Procédure de divorce entre journaliste et coupage

Dans certains pays du Sud, il est courant de voir des journalistes accepter de l’argent ou cadeaux de leurs sources. En RDC, ça s’appelle « coupage ». C’est l’une des causes de la misère éternelle des chevaliers de plume. Voici comment en finir.

Par Gaïus Kowene

La presse couvrant l'investiture de Bertrand Bisimwa a la tête du M23 a Bunagana, RD Congo

La presse couvrant l’investiture de Bertrand Bisimwa a la tête du M23 a Bunagana, RD Congo (Crédit photo: Gaius Kowene)

En RDC (et un peu partout en Afrique aussi), il est courant de voir des journalistes travailler en clics. Quand je parle des clics je fais allusions aux groupuscules des amis.

C’est comme ça qu’ils s’invitent aussi à couvrir des événements et manifestations.

Le calcul est donc simple : vous ne faites pas partie de mon clic, je ne vous invite pas ! (parce que j’ai des amis influents au pouvoir ou dans le comité organisateur).

Ces clics sont souvent formés sur la base des intérêts. Qui dit intérêts voit aussi l’argent !

Eh oui ! Le coupage ! Cet argent appelé « transport, crédit téléphonique, dernier mot ou communiqué final » que ces journalistes exigent de leurs sources pour diffuser une information.

Des blogueurs comme Feza Umande en ont parlé sur leurs blogs. D’ailleurs, le Documentaire Kinshasa FM en parle aussi.

Et nous qui refusons de la prendre somme vu comme des traîtres. Voilà pourquoi c’est très difficile de se faire inviter à couvrir une manifestation (surtout officielle) par les adeptes de cette pratique, souvent proche des organisateurs.

Certains vont même jusqu’à nier leurs confrères, disant qu’ils ne sont pas journalistes pour prendre le montant qui leur revenait !

Ah, chers amis ! Comment voulez-vous qu’on vous respecte dans des conditions pareilles ?

Quand on devient un « journaliste domestique », c’est normal que même vos maisons de presse ne pensent jamais à votre salaire !

Non pas qu’ils manquent l’argent, mais parce qu’ils savent que vous allez en gagner « suffisamment » sur terrain !

Et alors ? Faut-il encore condamner l’Etat Congolais qui donne des autorisations de fonctionnement à des personnes qui n’ont qu’un émetteur et rien de plus ?

Faut-il condamner ces propriétaires des radios et télévisions qui ont déjà effacé dans leur dictionnaire le mot « salaire » ?

Je ne cesserais de le répéter: c’est de leur faute que beaucoup des journalistes ne sont pas payés correctement !

A mon humble avis, parce que ça ne m’engage que moi, chassez le coupage et il ira loin de vous !

Qu’est-ce que j’attends par la ?

Vous êtes devant un problème. Au lieu d’affronter le problème, vous décidez de vous accommoder. Et finalement ? Vous vivotez à votre manière, mais, le problème ne disparait pas non plus !

Ici, je veux demander à tous les journalistes Congolais d’arrêter de se plaindre sur leurs conditions de travail !

Le principe est simple : Ne demandez pas le salaire à une personne qui ne vous a pas embauché ! A l’occurrence votre source d’information !

Exigez un salaire plutôt à votre maison de presse! Et si elle n’a pas de moyen, vous ne pouvez pas faire un miracle!

Expliquez clairement à votre boss que les conditions de travail ne sont pas réunies et démissionnez !

Mais, attention, restez toujours respectueux ! Apres tout, c’est votre boss ! Evitez aussi d’aller raconter des problèmes internes ou des commérages sur la maison !

« Tu nous demande de démissionner, mais comment nos enfants vont vivre ? » me diront certains.

C’est bien d’y penser, mais, c’est beaucoup mieux de voir loin !

Si vous maitrisez votre travail, vous pouvez travailler en indépendant et gagner votre vie honnêtement.

Vous garderez le respect que les gens ont pour vous et prouverez qu’être journaliste Congolais n’est pas forcément synonyme d’être mendiant.

Mais, tant que vous continuerez à chercher à vous accommoder au problème en acceptant le coupage, vous continuerez à pérenniser cette image du journaliste misérable et encourager les responsables des médias à ne jamais penser au salaire.

Autre chose : ce problème de coupage est aussi un problème de morale. J’ai vu des journalistes bien payés (par rapport aux autres) mais, qui se battaient aussi pour avoir le 5 $ de leur source ! Quelle honte!!!

Donc, ici, les responsables des médias devraient être strictes avec leurs journalistes : quiconque prend le coupage perd son boulot !

Hahhahahaha !!! Cette menace n’a de sens que si ce boulot lui permet de vivre. C’est-à-dire avant de menacer, pensez à leur remettre dans leur droit! Pour être direct: Payez leur salaire!

