôt ou tard, ça vous coutera cher. Quand on a des informations avérées et des preuves de la corruption, n’hésitons pas à en parler ouvertement et… si prudence s’exige, filer les documents a un site web de whistle blowing.

Et vous ??? Pensez-vous qu’il y a autre chose d’important qu’il faut savoir sur la corruption ? Sentez-vous libre de partager en commentaire ici. Tweetez aussi avec le hashtag #CSOForumAbidjan

Programme du forum de la société civile à Abidjan

Les organisations de la société civile prendront part à un forum pendant les assemblées annuelles de la Banque Africaine de Developpement, BAD, à Abidjan.

Par Gaïus Kowene

Drapeaux de la Banque Africaine de Développement dans les rues d’Abidjan. (Crédit photo : Eugene Buingo)

Drapeaux de la Banque Africaine de Développement dans les rues d’Abidjan. (Crédit photo : Eugene Buingo)

Je séjourne à Abidjan du 27 au 29 pour participer aux Assemblées Annuelles de la Banque Africaine de Développement, la BAD, qui fête aussi son cinquantenaire.

Abidjan ! C’est cette capitale de la Cote d’Ivoire, premier producteur du Cacao (ils ont maintenant une chocolaterie industrielle, hein !) et surtout…. la terre du coupé-décalé.

D’ailleurs, je dois avouer que ça me flatte de voir que des ivoiriens connaitre la musique Congolaise mieux que certains congolais.

Mais, ce qui m’a amené à Abidjan, c’est plutôt le forum des organisations de la société civile Africaine que la BAD organise ce Jeudi 28, en marge de ses assemblées annuelles sous le thème « L’Afrique et le nouveau paysage mondial ».

Poster CSO Forum 2015

Poster CSO Forum 2015

La cinquantaine d’organisations de la société civile participant à ce forum exprimera son avis sur les politiques de la banque et ses programmes de développement.

Avant de parler de la contribution de la BAD dans la lutte contre les changements climatiques, les participants partageront leurs expériences sur l’équité, la transparence et  la responsabilisation (accountability).

Bien que ce forum ne sera pas retransmit en direct sur youtube, l’audience virtuelle pourra suivre de près et interagir grâce aux hashtags officiels de l’évènement qui sont : #CSOForumAbidjan et #AfDBam2015.

En parlant de hashtag, je twiterais les points chauds du forum à partir de mon compte @gkowene. Je vous recommanderais de suivre d’autres co-blogueurs qui feront de même, notamment Cyriac Gbogou, Cheikh Fall, Jemila Abdulai, Africa for Results et tant d’autres.

Si vous n’êtes sur place, vous pouvez, donc, télécharger l’intégralité du programme pour avoir une idée plus globale des assemblées annuelles.

En attendant, je continu à explorer cette belle capitale d’Afrique et vous enverra une tonne des billets.

5 erreurs graves des fous amoureux

Ce billet explique aux actuels ou futurs fous amoureux quels erreurs éviter pour une vie épanouie, peu importe la suite de sa situation.

Par Gaïus Kowene

Les amoureux de Saint Mathieu

 

Il y a quelques semaines, pour la première fois de ma vie, je suis tombé fous amoureux d’une fille. Bien que gardant toutes mes facultés mentales en marche, je ne me suis pas reconnu. J’avais l’impression de vivre dans un chaos organisé que personne autour de moi ne pouvait comprendre. Comme mon amour pour cette fille était plus fort que moi, j’ai fourni des efforts impossibles pour lui exprimer ce que je ressentais.

C’est vrai que ça n’a pas marché, mais, je crois avoir beaucoup appris de cette première experience. Raison pour laquelle j’aimerais partager des leçons apprises avec tous ceux qui sont ou pourront tomber fous amoureux un jour.

Je ne cesserais de le dire : mes billets de blog ne sont pas des paroles d’évangiles à avaler sans mâcher. Je ne fais que parler de mon expérience et aimerai bien avoir votre avis aussi sur le sujet.

Alors, pour aller droit au but, voici les 5 erreurs graves que j’ai commises pendant la recherche de ma moitié perdue, ou âme-sœur, comme le disent certains. Et, vous savez, si quelqu’un a appris de ses erreurs, ce ne sont plus des erreurs. Mais, plutôt, des expériences nécessaires pour mieux avancer.

1. Sortir de sa fréquence (agir par la peur)

Personnellement, je crois que tout l’univers fonctionne sur base des fréquences, un peu comme la radio ou la télévision. Si je veux avoir une certaine personne dans ma vie, je n’ai pas à courir le monde entier pour l’avoir. Il me suffit de me connecter sur sa fréquence et automatiquement, cette personne sera là (Vous n’êtes pas obligé à croire la même chose).

Malheureusement, quand j’ai vu que mon rêve commençait à se réaliser, j’ai paniqué. Une réaction tout à fait normale pour un humain. J’ai commencé à avoir peur de perdre cette personne. Poussé par cette peur, je me suis précipité à l’avouer mes sentiments tout en sachant que c’était précoce et qu’à ce stade, j’avais zéro chance de réussir.