Et si vous n’en avez pas les moyens, fermez tout simplement votre maison de presse. Investissez votre argent ailleurs !

Il y a tellement des domaines d’interventions qui rapporteront beaucoup plus d’argent sans autant d’embrouille. Après tout, tout le monde n’est pas obligé d’être journaliste ou responsable d’un média pour vivre, hein!

Chassez le coupage et il fuira loin de vous !

 

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- Soumission du journalisme au marchand et au politique

- Regards sur le quotidien des journalistes Africains

- Libérez-vous de la prise en otage systématique

Yobloco 2014: Pourquoi voter Tunaweza (Nous pouvons)

Logo Yobloco 2014

Logo Yobloco 2014

Fiston Mahamba, journaliste et blogueur de la ville de Beni, dans l’Est de la RD Congo sollicite vos votes pour espérer figurer parmi les 30 premiers dans le Concours international des blogs Yobloco Award.

C’est la première fois que son blog soit sélectionné dans une compétition internationale.

Je lui ai proposé de vous donner 10 raisons pour soutenir son blog.

Allez, on compte sur vous !

1. Unique dans la région

L’agriculture est la principale activité de la région de Beni où je vis et mon blog est le seul portail citoyen en ligne qui publie des articles relatifs à cette activité dans cette partie du pays.

2. Élargissement de l’impact aux non connectés

Etant donné qu’internet n’est pas à la portée de tous, notre blog a bénéficié des émissions radiophoniques sur trois radios communautaires locales. Ceci nous permet d’approcher les agriculteurs qui, pour la plupart n’utilisent pas internet, et partager avec eux les meilleurs contenus.

3. Plus proche de la réalité des agriculteurs

Le terrain est notre laboratoire : grâce aux clubs d’écoute de ces radios communautaires avec lesquelles nous collaborons, nous recueillons à partir de la base, les problèmes d’ordre économiques, production et du marché auxquels les agriculteurs sont confrontés.

4. Le pont entre experts et paysans

Nous invitons les experts locaux et internationaux (que nous retrouvons grâce aux réseaux sociaux). Ces derniers apportent des solutions aux problèmes énumérés par les agricultures. Ces solutions constituent l’essentiel du contenu de nos émissions et parfois de nos billets.

5. L’innovation en action

Devant la faible intégration des outils des nouvelles technologies dans l’agriculture dans notre région, nous sommes en pleine expérimentation de l’utilisation du téléphone mobile dans la régulation des prix sur le marché de ravitaillements en produits vivriers.C’est un projet de l’ONG « Amis de la nature » auquel nous avons apporté notre connaissance en nouvelle technologie.

Dix agents habitants dix centres de ravitaillement ont été formés sur l’utilisation d’internet sur téléphone mobile. Ces agents se communiquent chaque semaine les prix de tous les produits affichés aux entrées principales de leurs marchés respectifs.

Cela permet un équilibre des prix et permet aux agriculteurs de vendre leurs produits à un prix presque uniforme dans tous les marchés établi de commun avec les acheteurs. Seuls les trajets sont à la base de différence de prix.

6. Partage de connaissance et projets de grande envergure

Ce blog est une sorte de centre de formation : Après avoir appris quelques notions du blogging (auto-formation, tutoriels en ligne, des plateformes comme Atelier des Médias de la RFI, Blogosphère Gomatracienne, DW-Akademie), nous nous sommes lancés dans la formation de nos paires en nouveau média.

Le blog TUNAWEZA a déjà organisé deux formations d’initiation pour blogueurs débutants en ville de Beni et projette de créer un réseau des blogueurs agricoles des Grands-Lacs, avec le soutien de l’association Reporters Solidaires de la France.

7. L’actualité de la province a sa place

Une fenêtre ouverte aux actualités de la région : TUNAWEZA c’est aussi une vitrine de l’actualité de la région du Nord-Kivu. Vue sous un œil du changement, les news sont ici traités sous forme d’articles de fond, des reportages photos, des interviews avec ceux qui font bouger cette région…

8. Une porte pour des contacts importants

Ce blog est pour moi une porte pour les opportunités et m’a ouvert au journalisme international. Des recruteurs ont toujours visité ce blog et en cas d’urgence pour un travail dans ma région, si il n’y a pas moyen d’y dépêcher un reporter, je suis contacté pour réaliser ce travail, donc c’est blog est en quelques sorte une source de revenus pour moi.

9. Outil d’activisme pour les droits humains

Des oubliés sont aujourd’hui sortis au publics : Tout ne se dit pas au micro d’une station radio dans ma région, grâce à ce blog, je développe ma casquette d’activiste pour la liberté d’expression.

Des alertes sur les menaces que subissent les confrères journalistes et défenseurs de droits humains sont publiées via nos pages Facebook, Twitter et autres pour que les organisations intervenants dans ce domaine soient mis au courant de ces violations de la liberté d’expression.

10. Mondoblog, c’est la famille

Votre voix compte : Mondoblog est une plateforme avec une grande visibilité et visant l’émergence de la blogosphère surtout dans des régions reculées comme Beni où je réside.

Ainsi la voix de chaque Mondoblogueur est un pas de mon blog vers ce prix du Yobloco Awards 2014.

Comment voter?

Allez sur la page  http://www.yobloco.info/soumission?filter=individual

1.Sélectionnez le blog TUNAWEZA sur la liste des blogs en compétition (ou sélectionnez  par classement pays, CONGO KINSHASA)  puis  un autre blog de votre choix car on ne peut voter que pour deux blogs en cochant la case « Vote » (en orange); il est impératif de sélectionner deux blogs.

2. Entrez votre adresse e-mail (dans la fenêtre pop-up qui s’affiche)

3. Cliquez sur << Vote! >>

4. Allez dans votre boîte email. Confirmez votre vote en cliquant
sur le lien de confirmation qui sera envoyé à votre adresse e-mail
juste après votre vote (cela peut parfois prendre quelques petites
minutes).
Si vous ne cliquez pas sur le lien de confirmation dans votre
mail, votre vote ne sera pas pris en compte.

Votre clic de confirmation a contribué à l’élévation de la voix pour l’émergence de l’agriculture.

Votre clic a nourri plus d’une personne qui était en train de vouloir mourir de faim.

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10 conseils aux blogueurs

Secrets des Mondoblogueurs‏

RDC : ces victimes de la guerre assoiffée de justice

Accusé d’avoir commis 3 chefs des crimes contre l’humanité et 7 des crimes de guerre en Ituri, Germain Katanga saura Vendredi s’il est coupable ou non. Au pays, des victimes réclament justice.

Germain Katanga à la CPI en 2007 (Crédit photo: flickr CPI)

Germain Katanga à la CPI en 2007 (Crédit photo: flickr CPI)

Par Gaius Kowene

La cours pénale internationale, CPI, prononcera ce Vendredi son jugement contre Germain Katanga, ancien commandant de la milice FRPI (Forces de Résistance Patriotiques en Ituri), dans l’Est de la RDC. La justice internationale le soupçonne d’avoir commandité le massacre d’environs 200 personnes à Bogoro, l’utilisation des enfants soldats, la réduction en esclavage sexuel, etc… pendant les conflits inter-ethniques de 2003 en district de l’Ituri.

Des survivants de ces tueries disent attendre avec impatience ce jugement.

Princesse Bendela, la vingtaine, a perdu sa grand-mère dans cette guerre. Au vu de sa morphologie, des miliciens l’ont abattu, croyant qu’elle appartenait à l’une des tribus sur leur liste noire. Cette image est restée gravée dans sa tête. « Je n’avais que 9 ans à l’époque, se souvient-elle. Je regardais à partir de la fenêtre quand le milicien a coupé la nuque de grand-mère avec une machette. C’était horrible ! Je n’oublierais jamais ça ! »

Mais Serge Mirembe, qui a aussi vécu cette guerre, a une crainte. « Certains politiciens au pouvoir étaient derrière ces milices et sont à l’aise dans la capitale Kinshasa, explique-t-il. J’ai peur que le gouvernement ne les protège dans l’impunité pour toujours. »

Au fil des années, le gouvernement Congolais a gratifié des seigneurs de guerre au nom de la paix et de la cohésion nationale. Il leur accordait ainsi l’amnistie totale, l’intégration dans l’armée, la reconnaissance des grades et même des postes dans le gouvernement. Une pratique qui a favorisé la prolifération des groupes armés dans l’Est de la RDC.

En janvier dernier, la RDC a signé des déclarations de Nairobi (Kenya) pour officialiser la fin de la rébellion Mouvement du 23 Mars (M23).

Dans ces déclarations, le gouvernement est resté catégorique sur son refus d’accorder une amnistie générale à tous les membres de ces groupes armés. « Les chefs rebelles auteurs des crimes graves devront en répondre devant la justice Congolaise ou internationale » a insisté François Mwamba, chargé de suivi de l’Accord Cadre d’Adis Abeba.

Les artistes Congolais n’en sont pas du reste. Mack El Sambo, l’une des grandes figures du reggae au Nord Kivu, prépare un album sur ce sujet. « Plus jamais par les armes» c’est le titre de la chanson qui appelle le gouvernement à ne pas refaire les erreurs du passé.