Pour tirer une leçon de cette erreur, je me suis posé un certain nombre des questions :

 »Cette personne m’a dit qu’elle n’était pas sur de vouloir rester au Congo. Qu’est-ce que j’ai fait pour qu’elle décide de revenir et plus précisément dans ma ville? Rien. Qu’est-ce que j’ai fait pour qu’elle soit exactement là où je suis et qu’elle me fasse un peu confiance ? Rien. Alors, pourquoi essayer de faire quelque chose maintenant alors que je n’ai rien fait dès le début ? »

Je n’avais pas compris qu’en ne faisant rien, je faisais en fait quelque chose de très puissant. J’utilisais le pouvoir de l’imagination. Et ça marchait déjà, parce qu’elle etait la, devant moi. Mais, seulement parce que j’avais peur de la perdre, je ne me suis pas rendu compte que je sortais de ma fréquence ou elle s’était déjà connectée. Donc, je la perdais volontairement, mais inconsciemment.

2. Confondre l’amour à l’attachement

En parlant de cette partie, je me souviens qu’elle m’a une fois dit :

« Gaïus, j’ai comme impression que tu es très formel et aime beaucoup mettre les chose sur une ligne droite. »

En fait, oui, elle avait raison, sauf que je ne m’étais pas encore rendu compte. J’ai oublié qu’aimer quelqu’un n’est pas synonyme de s’attacher à cette personne. Selon l’auteur Américain Deepak Chopra, aimer quelqu’un c’est le laisser libre de ne pas ressentir ce que vous ressentez pour elle.

En d’autres termes, je n’ai pas besoin de l’autorisation de quelqu’un pour l’aimer. Elle peut être d’accord ou pas, mais, je suis le seul à décider de ce que j’aime ou pas. Tandis que pour s’attacher à quelqu’un, on a besoin de l’accord de cette personne. Un pari perdu d’avance parce qu’on a aucun pouvoir sur la personne. Elle est la seule à décider avec qui elle veut ou ne veut pas être.

Interview de l’auteur Americain Deepak Chopra sur l’âme-sœur

Autre chose, si vous vous attachez à quelqu’un, c’est comme si vous braquez votre torche droit dans ses yeux. Comment voulez-vous qu’elle regarde votre visage ? Comme le soleil, laissez votre lumière briller et éclairer tout le monde. C’est comme ça qu’elle vous verra (peut être plus facilement).

3. Trop réfléchir au lieu ressentir

Ça, ça arrive souvent quand on est seul, dans son moment d’intimité avec soi-même. Là, tu commences à philosopher, à disséquer toutes les phrases qu’elle a dites et essayer de deviner ce qu’elle pensait en le disant. Le problème ici c’est que toutes tes conclusions seront basées sur des expériences passées d’autres personnes et non sur ce cas spécifique. Pour mon cas, chaque fois que je méditais le soir, je sortais toujours avec des hypothèses bizarres du genre :

« Soit cette fille ne m’aime pas et elle veut juste être gentille parce qu’elle a peur de me blesser ou c’est une fille qui m’aime bien, a de l’expérience, mais, ne veut pas seulement répéter ses erreurs du passé. »

J’ai commencé à planifier mes actions sur base de mes réflexions tout en sachant que je ne savais pas grand-chose sur ce qu’elle pensait. Pourtant, si on ferme un peu la bouche de son cerveau et qu’on laisse nos émotions nous dire ce qu’aucun mot ne peut exprimer, nous comprendrons beaucoup plus qu’en argumentant des blah blah blah.

Quand je l’avais compris, je me suis promis de trop ressentir et peu réfléchir. Et je me souviens même le jour où elle m’a dit qu’elle préférait qu’on reste amis, je lui ai fait faire la même promesse. Qu’elle le respecte ou pas, je voulais seulement qu’elle y pense un peu. Parce que notre société actuelle nous encourage à faire usage de la « raison » et ignorer notre « intuition ».

Ne pensez à rien ! Juste ressentez ce que vous ressentez pour la personne, peu importe les circonstances. Laissez vos sentiments vous dire ce qui se cache au fin fond de vous au lieu d’essayer de vous consoler par des raisonnements qui ne tiennent pas debout.

4. Se mettre inutilement la pression

J’écris ceci en riant, parce que je la revois encore en train de me demander :

 « Gaius, tu me dis que tu as bien compris que je veux seulement rester ton amie. Pourquoi alors tu insistes ? »

Comme moi pendant ce temps, beaucoup des fous amoureux se mettent d’abord trop de pression sur eux même. Et quand ils voient que ça ne marche pas, ils commencent à mettre pression sur l’autre.

J’ai appris qu’en vous mettant trop de pression pour rien, vous pensez que vous êtes obligés à faire ceci ou cela. Vous pensez que si elle ne dit pas oui, c’est que vous avez échoué. Vous pensez que c’est anormal qu’un humain ne comprenne pas votre situation.