« Quand des gens font des bonnes choses, le gouvernement ne les récompense pas, regrette-t-il. Alors pourquoi récompenser quelqu’un qui a tué ses frères, violés ses mères et détourné les minutions de l’armée ? »

Au total, 5 Congolais ont été accusés crimes de guerre et crimes contre l’humanité par la Cours Pénale Internationale.

Le tout premier condamné de la CPI, Thomas Lubanga, purge sa peine pendant que Mathieu Ngudjolo a été acquitté. Le procès de l’ancien vice-président Jean Pierre Bemba et celui du « Terminator » Bosco Ntaganda se poursuivent à la Haye, siège de la CPI.

RDC: 3 clés pour combattre l’ impunité

Comment lutter efficacement contre l’impunité en RDC?

Par Gaïus Kowene

Ida Sawyer, dans le bureau de Human Rights Watch à Goma, RDC (Crédit photo: Gaius Kowene)

Ida Sawyer, dans le bureau de Human Rights Watch à Goma, RDC (Crédit photo: Gaius Kowene)

Ida Sawyer, chercheuse Senior de Human Rights Watch au Congo, parle des défis que la RDC doit relever pour lutter contre l’impunité. Il s’agit du budget insuffisant accordé à la justice, la Couverture dont bénéficient certains proches du pouvoir et l’installation des chambres mixtes spécialisées.

Ida Sawyer devant la caméra de Gaïus Kowene

Selon vous, quoi d’autre devrait être fait pour mettre fin à l’impunité en RDC?

>>>> A lire aussi:

- RDC: l’armée, en toute impunité

- RDC: le combat d’une Congolaise contre l’impunité

- Suggestion des ONGs Congolaises sur les chambres specialisées

RDC : comment fabriquer un rebelle ?

La République démocratique du Congo compte plus de 50 groupes armés qui se livrent à de graves violations des droits de l’homme.

Mais, attention, ces groupes armés sont aussi un moyen pour beaucoup de citoyens de survivre. Certains me diront : « Mais… garçon, tu as perdu la tête ? »

En vrai, pas du tout ! Les grandes entreprises internationales et le gouvernement confisquent tous les revenus. Le Gondwanais « lambda » n’apprend qu’à l’école que son pays est riche en sol et sous-sol ! Pour se retrouver, certains décident de rejoindre des groupes armés à caractère tribaloethnique.

Alors, je ne donne ici qu’un bref aperçu sur comment on arrive à créer un groupe armé influent.

Petite précision : Je ne suis pas membre d’un groupe armé ! Cet article vient du temps que j’ai passé à effectuer des reportages sur des groupes armés comme la rébellion Mouvement du 23 Mars (M23), l’Alliance des patriotes pour un Congo libre et souverain (APCLS) et différents groupes Maï Maï dans le Grand Nord (Nord du Nord-Kivu).

Règle 1 : Apprenez votre histoire

Connaitre l’histoire de votre tribu vous permettra de la manipuler pour vos intérêts. Consultez les vieux sages et ils ne manqueront pas de trouver une mésentente avec les voisins (ce qui est normal).

Règle 2 : Victimisez-vous !

Se victimiser marche souvent ! Ça permet de montrer aux « notables » de la communauté que votre tribu est une espèce en voie d’extinction. Vous avez automatiquement leur soutien.

Se victimiser tente aussi des personnes qui ne sont pas de votre tribu de se joindre à vous pour « contre carrer un plan dévastateur des voisins. »

C’est quoi ce plan même ? Il n’existe que dans les mythes.

Règle 3 : Préparez vos futurs cadres

Si vous démarrez une rébellion, vous ne devez pas y être vu, ni de près, ni de loin !

Voilà pourquoi vous devez convaincre les notables de votre communauté et ceux de la diaspora d’octroyer des bourses d’études à l’étranger aux jeunes de votre village. Que doivent-ils étudier ? Tout ce qui a trait à la politique, à l’armée, à la balistique, l’aéronautique, la programmation informatique, etc.

Au départ, ne dites rien ! Dites tout simplement qu’ils ont mérité ! Comme ça, vous créez une dette morale en eux. Ils n’hésiteront pas à utiliser ces connaissances pour « sauver » la tribu qui a fait d’eux ce qu’ils sont.

Veillez à rester dans l’ombre. Mettez ces jeunes à l’avant-plan.

Règle 4 : Excellez en évangélisation

Cette viellie technique utilisée par des Européens en Afrique marche encore aujourd’hui. Devenez un grand révérend pasteur. Les Africains croient beaucoup en « Dieu ». Il suffit de trouver quelques versets dans la Bible ou le Coran pour le convaincre. Après tout, il a appris depuis sa naissance à ne pas blaguer avec « Dieu ».

Formez aussi des « enfants » spirituels. Même Nicholas Machiavel l’a dit : la religion permet de gagner gratuitement un certain pouvoir, une certaine autorité, une bonne crédibilité.

Quand vous êtes évangéliste, même de grands décideurs du pays ou du monde n’hésiteront pas à  vous recevoir facilement.

Du coup, vous gagnez en contacts et relations !

Règle 5 : Prenez le contrôle de l’économie de votre région

Soit vous contrôlez des carrières de minerais ou vous influencez les grands commerçants de la région. Ce n’est pas impossible même si vous ne venez de nulle part.

S’ils reconnaissent en vous une bibliothèque de l’histoire, donc un sage (voir règle 1) et/ou un guide spirituel (règle 4), ils feront sûrement tout ce que vous leur direz !

Il suffit de se trouver un argument, convaincant ou pas, montrez-leur que votre tribu est en danger. Comme leurs intérêts en dépendent, ils vous rejoindront !

Et quand vous avez l’économie, la politique ne peut que venir vers vous.

RDC: la victoire militaire kidnappée!

Des politiciens congolais ont kidnappé la victoire militaire des forces armées de la RDC, FARDC sur les rebelles du M23. Ils en profitent pour leurs intérêts personnels.

Par Gaius Kowene

L'armée Congolaise célèbre sa victoire militaire sur les rebelles du M23

L’armée Congolaise célèbre sa victoire militaire sur les rebelles du M23

« Nous demandons aux populations des zones occupés de se préparer déjà à nous accueillir et hisser le drapeau du Congo. » – Colonel Olivier Hamuli, porte-parole des FARDC

« J’ai rencontré des militaires sur la route de Bunagana. Ils m’ont promis d’en finir avec la rébellion du M23. » – un habitant de Rutshuru

Quelques jours après ces messages, l’armée Congolaise appuyée par la brigade d’intervention de l’ONU chasse les rebelles du M23 de leurs derniers bastions, Chanzu et Runyoni.

 

Ce coup attire les medias qui couvrent cette guerre depuis deux décennies. A côté d’eux, des politiciens.

D’abord, les députés nationaux, « fils du terroir. » Juste après les élections législatives, ils sont partis à l’hémicycle pour y apprendre la vie de luxe : concerts musicaux, voiture qui coutent chers, grosses dépenses inutiles, etc…

Jamais ils ne sont venus consulter leurs bases avant de prendre la corruption pour voter une motion. Jamais ils ne sont venus encourager les militaires au front, ni leur apporter une assistance.

D’ailleurs, certains de ces politiciens sont derrière des groupes armés qui écument l’Est de la RDC, comme le témoigne l’un d’eux.

Maintenant que l’armée a gagné, c’est le moment pour eux de se bousculer et d’organiser des visites à la base, voler un peu du succès des FARDC.

Autre chose qui me tique, même le président Joseph Kabila tombe dans le piège.

Avant son arrivée, des ministres visitent la région, des « missions » de travail qui ont couté beaucoup des millions. Pourquoi ne pas rester dans la capitale Kinshasa et ajouter cet argent comme prime d’encouragement à ces militaires et à leurs familles ?

Vient ensuite une méga délégation du chef de l’Etat pour préparer sa visite. Que des dépenses !

Je croyais même qu’après sa visite les militaires pourront sourire. Mais, croyez-moi, ça n’a pas été le cas !

J’étais un soir à la rédaction de la radio Mutaani FM, quand un militaire vient demander qu’on parle de leurs arriérées de solde comme les festivités de fin d’année approchent !

Pourtant, ce sont ces gens qui se sont battu, essuyant des tirs des rebelles et souffrant des éclats des explosifs sur la ligne de front ! Pourquoi ceux qui étaient bonnement dans leurs bureaux climatisés se sont fait autant d’argent, mais, pas les acteurs même de cette victoire ?

Les politiciens devraient plutôt annuler ces missions et visites touristiques inutiles et donner cet argent à l’armée !

Bon, sur ce point-là, je reste quand même prudent. Il y a armée et armée. Qui sait si l’argent envoyé aux militaires est tombé en venant de Kinshasa parce que l’avion était troué ?

10 conseils aux blogueurs

Ces conseils vous permettront de captiver vos lecteurs et devenir un blogueur influent.


Etant l’un des lauréats du concours Mondoblog de Radio France Internationale, j’aimerais partager ces 10 conseils avec tous les nouveaux et les anciens dans le monde du blogging. Ces conseils ne sont qu’une base, mais, c’est à vous de creuser ce monde jusqu’au noyau. N’hésitez pas à partager avec nous vos conseils en commentaire.