Oui, d’accord ! Mais, en vous mettant trop de pression, vous n’améliorez rien. Vous fatiguez vos nerfs inutilement et gaspillez une énergie qui pouvait vous aider à faire autre chose.

Laissez la rivière couler ! Si vous avez de la matière pure, elle résistera à l’épreuve du feu. Vous mettre trop de pression ou essayer de la mettre trop de pression en insistant ou en la menaçant ne vous aidera à rien. Je me répète, laissez la vie vous amener vers ce qui vous appartient. Et pour ça, vous devez être prêt à accepter de laisser tomber ce qui n’est pas à vous (même si vous pensez que c’est exactement ce que vous vouliez).

5. Dire non à sa propre vie

Cette situation m’est arrivée quand j’étais dans la phase ou j’attendais la réponse de la fille et commençais à pressentir que ça ne marcherait pas. Effectivement, après, elle est venue me dire que ça ne marchait pas.

Tout en acceptant sa décision, à un moment je commençais à croire naïvement qu’elle était en train de tester ma patience. J’ai compris que ce n’était pas le cas. Si elle dit non, ça signifie tout simplement non et rien de plus.

D’où, je ne peux pas m’empêcher de vivre ma vie seulement parce que j’espère qu’un jour elle changera d’avis. J’ai compris que je ne dois pas dire non à ma vie à cause d’une personne qui a dit oui à la sienne.

J’ai compris que ma vie est trop courte et surtout précieuse. Je devais la passer à profiter de chaque seconde plutôt que de la gaspiller en attendant un oui qui n’arrivera jamais.

Je me rappelle les paroles de Lisa Nichols qui a dit que dans cette vie, chacun dispose d’un cahier ou il écrit ce qu’il désire vivre. Cette fille a le droit d’écrire dans son cahier tout ce qu’elle veut. Le simple fait qu’elle me montre ce qu’elle a écrit dans son cahier ne m’oblige pas à copier la même phrase dans le mien.

J’ai encore mon cahier, j’ai encore mon stylo. C’est à moi de décider ce que je veux écrire ou pas dans mon cahier. Comme elle est libre de décider de ce qu’elle veut vivre, je suis aussi libre de décider de ce que je veux faire de ma vie.

Donc, chers fous amoureux, ne vous empêchez pas de profiter de chaque seconde de la vie parce que vous attendez que quelqu’un ai pitié de vous et change d’avis (un jour). Ça n’arrivera jamais. Le seul moyen sûr d’être heureux, c’est de se donner ce bonheur au lieu de l’attendre de qui que ce soit.

Interview de Lilou Mace, coach en développement personnel, sur l’importance de se donner autant d’amour que possible.

Et vous ? Avez des leçons apprises comme ça de la vie que vous aimeriez partager avec nous ? Laissez-nous un commentaire.

5 cadeaux pour s’assurer une année réussie

Nature

Par Gaius Kowene

En cette période de fin d’année, je vois beaucoup de personnes faire le bilan des 12 mois passés. Dans tous les cas, il y a des hauts et des bas, des réussites et des échecs.

C’est surtout le moment de faire des résolutions pour l’année qui va commencer. Ce moment où l’on se promet de changer, de s’améliorer, bref, de passer à la vitesse supérieur. Malheureusement, les études montrent que 88% de ces résolutions échouent.

Bon, là n’est pas mon problème !

Que vous réussissez ces résolutions où pas, vous pouvez toujours vous assurer une année réussie, pleine de bonheur et surtout des miracles.

Des miracles ? Oui, des miracles ! Je ne veux pas parler de religion ou quelque chose de pareil. Je veux plutôt parler de ces occasions ou l’univers entier agira de façon inattendue en votre faveur, pour rendre vos désirs les plus fous réels.

Donc, déjà pour commencer, voici les 5 cadeaux que je vous propose d’offrir des maintenant et pour le restant de votre vie. C’est gratuit, mais vous rembourse au centuple.

1. Donnez l’amour

Je ne veux pas rentrer dans des définitions livresques expliquant ce qu’est l’Amour. Je comprends l’Amour comme un sentiment profond, je veux dire qui va au delà de l’affection et de l’attachement à un être ou un objet. C’est le plus beau, grand et meilleur cadeaux que vous puissiez donner en cette période et tout au long de votre vie restant !

Je vous invite donc à être Amoureux (avec A majuscule). Une question me traverse la tête : pourquoi limiter votre amour à un individu, un groupe d’individu ou des choses alors que vous pouvez l’offrir à tout l’univers ? J’ai bien dit l’Univers hein ! Pas seulement à la planète terre. Aimez la vie, aimez sincèrement les gens sans préjugés. Je veux dire, ressentez cet amour au plus profond de vous et relâchez-le !

Offrez votre Amour régulièrement et vous recevrez autant ! Vous vous imaginez ce dont un homme est capable pour une femme qu’elle aime vraiment ? Eh bien l’univers, je répète bien l’univers et non la terre, est capable de beaucoup plus pour vous si vous abondez en Amour !

Allez, donnez l’amour, le vrai amour sans préjugé ni arrière pensée ! Sans rien attendre de retour ! Aimez tout, même vos bêtises, vos échecs, vos insuffisances, vos ennemis ! Juste, aimez ! Et l’univers sera votre complice ! Les gens autour de vous diront que vous avez de la chance et d’autres que vous êtes devenu sorciers. Ne croyez pas en ce que je viens de vous dire ! Testez et vous m’en direz des nouvelles !

Choisir entre la peur et l’amour. Une vidéo de Lilou Macé

2. Donnez l’attention

Quand je parle de l’attention, je me souviens du roman La solitude du Vainqueur de Paulo Coelho, où l’un des personnages assassine une fille innocente en pleine rue. Mais, comme c’est chacun dans son chacun, personne ne l’a vu. Les gens étaient occupés à faire leurs affaires sans accorder l’attention à leur environnement. Un garçon était concentré à écouter de la musique sur son ipod avec écouteur, un couple des vieillards étaient trop occupés à se faire des témoignages d’affections, etc… et quelqu’un mourait juste a coté !

Si vous ne le saviez pas, vous ne faites pas partie d’un environnement quelconque ! Vous êtes cet environnement ! Si vous vous permettez de l’ignorer, vous serez surpris par tous les coups bas que vous recevrez de lui !

The real you, qui êtes vous réellement? Un vidéo d’Alan Watts

Donc, l’autre cadeau que vous pouvez offrir en cette période et le restant de votre vie est bel et bien l’attention !

Accordez de l’attention à toutes ces personnes qui en ont besoin autour de vous ! Pas seulement aux personnes bien sapés ! Même à ces personnes que tout le monde évite, offrez-leur de l’attention au delà du nécessaire ! Mettez-vous à leur place ! Qu’est-ce que vous aimeriez que quelqu’un qui vous regarde dans cette situation fasse pour vous ? Je vous assure, vous agirez de façon automatique, sans que quelqu’un n’ait à vous dire quoi faire.

Allez, je sais que vous êtes très occupés, vous avez beaucoup de choses à faire, mais, offrez de l’attention à ceux qui en ont besoin et même à ceux qui pensent ne pas en avoir besoin ! Ça changera votre vie !

 3. Envoyez une pensée

C’est ici que certains me trouveront un peu fou peut-être ! Mais, je me demandé : est-ce que votre objectif est de donner ou bien que la personne sache que vous avez donné ?

Ici, c’est quand vous êtes seul dans votre moment d’intimité avec vous-même (si vous en avez au moins). Alors, pendant ce temps précieux que vous vous donnez, envoyez une pensée a une personne précise ! Visualisez cette personne très heureuse, en forme, pleine de self confidence, souriante et tout ! Ressentez ça et accrochez-vous à cette pensée pendant un moment !

Je sais qu’au debout ca ne sera pas facile parce que l’homme a près de soixante milles pensées par jour ! Alors, si je vous demande d’en offrir un seul, ce n’est quand même pas grand-chose ! Pourtant, ca vous rapportera beaucoup ! Testez ce qu’on appelle Le pouvoir de la compassion ! Je peux vous garantir que vous aurez une vie miraculeuse, pour ne pas dire magique !

 4. Donnez un regard !

Dans ce monde où les gens sont occupés, peu sont ceux qui pensent à donner un regard gentil à leur entourage ! Mettez votre ordinateur de coté ou éteignez carrément votre Smartphone pendant ces 15 minutes ! Offrir un simple regard doux à toute personne qui vous rencontre changera et la personne et vous-même ! Mais, attention, je ne parle pas ici d’un regard suggestif, avec des arrière-pensées ! Je parle d’un regard franc, honnête, ouvert et ouvre le cœur au monde ! Si vous ne le saviez pas, offrir un regard à une personne est un moyen de se connecter à la personne, être dans une harmonie impossible avec elle. Je ne parle pas de regard menaçant ! Un regard doux, le genre de regard qui berce, qui noie !

C’est gratuit ! Offrez un regard en cette période et tout le restant de votre vie a votre entourage ! Ca fait du bien !

 5. Offrez un sourire

Ça, tout le monde qui m’a déjà rencontré sait que je suis champion en ça ! Commencez même maintenant ! Souriez ! Oui, juste pour rien comme ça ! Offrir un sourire chaud créé une ambiance unique ou vous êtes ! Les gens voudront rester avec vous longtemps et ne vous oublieront jamais !

Souriez à tout moment, peu importe les circonstances ! Juste, souriez ! C’est une clé magique pour vous ouvrir toutes les portes sans aucun effort ! Souriez à tout le monde et à tout temps !

Paix, un business qui rapporte beaucoup

Que pensent vraiment les habitants de Goma du concert de Akon ce 21 Septembre 2014 à l’occasion de la journée internationale de la paix?