1. Connaissez votre public

Souvent, beaucoup de gens veulent créer un blog. C’est bien. Mais, avant, c’est mieux de se poser la question de savoir « pour qui ? » (Étudiants, couples,  femmes enceinte, etc..). Connaitre son public c’est aussi et surtout connaitre leurs besoins. Posez-vous toujours ces questions : qu’est-ce que mes lecteurs savent déjà sur ce sujet ? Qu’est-ce que je sais sur ce sujet ? Qu’ont-ils besoin de savoir sur ce sujet ? Qu’est-ce que mon article apportera de plus ?

2. Captivez vos lecteurs

Vous avez déjà du contenu à mettre dans votre blog. Vous connaissez les besoins de votre public, vous avez ce qu’il faut pour vos lecteurs.

Oui, mais, n’oubliez pas que vous n’êtes pas le seul ! En plus, vos lecteurs n’ont pas forcément le temps pour lire votre article ! Tout le monde est occupé ! Alors, si quelqu’un ouvre votre blog, captivez-le ! Ne le laissez pas partir ! Donnez-lui envie de rester sur votre blog !

Il n’y a pas de formule. Le mieux c’est d’avoir un style décontracté et un contenu de qualité.

Posez-vous la question de savoir : « Pourquoi tel prendra-t-il son temps pour lire mon article ? »

3. Ayez un style simple

Ceci est un point très important ! Beaucoup croient qu’utiliser l’écriture journaliste est bien. Pourtant, les gens en sont fatigués ! Ils peuvent avoir ce style sur les sites d’informations. Et encore sur ton blog ? Mieux vaut partir. Vous avez intérêt à prendre des styles du genre kongossa, David Kpelly, Alimou Sow et pourquoi pas Serge Katembera. Lisez beaucoup ces blogs et inspirez-vous de leurs styles.

4. Ecrivez dès que l’envie se présente

Souvent, on a des idées folles pour des articles. On a envie de partager quelque chose avec ses lecteurs. Le problème, c’est qu’on se dit « Bon, je commence par faire ceci d’abord et j’écrirais après. » Ca, c’est le début de la paraisse ! Un dicton dit « ne remets a demain ce que tu peux faire aujourd’hui. »

Dès que vous ressentez cet envie, prenez votre ordinateur et écrivez. Si vous n’en avez pas, eh bien, prenez un bout de papier et votre stylo, au boulot !

5. Evitez du contenu qui peut pourrir

Tout le monde n’est pas obligé de venir sur votre blog quand Vous le voulez. Et s’il vient deux fois et trouve des informations qu’il a déjà, il ne reviendra plus. Pour qu’ils reviennent, chaque fois qu’il arrive, il doit trouver quelque chose d’intéressant. Pas forcément l’actualité. Faites même des analyses, racontez plutôt des histoires, partagez des réflexions et expériences personnelles, etc…

6. Toilettez votre article

C’est toujours bien de lire et faire relire plusieurs fois votre article avant de le publier. Envoyez-le à des amis, même s’ils ne savent rien du blogging. Ils peuvent être vos lecteurs. Partagez donc votre article en document Word et tenez compte des critiques. N’hésitez pas à apporter des modifications si nécessaires.

7. Titre court aux mots clés

« Le titre doit tout résumer. » voilà une vérité qui n’est pas toujours réalité ! Votre titre doit avoir le moins des mots possibles.

Autre chose important, votre titre doit avoir des mots clés. Un mot clé c’est le mot qu’un internaute va taper dans Google pour avoir une réponse sur votre blog. Veuillez bien au choix de ces mots. Posez-vous la question de savoir : « Qu’est-ce que moi je taperais dans Google pour trouver le contenu de mon article ? » Utilisez aussi des synonymes.

8. Enrichissez votre article

Enrichir son article signifie y ajouter des photos, des sons, des vidéos, des liens, etc… pour enrichir votre article.

Ça aide dans le référencement, mais aussi, pour captiver les lecteurs.

9. Partagez les liens de votre article

Partagez le lien de votre article sur votre Facebook, Twitter ou LinkedIn. Partagez dans le plus des groupes que possibles. Si vous et/ou vos amis avez des des maillings lists, partagez votre avec.

Attention : copier-coller le lien d’un article et publier ne suffit pas. Veuillez toujours mettre une brève description ou une question a la quelle votre article répond.

10. Soyez curieux, osez-tout !

Sur Internet, vous avez tout ce qu’il y a de bon et tout ce qu’il y a de mauvais ! Ne vous retenez pas ! Laissez-vous amener par votre curiosité ! Osez tout ! Ne vous fixez pas de limite ! Allez-y !

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Rédiger pour etre lu: 6 conseils pratiques pour les blogueurs

Tutoriels pour blogueurs

Apprendre à blogueur

 

 

Je slam pour Ghislaine Dupont et Claude Verlon

RFI en deuil

RFI en deuil

Je ne voudrais pas laisser mes larmes couler dans moi!