Par Gaius Kowene

Affiche du concert de Akon à Goma ce 21 Septembre 2014, journée mondiale de la paix (Crédit photo: www.peaceoneday.org

Affiche du concert de Akon à Goma ce 21 Septembre 2014, journée mondiale de la paix (Crédit photo: www.peaceoneday.org

La RDC est célèbre pour ses deux décennies de guerre et la mafia internationale de pillage de ses ressources naturelles.

Depuis un moment, de plus en plus d’initiatives naissent « au nom de la paix ». Ces initiatives sont l’œuvre soit des Congolais, soit des étrangers. Pourtant, sur le terrain, peu ou presque pas de résultat concret. La paix est devenue une sorte de business pour justifier beaucoup d’argent qu’on reçoit d’un bailleur x, sans construire la communauté locale. Il suffit de faire juste quelque chose, même du n’importe quoi ! Mais, tant qu’on a collé le nom « paix » ou « Amani » en Kiswahili [Le kiswahili est une langue d’origine Arabe parlé en Afrique de l’Est], le bailleur ne posera plus de question. Et c’est le même discours partout dans ces endroits !

D’ailleurs, je crois que le business de la paix rapporte beaucoup, surtout pour son cousin, le business de la guerre.

C’est-à-dire on crée une guerre qu’on entretient soigneusement pendant des années, en profitant du chaos pour piller les ressources de la région et affaiblir les organisations locales sensées épauler l’Etat. Au finish, on parle d’un Etat fragile, irresponsable et on justifie sa présence dans le pays. De la même façon, on connait qui créé la guerre ici, comment et avec qui. Mais, on décide sciemment de ne pas lui parler(régler les causes du problème) et on vient amuser les gens avec un concert gratuit et des visites touristiques (passer du temps a s’atteler sur des connaissances).

Je ne m’attaque à personne ! Je n’ai rien contre l’organisation Peace One Day. D’ailleurs, j’ai beaucoup d’amis qui travaillent pour eux.

Mais, parlons un peu du concert qu’elle organise ce Dimanche 21 Septembre à Goma ! La star américaine Akon va livrer un méga concert gratos en présence de Jude Law et d’autres artistes locaux. Mais, la question que je me pose : est-ce que Akon et ces artistes Congolais participent à ce concert parce qu’ils sont convaincu que ça rapportera la paix ou bien c’est juste parce qu’il y a un bon cachet  avec avantages connexes qui leur est garanti ?

Je ne répondrais pas à leur place, mais, je laisse la voix aux habitants de Goma qui se sont exprimés sur les médias sociaux. Certains Congolais ont même dit ce qu’ils pensent devrait être fait pour consolider la paix dans leur pays.

 

Fête : Kit de survie d’un invité à une soirée dansante

Cet article vous propose quoi faire (ou éviter) avant, pendant et après une fête. Sentez-vous libre de partager avec nous vos idées en commentaire.

Par Gaïus Kowene

Soirée dansante du Salsa à San Francisco (Crédit photo: www.yelp.com )

Soirée dansante du Salsa à San Francisco (Crédit photo: www.yelp.com )

Le web regorge d’articles sur la manière de préparer et réussir une fête. La plupart de ces articles s’adressent aux organisateurs des soirées. Pour ma part, j’ai bien voulu partager quelques propositions avec ceux qui espèrent un jour être invités à une soirée où coulera beaucoup d’alcool.

AVANT LA FÊTE

1. Pas de rendez-vous le lendemain

Si vous savez que vous irez à une soirée le samedi, alors, ne prenez aucun rendez-vous pour le dimanche. Vous n’êtes pas obligé d’expliquer pourquoi ! Juste un simple « Mon programme de dimanche est déjà full et je n’aurai pas de temps libre » suffit. Mais pourquoi ?

Parce que vous ne savez pas quand la fête va finir (peut-être au petit matin) ni quand vous allez vous réveiller.  Et parfois, vous vous réveillez à temps, mais avec des maux de tête terribles ! Alors, au lieu de prendre un rendez-vous que vous avez déjà manqué d’avance, évitez-le et programmez un autre jour.

2. Apportez votre boisson

Certains Africains (je parle de ceux que j’ai côtoyés) confondent générosité avec le fait d’être raisonnable. Il y en a qui partent dans des fêtes mains vides, se préparant à aller gonfler leur ventre et s’enivrer dans la poche du voisin. C’est vrai, on est en Afrique, mais ça ne justifie pas un comportement inhumain ! Le voisin a bien voulu passer du temps avec vous, mais, comprenez qu’il a aussi des factures à payer et d’autres obligations financières à régler !

Bon, après tout, c’est aussi bien pour vous de contribuer à la réussite de la fête, non ? (Une ou deux bouteilles suffisent !)

En plus, quand vous apportez votre propre boisson (la quantité que vous boirez et/ou partagerez avec les autres) vous avez plus de chance de vous contrôler. Si c’est dans un bar, payez votre facture juste quand vous commandez. Comme ça le tenancier du bar ne le mélangera pas avec celui de votre gentil hôte.

3. Mangez lourd

Ça, c’est un sérieux problème avec ceux qui partent dans des fêtes ! Tout en sachant que parfois le travail ne permet pas de sortir pour manger, je n’oublie pas qu’il y en a qui quittent (expressément) chez eux le ventre creux « par ce qu’ils partent à une fête » ! Ce n’est pas une bonne idée, mes chers ! Dans les fêtes d’aujourd’hui, il y a plus de boisson que de la nourriture. Alors, considérez le fait d’aller manger au restaurant ou même à la maison comme faisant partie entière de votre fête !

Comme ça vous boirez sans crainte ! Mais, attention, si vous buvez l’alcool, ne mangez pas du riz le soir de la fête ! Ça accélère et amplifie l’effet de l’alcool dans votre corps !

4. N’y allez pas trop tôt

Ici, il est question d’être raisonnable ! Une fête n’est pas une réunion de business ! Pas besoin de venir deux heures avant ! Parce que quand vous êtes là avant le temps, vous commencez déjà à boire ! Et quand les autres seront là, vous serez déjà chaos et risquez de perdre contrôle pendant que les autres sont encore sobres !

Alors, prenez votre temps ! Pas besoin de se précipiter! A moins d’aider dans des préparatifs et donner un coup de main aux organisateurs!

PENDANT LA FÊTE

5. Cherchez d’abord les toilettes

Beaucoup ne pensent qu’aux toilettes quand ils ont du mal à se retenir pour seulement 5 minutes ! Donc, avant même de commencer à boire, faites le tour de la parcelle et repérez où se trouve « le lieu d’aisance » ! Cette information vous aidera quand vous serez dans une urgence sans frein !

6. Ne mélangez pas les boissons

Quand on arrive dans une fête, on n’a tendance à essayer une boisson qu’on a jamais goûtée (seulement par ce que ce n’est pas vous qui payez la facture). C’est mieux de boire un seul type de boisson (de préférable la bouteille que tu as apportée) pour éviter des complications inutiles le lendemain. Tu ne sais même pas quel mélange produit quoi ! Voilà pourquoi mélanger le vin, la bière et la boisson traditionnelle peut vous faire regretter ce moment supposé être de réjouissance ! Si le bar n’a plus votre goût, alors, contentez-vous de l’eau ! Mais, sinon vous m’en direz des nouvelles !

7. Parle moins de toi

Quand on a bu un peu, on a souvent tendance à montrer qu’on est « aussi quelqu’un » ! Et le plus souvent, on parle beaucoup de soi, d’où l’on a déjà été, avec qui, et bla-bla-bla ! Mais, écoute, ce que vous êtes ne me donnera pas forcement envie de vous parler ! Surtout que vous êtes ivre ! (C’est comme ça que beaucoup qualifient ceux dont l’haleine sent l’alcool, même s’ils ne sont pas forcement ivres).

Alors, laissez la personne en face de vous parler d’elle, son origine, ses réalisations, ses difficultés, ses rêves, etc.

Je vous assure, vous serez fasciné par le parcours des gens que vous croyez connaître ! C’est aussi bon pour construire votre carrière !

8. Mange plus, bois peu (de bière)

Parfois, dans la fête, les gens passent beaucoup de temps à chercher la boisson et oublient la nourriture ! Je sais bien que vous avez déjà mangé chez vous avant de venir ! Mais, s’il y a un peu de grillade, un peu de pâtisserie, faites-en votre target numéro 1 ! Après tout, vous pouvez boire et manger en même temps ! Il faut, donc, manger plus et boire un peu !

9. Ne promets rien

Quand on a bu, on a tendance à devenir celui qui réalise le vœu de toute la terre ! Attention ! Il y en a qui profiteront de cette occasion pour vous demander un service ou une faveur ! Ne promettez rien ! Proposez d’en rediscuter à une autre occasion ! Même si la personne insiste, soyez franc en montrant que vous n’êtes ni dans l’endroit, ni dans les conditions propices pour en parler ! Soyez vraiment catégorique (mais, gentil) et ne prenez pas de rendez-vous pour le lendemain ! (Pas même au téléphone ou sur Skype.)

10. Encourage sans critiquer

Et si par hasard quelqu’un vous pose une question sur une personne que vous connaissez, évitez d’émettre des critiques négatives ! Reconnaissez que tout le monde a ses défauts, mais surtout que vous appréciez tel ou tel autre point de l’autre ! Soyez aussi franc, en montrant que la personne peut s’améliorer encore plus en faisant ceci ou cela ! Mais, s’il vous plaît, ne dites rien de négatif sur qui que ce soit ! Si votre interlocuteur parle en mal de la personne, respectez son point de vue, tout en restant positif.