Ma douleur est énorme et je suis en émoi !

Je les connais de nom et seulement de voix

Je n’ai jamais eu la chance de les voir

Des lâches pions manipulés les ont abattus !

Sabotant toutes ces années qu’ils ont combattu !

Pour moi, Ghislaine Dupont, tu restes vivante !

Je pleure Claude Verlon, j’ai une colère ardente !

Je dois avouer qu’au départ je ne l’ai pas accepté !

Je croyais à un canular, mais excepté

Que ce n’était pas poisson d’avril, donc, le monde a perdu !

Au nom de la religion ? Non ! Cette voie est tordue !

Je n’ai que mon papier et un stylo pour vous venger

Je dirais sur mon blog combien je suis rongé !

J’imagine la peine que ressentent les familles !

J’imagine le vide que ressentent les amis !

Je regrette de n’avoir pas pu vous dire au revoir

Mais vous restez en vie dans ma petite mémoire !

5 points clés du discours de Joseph Kabila au Congrès Congolais

Joseph Kabila, président de la RDC (Crédit photo: radiookapi.net)

Joseph Kabila, président de la RDC (Crédit photo: radiookapi.net)

Le président de la RDC, Joseph Kabila a répondu aux recommandations des concertations nationales dans un discours qui a duré plus d’une heure devant le congrès.

Dans la salle, on notait la présence de deux invites spéciaux : le président Denis Sasu du Congo Brazza et Nkosazana Zuma, chef de la commission de l’Union Africaine.

J’ai choisi pour vous 5 points qui donnent ce que je crois être l’essentiel de ce discours. Je les place ici dans l’ordre chronologique (pas de pertinence).

1. Lutte contre les violences sexuelles

Le président de la République démocratique du Congo a promis de s’investir personnellement dans la lutte contre les violences sexuelles et l’utilisation des enfants soldats. Il nommera ainsi très prochainement un représentant spécial pour s’assurer que les auteurs de ces crimes contre l’humanité et crime de guerre soient poursuivis.

2. Mesure de grâce et ouverture politique

Dans son discours, le président Joseph Kabila a dit avoir signé le matin même une mesure de grâce pour tous les prisonniers politiques. Son objectif: recréer un climat de confiance entre les acteurs politiques.

Ceci va de pair avec son ouverture politique qui sera concrétisée par la création d’un gouvernement d’union nationale. Des membres de l’opposition, de la majorité présidentielle et de la société civile pourront ainsi se mettre ensemble et « prendre du miel du pays ».

3. Imposer le respect du genre et de la parité

Le président de la république a proposé que pendant les élections, les parties politiques présentent une liste des candidats avec 30% des femmes. Sauf qu’être candidate n’est pas la garantie d’être élue. C’est comme ça qu’il demande d’étudier la possibilité de voir comment rendre un siège par circonscription électoral obligatoire pour une femme.

4. Pas d’affairisme ni d’enrichissement illicite

« Quand il faut servir le drapeau et les affaires, le premier finit par en partir », pense Joseph Kabila. Pour lutter contre l’affairisme des militaires ou policiers, la corruption et l’enrichissement illicite des membres du gouvernement, le président Congolais nommera prochainement un conseiller spécial pour s’en charger.

5. Décentralisation progressive

Plusieurs fois, la question de la décentralisation créé des grognes au sein des populations. Joseph Kabila a promis de procéder de façon progressive à l’autonomisation des provinces.

Il compte éradiquer les groupes armés Congolais et étrangers et aussi accorder une attention particulière aux personnes vivant avec un handicap, comme les personnes âgées.

Lire l’intégralité du discours de Joseph Kabila

 

Dix athlètes congolais disparaissent en France : à qui la faute?

« Je viens d’apprendre que des athlètes congolais se rendront en France pour les Jeux de la Francophonie. Sans m’interroger sur leur performance, je me demande déjà combien vont rentrer au pays».

Voila une question que posait il y a peu mon Senior Cédric Kalonji sur son mur Facebook.

Athletes Congolais

Ce n’est plus un secret, au totale 10 athlètes congolais partis aux Jeux de la Francophonie ont disparu. Il s’agit de toute une équipe féminine de Basket (7), deux cyclistes et un footballeur.

« Nous allons les chercher parce que nous avons leur passeport », se consolait le chef de la délégation.

Pourquoi ils se volatilisent dans la nature ?

Cette énième disparition des Congolais en Europe, est-elle une preuve de plus pour que la Maison Schengen refuse aléatoirement des visas a tout Congolais qui veut se rendre en Europe ?

Je voudrais bien commencer par le début du commencement. D’où viennent les idées de s’échapper et rester sans papier en Europe ?