11. Prends immédiatement les contacts

Dans une fête, c’est conseillé de partir avec des copies de sa carte de visite (ça ne coûte pas une fortune d’en produire) ! Comme ça sonne trop archaïque de se promener avec un agenda et un stylo pour prendre les contacts des gens, alors, servez-vous de votre téléphone ! Soit enregistrez le nom, le numéro de téléphone, l’adresse mail et ce que fait la personne comme message brouillon, ou utilisez l’option Agenda de votre portable.

12. Rentre comme venu

Si tu es venu seul à la fête, fais tout pour rentrer seul ! Ne cherche pas à faire comme les autres en voulant coûte que coûte ramener une jolie demoiselle ou un beau gosse a la maison ! Tu risques de gâcher ta réputation et tes relations !

APRES LA FÊTE

13. Téléphone sous silencieux

Je sais que c’est très difficile, mais dites-le à votre subconscient ! Avant de fermer les yeux, mettez votre téléphone sous silencieux ! Je ne dis pas de l’éteindre, non ! Parce qu’une fois réveillé, vous avez besoin de savoir qui a essayé de vous appeler ! Je le dis parce qu’il y en a qui se sont couchés 12 heures avant toi et t’appelleront à ta première heure de sommeil ! Alors, pardon, reposez-vous!

14. Dormez comme l’exige le corps

Alors, ici, c’est quand on se réveille et qu’on sente que le corps ne veut pas sortir du lit ! Dans ce cas, donnez à César ce qui lui est dû ! Votre corps n’est pas une machine et n’a pas un magasin de pièces de rechange ! Moins encore un garage !

Ne vous reprochez pas de trop dormir après une soirée dansante ! Le corps le mérite pour se remettre en forme !

15. Prenez un bain froid

Une fois réveillé, vous vous sentirez trop fatigué, je dirais, déclassé même ! Prenez un bain froid et exposez-vous au courant d’air ! Ouvrez toutes les fenêtres de la maison et celles de votre chambre. Prenez une chaise ou une natte et mettez-vous dehors, de préférence dans un endroit ouvert à la nature (jardin, au bord du lac, etc.) ! Ne faites rien ! Juste, prenez votre temps, respirez l’air frais et sentez-vous bien !

16. Buvez beaucoup d’eau

Boire beaucoup d’eau n’est pas synonyme de finir 20 litres en heure ! Buvez beaucoup d’eau signifie boire très lentement, des petites gorgées, mais, à un débit régulier ! Prendre de l’eau vous revitalise et vous donne un peu de force.

Comprendre la gueule de bois

17. Manger des bananes

Les bananes réhydratent et donnent de l’énergie au corps après une gueule de bois. En plus, ça permet à l’estomac de faire une transition avant de manger de la nourriture lourde ! Je recommande vivement ceci !

Et quand vous aurez mangé léger, ne prenez pas d’alcool ce même jour ! Buvez plutôt du Tonic ou du jus à base des fruits ! Ça aide aussi !

Et vous ? Avez-vous d’autres astuces à proposer ?

N’hésitez pas à nous le faire savoir en commentaire ici-bas !

#Yezzi: Signez pour la dignité de la femme Tunisienne

Depuis un moment, je m’intéresse au Maghreb. Bon, le Maghreb, oui, mais plus particulièrement a la Tunisie ?

Pourquoi la Tunisie ? Ben, parce que c’est là que se trouve le bureau régional du desk Francophone de l’Agence de Presse Turque, première agence à publier mes articles.

Mais, il n’y a pas que ça ! J’ai aussi beaucoup d’amis en Tunisie. Et un jour, une de mes amies en Tunisie a publié ce message.

Témoignage Harcelèmenet sexuel en Tunisie #Yezzi

Témoignage Harcelèmenet sexuel en Tunisie #Yezzi

 

Vu les commentaires, les Tunisiennes ont marre de ces scènes de Harcèlement sexuel. Malheureusement, la société trouve ça normal et donc… ne réagit pas ! Le gouvernement fait de même.

C’est des commentaires que l’idée de créer une pétition est venue ! Mais, attention ! On ne veut pas rééditer le printemps arabe ! (Je dirais l’invasion de la France et de la CIA au Maghreb).

On commence en ligne, ou la police ne peut pas tirer sur les signataires. C’est comme ça qu’a commencé ma première collaboration avec Baki Youssoufou, fondateur de wesign.it , une plateforme en ligne pour les pétitions.

Apres une discussion sur Skype, la décision de se lancer avec les autres web activistes Tunisiens est prise !

Le travail du texte en groupe des personnes vivant sur différents continents au même moment m’a rappelé l’édition du script de l’émission Atelier des Medias Spécial #MondoblogDakar.

Bon, assez parlé, comme ça!

On passe à l’essentiel !

La pétition s’appelle #Yezzi, mot arabe qui signifie « Assez ». L’objectif est d’inciter le gouvernement Tunisien à sanctionner de façon exemplaire les auteurs du Harcèlement sexuel.

Je vous invite donc à signer avec moi cette pétition et la faire signer par vos proches.

Dénoncez ces genres de débordement sur les réseaux sociaux avec le hashtag #Yezzi !

Allez, à vos claviers !

Merci !

Racisme : « Si vous êtes singes, pas moi! »

Par Gaius Kowene

Le web est pourri d’images de « Noirs » ou de personnes qui prétendent « compatir avec les Noirs » victimes du racisme. La règle consiste à se faire photographier en train de manger une banane, se référant à l’acte d’un footballeur (c’est qui même?) quand un spectateur lui a jeté une banane en plein match de football. Un acte que beaucoup ont considéré comme raciste.

La philosophie derrière est de dire « Oui, je suis un singe. Ça change quoi ? »

Mon frère Serge Katembera n’a pas traîné pour s’insurger contre. Il a rapidement publié un article court expliquant pourquoi il ne soutient pas ce mouvement spontané derrière lequel se cache une grosse mafia publicitaire !

Là, n’est pas mon problème !

Moi, je veux mettre un peu plus d’accent sur le « suivisme » et l’image naïve de l’homme noir que cette campagne promeut !

Pour être clair, vous croyez combattre le racisme en faisant sa publicité ! Paradoxal, non ?

Personnellement, je n’encourage pas les gens à nier leurs origines au nom de l’unité. J’aime bien l’unité dans la diversité. J’ai réfléchi à une question que le lyriciste français (d’origine haïtienne) Kery James a posé dans sa chanson Post Scriptum :

« On m’a dit que l’union fait la force. Mais qui fera l’union dans ce pays où les moutons se comptent par millions ? »

Je souligne les moutons, ce qui, à mon avis, symbolise tous ces gens qui ne sont là que pour suivre des choses sans y réfléchir. Franchement, pour qu’une lutte aboutisse, elle doit être pensée.

Mais, là, aucun objectif, aucune stratégie, aucun indicateur pour mesurer l’impact : bref, tel a fait ça, j’imite bêtement. Ça s’appelle le mimétisme social.

Ça me révolte souvent de voir les gens justifier leurs conneries par des causes pour lesquelles d’autres ont versé leur sang !

Pensez-vous, vraiment, que Harriet Tubman, passerait son temps à se prendre en photo avec des bananes au lieu de penser à une stratégie de lutte concrètement réaliste?

Petite parenthèse : le révolutionnaire sénégalais Didier Awadi a dit « Ce n’est pas parce que tout le monde se lève contre le « mur de la honte » que je devais faire autant. Nous avons des problèmes beaucoup plus importants. » Fermez la parenthèse.

Quelqu’un qui est dans une lutte sait ce qu’il fait et ce qu’il veut (pour répéter le chant des partisans en France). Je crois que nous devrions passer plus de temps à réfléchir sur notre responsabilité sociale collective que de nous mêler  de conneries sans queue ni tête. Plus vous vous photographiez en disant je suis singe, plus vous devenez naïf et ne combattez pas au vrai sens du mot ! Vous acceptez, au contraire, une certaine domination mentale des racistes.

C’est quand même bête que ce soit des racistes qui vous commandent dans votre lutte contre le racisme. Ne vous laissez pas coloniser, mes frères !

Je parlais aussi de l’image du Noir. Cette image d’un faiblard,qui ne sait même pas se battre pour ses droits et qui se montre « gentil » en suivant docilement les ordres de son maître.

C’est exactement cette image que vous véhiculez !

Pourtant, je connais l’histoire du peuple noir ! C’est un peuple qui a toujours sût organiser ses résistances. Pas des fainéants experts en Selfie !

Je vous ai tantôt parlé de Harriet Tubman, vous connaissez peut-être Patrice Lumumba, Thomas Sankara et les autres !

Ce ne sont pas des naïfs, quand même !

Pourquoi lancer au monde entier un message qui sabote leur sacrifice?

Je ne veux pas être un prophète du malheur, mais je voudrais bien que vous me disiez un jour l’impact de vos photos avec bananes.

Je n’ai rien contre Davi et je ne lui reproche pas d’avoir mangé cette banane. Ça n’engage que lui !

Mais, je ne tolère pas qu’on puisse salir l’image d’un peuple courageux en se laissant avoir dans des pièges racistes.

Au lieu de parler « Unité », tout le monde parle maintenant racisme ! Au lieu d’entreprendre des actions concrètes à double impact, on fait le con avec une banane.

Si vous, vous êtes singes, c’est votre choix. Mais, moi, en tout cas, je ne le suis pas !

Je vais continuer à manger des bananes comme je les ai toujours mangées, sans tapage. Après tout, manger une banane n’a jamais été synonyme de devenir singe. A moins que vous ne vouliez que ça le devienne. Dans ce cas, inventez votre dictionnaire !

Mon appel aux jeunes leaders de demain est de puiser leurs inspirations des personnes qui ont lutté valablement et ont apporté quelque chose de nouveau. Pas en excellant en suivisme comme des moutons, oubliant ainsi d’entreprendre des actions concrètes !

C’est mon avis, mais, si vous voulez aussi exprimer le vôtre, sentez-vous libre de le faire en commentaire.