Mon Senior Cédric Kalonji a parlé des pressions familiales et celles de l’entourage dans son kit de survie pour sans-papiers. Ceux qui auront un peu de temps peuvent y passer.

Mais, moi je voudrais bien m’attaquer a la racine du problème et me pose la question : pourquoi la famille ou les amis mettent-ils la pression à ceux qui partent en Europe pour y rester à n’importe quel prix ?

La responsabilité de la Maison Schengen

Certains le trouveront peut être illogique, mais moi, j’aimerais bien blâmer la Maison Schengen. Cette maison ayant une représentation à Kinshasa traite les demandes de visas avant de les envoyer à l’ambassade. Question de limiter la migration clandestine et dénicher des potentiels Ngulu (Ndlr : des sans-papiers confirmés ou candidats).

Toutefois, cette maison traite (ou presque) les demandes des visas des Congolais avec beaucoup de subjectivité et préjugés raciaux. A Kinshasa, avoir un visa Schengen, c’est comme avoir un billet d’avion d’Air Ciel pour t’emmener chez Dieu. Voilà où je m’attaque a la Maison Schengen.

Elle a construit un mythe autour de l’Europe et du visa. Sans parler des complications qu’il faut pour avoir ce visa, la Maison Schengen prédispose les Congolais à s’échapper une fois en Europe.

La loi d’attraction stipule : « Plus tu penses a quelque chose, plus tu l’attires vers toi ». Voila, quoi ! Des pauvres basketteuses innocentes n’ont aucune idée de ce que c’est être un sans-papier. Elles n’ont aucun plan pour s’y prendre et réussir sans se faire avoir.

Mais, quand on les informe que leurs amis n’auront pas le visa parce qu’ils pourront disparaitre en Europe, eh bien, ca éveille leur curiosité !

« Ah bon ! Donc, une fois arrivé on peut se volatiliser dans la nature et devenir mikiliste (Ndlr : habitant de l’Europe ou de l’Amérique) ! ».

Elle commence à prêter oreille aux commentaires des connaisseurs du quartier. Ces derniers vont la convaincre que rentrer au pays, c’est « rentrer en faire après des vacances au paradis », comme l’a expliqué Cédric.

Eh oui, Ils ont raison. S’ils savent qu’on peut y aller et rentrer aussi facilement qu’on part à Brazzaville, ça n’aurait aucun sens pour eux d’y rester. Mais, quand ils savent qu’obtenir ce visa n’est pas chose facile, c’est logique de ne pas risquer en rentrant au pays sans garantie d’obtenir le visa prochainement.

Priver tous les Congolais des visas pour l’Europe ?

Je ne suis d’accord avec ceux qui pensent qu’il faut priver tous les Congolais de leur droit inaliénable de libre circuler suite au comportement de ces athlètes. Ceci reviendrait à vouloir punir tous les Allemands pour les massacres d’Hitler. C’est comme vouloir punir tous les Ougandais pour les crimes d’Idi Amin. C’est comme vouloir détester tous les Européens suite aux bavures de la seule Maison Schengen !

Voir la demande de visa d’un Congolais et directement en conclure qu’il ne reviendra est une violation flagrante et grave des droits de l’homme. C’est au contraire renforcer le mythe sur l’Europe et éveiller la curiosité de beaucoup à tenter l’expérience.

Ce que la Maison Schengen devrait faire

Mon conseil à la Maison Schengen : « Laissez le Congolais venir voir ce qu’est la vie en Europe. Laissez-le venir voir combien des chômeurs il y a en Europe. Laissez-le venir voir de lui-même quel genre de travail ses frères sans- papiers font pour gagner un peu d’argent. Laissez-le venir vivre de lui-même cette prison dans laquelle les sans-papiers s’enferment pendant des années pour éviter d’être repérés par police.

Enfin, laissez-le rentrer au pays voir comment ceux qui sont rentrés ont investi, gagnent beaucoup d’argent et vivent l’Europe chez eux.

Vous aurez réglé le vrai problème sans pénaliser inutilement tous ceux qui ratent des bourses d’études, des conférences, des spectacles d’art, des échanges interculturels, etc. »

Je rappelle que ma pétition pour demander à la Maison Schengen de ne pas priver aléatoirement des innocents des visas est toujours en cours. Si vous connaissez l’histoire de quelqu’un qui a raté une grande opportunité suite à cette discrimination raciale de la Maison Schengen, Merci de signer et faire signer la pétition #StopSchengen visa facile pour tous.

Nous ne demandons pas la fermeture de la Maison Schengen ou la suppression des visas vers l’Europe. Ce que nous réclamons, c’est la dignité, le respect que nous méritons !

Par Gaius Kowene